Pierre-Henri Gourgeon

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Pierre-Henri Gourgeon est né le 28 avril 1946 est un dirigeant d'entreprise français.

Biographie [modifier]

Ancien élève de l'École Polytechnique (X 1965), il choisit le corps de l'armement et suit en école d'application l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (SUPAERO), dont il est diplômé en 1970. Il est également titulaire d'un Master of Science de CalTech à Pasadena. Il a enfin suivi une formation de pilote de chasse[1].

Ingénieur général de l’armement, Pierre-Henri Gourgeon suit dans un premier temps une carrière administrative qui lui voit occuper des fonctions au sein de la direction des constructions aéronautiques (DCAé) de la DGA, et au Centre de prospective et d’évaluation du ministère de la Défense (ancêtre de la DAS).

Il devient en 1984 chargé de mission au cabinet du Premier ministre.

En 1985, il est nommé directeur des programmes militaires de la SNECMA.

En 1988 il devient conseiller chargé de l’Aviation civile au sein du cabinet de Michel Delebarre, ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer, puis est nommé directeur général de l'aviation civile, fonction qu'il assure entre 1990 et 1993.

Entré au sein du groupe Air France en 1993, il devient le Directeur Général du groupe Air France-KLM à la suite de Jean-Cyril Spinetta le 1er janvier 2009.

À la suite du comité d'entreprise extraordinaire d'Air France-KLM du 17 octobre 2011, il est remplacé par Alexandre de Juniac en tant que PDG du groupe Air France - KLM [2].

Actualité / polémique [modifier]

Sa rémunération annuelle brute a atteint 1,3 million d'euros brut pour l'exercice 2010/2011 soit une augmentation d'environ 46 % par rapport à l'exercice précédent[3].

En février 2012, son achat de billets à prix particulièrement bas (24,37 euros, en classe affaires et en haute saison) à destination de l'île Maurice pour son épouse et pour lui-même, et de deux autres billets à tarifs également très préférentiels pour deux autres proches, provoque de vives réactions au sein du personnel d'Air France-KLM, alors que des mesures drastiques d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans sont mises en place et impliquent notamment une sensible réduction des facilités de voyage pour les salariés. Le 13 février 2012, Pierre-Henri Gourgeon annonce qu'il décide de renoncer à ces billets, auxquels il précise avoir droit comme l'ensemble des anciens dirigeants de la compagnie, et précise qu'il a acheté de nouveaux billets dans une classe tarifaire accessible aux retraités d'Air France. Il indique avoir pris cette initiative dans l'attente d'une remise à plat des avantages dont bénéficient les anciens et actuels cadres dirigeants de l'entreprise[4].

En mai 2012, sa prime de non-concurrence de 400 000 euros fait polémique. Le syndicat UNSA[5] de l'aérien et certaines voix politiques[6] dénoncent le versement de cette prime en période de restructuration d'Air France. Le 31 mai 2012, lors d'une assemblée générale d'actionnaires de la compagnie, ces derniers ont massivement rejeté à 78,80 % le principe du versement de cette prime[7].

Notes et références [modifier]