Notre-Dame du Laus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Notre-Dame-du-Laus et Laus.
Notre-Dame du Laus
Notre-Dame du Laus, le sanctuaire vu de la montée à l'oratoire de l'Ange
Notre-Dame du Laus, le sanctuaire vu de la montée à l'oratoire de l'Ange
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Bâtie-Neuve
Commune Saint-Étienne-le-Laus
Code postal 05130
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 15″ N 6° 09′ 09″ E / 44.520819, 6.15244844° 31′ 15″ Nord 6° 09′ 09″ Est / 44.520819, 6.152448  
Altitude Min. 900 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 15.svg
Notre-Dame du Laus

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 15.svg
Notre-Dame du Laus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Notre-Dame du Laus

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Notre-Dame du Laus

Notre-Dame du Laus (prononcé « Lô ») est un hameau de la commune de Saint-Étienne-le-Laus, célèbre pour son sanctuaire d'apparitions mariales situé dans le diocèse de Gap et d'Embrun.

Jean Guitton a dit de ce lieu qu’il est « un des trésors les plus cachés et les plus puissants de l’histoire de l’Europe »[1],[2]. Notre-Dame du Laus « refuge des pécheurs » accueille chaque année entre 150 000 et 170 000 personnes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme dans le nom de la commune Saint-Étienne-le-Laus, le mot laus est un mot provençal alpin qui signifie « lac », du latin lacus. Ce mot était précédemment orthographié laux[3]. Il se prononce . Sur les ex-voto et sur certaines pierres, l'indication latine est Sancta Maria Lacensis, c'est-à-dire « Sainte-Marie du Lac ». Le lac qui a donné son nom au vallon est aujourd'hui desséché[4].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Situé à 900 mètres d'altitude, Notre-Dame du Laus est au centre d'un amphithéâtre large de 15 kilomètres, d'où l'on profite d'une vue exceptionnelle sur la chaîne des Alpes, et d'un climat sec et ensoleillé[5]. La hameau de Notre-Dame du Laus est situé à la fois sur la Via Domitia (actuel GR 653 D), antique chemin de pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, et sur la via Alta qui relie les chemins vers Compostelle et la Via Francigena qui permet de se rendre à Rome[6],[7].


Le sanctuaire[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Benoîte Rencurel.

À partir de 1664, et pendant plus de cinquante ans, Benoîte Rencurel voit la Vierge Marie (ainsi que le Christ en Croix, saint Maurice, sainte Barbe, saint Joseph, saint Gervais et saint Protais, l'enfant Jésus, sainte Catherine de Sienne, les anges, et le diable). Ces apparitions entraînent en quelques années la venue d'une foule de pèlerins. Dès 1666, on édifie un sanctuaire contenant à l'intérieur la petite chapelle où la Vierge est apparue à Benoîte Rencurel. Entre 1665 et 1667, 130 000 personnes s'y rendent[8].

Du XVIIe siècle au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Georges d'Aubusson de La Feuillade, archevêque d'Embrun, fait construire l'église et fonde un couvent où il établit les jésuites. Son successeur, Charles Brûlart de Genlis, place en 1712 cette maison sous la direction des missionnaires de Notre-Dame-de-Sainte-Garde.

En octobre 1791 durant la Révolution française, les prêtres de Notre-Dame-de-Sainte-Garde sont expulsés, les bâtiments sont vendus[9].

Le diocèse d'Embrun de facto vacant entre 1793 et 1802 est alors supprimé et intégré au diocèse d'Aix-en-Provence. Notre-Dame du Laus dépend alors du diocèse de Digne.

En 1805, l'évêque de Digne Mgr Bienvenu de Miollis achète à ses frais l'église et le presbytère, l'abbé Peix achetant le couvent ; puis en 1818, il demande au père Eugène de Mazenod[Note 1], fondateur de la société des Missionnaires de Provence (qui deviendra les Oblats de Marie-Immaculée) de prendre la direction du sanctuaire. Le père de Mazenod donne son accord et signe un bail avec l'abbé Peix, propriétaire du couvent. Les Missionnaires de Provence deviennent alors curés de Notre-Dame du Laus, chargés de la direction du sanctuaire et de la prédication des missions dans les Hautes et Basses-Alpes[9].

On compte 20 000 pèlerins en 1818 et 50 000 en 1833[9].

En octobre 1841, la direction du sanctuaire est reprise par le diocèse de Gap[Note 2],[9]. Depuis cette date, le recteur est un prêtre du diocèse de Gap, devenu diocèse de Gap et d'Embrun depuis 2008. Le sanctuaire appartient à ce diocèse.

Les pèlerins ont toujours été nombreux. Avant la Seconde Guerre mondiale, « les paroissiens d'Orcières, de Prapic, de Serre-Eyraud et de Champoléon (plus de 500) se mettaient en route à 6 heures du soir, traversaient Pont du Fossé (ramassant au passage les Pontassons), la Plaine de Chabottes, Manse, La Rochette, La Bâtie Vieille, pour arriver, à jeun à 4 heures du matin à Notre-Dame du Laus. Ils se confessaient, assistaient à la messe, communiaient, priaient, faisaient leurs dévotions. Certains rajoutaient quelques processions : la visite de la chambre de sœur Benoite, le lieu des apparitions à Pindreau, le col de l'ange, la chapelle du Précieux Sang, le jardin des pèlerins… Le retour (encore une trentaine de kilomètres) s'effectuait l'après-midi, de 11 heures 30 à 9 heures 30 du soir, sur un autre parcours, par la plaine d'Avançon, La Bâtie Neuve, Moissières, Saint-Léger et le Haut Champsaur »[10].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le psalmodion.

Depuis le 12 octobre 2008[11], pour aider les prêtres dans leur ministère, une équipe de sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assurent également les chants des offices (laudes, messe, vêpres et complies) durant lesquels les psaumes sont accompagnés par le psalmodion, instrument de musique dérivé de la cithare.

Le 5 septembre 2010, Mgr di Falco Léandri accueille le nouveau recteur et les nouveaux chapelains de la basilique à l'occasion de la grande fête solennelle de la Nativité de la Vierge Marie, fête normalement célébrée le 8 septembre mais aussi anticipée au dimanche qui précède au sanctuaire[12]. Le nouveau recteur, le père Ludovic Frère succède alors au père Bertrand Gournay qui avait succédé lui-même aux pères Élie Mathieu et René Combal.

Le sanctuaire de la réconciliation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Benoîte Rencurel.

À partir de 1664, et pendant plus de cinquante ans, Benoîte Rencurel voit la Vierge Marie (ainsi que le Christ en Croix, saint Maurice, sainte Barbe, saint Joseph, saint Gervais et saint Protais, l'enfant Jésus, sainte Catherine de Sienne, les anges, et le diable). Ces apparitions entraînent en quelques années la venue d'une foule de pèlerins. Dès 1666, on édifie un sanctuaire contenant à l'intérieur la petite chapelle où la Vierge est apparue à Benoîte Rencurel. Entre 1665 et 1667, 130 000 personnes s'y rendent[8].

En disant à Benoîte « J’ai demandé ce lieu à mon Divin Fils et Il me l’a accordé pour la conversion des pécheurs », la Vierge Marie a voulu que voit le jour un lieu de miséricorde. Conformément au vœu de Marie, ce lieu est devenu un « refuge pour les pécheurs »[13],[14]

Le sanctuaire accueille tout au long de l'année de nombreux pèlerins soucieux du message du Laus « Laissez-vous réconcilier ! » qui est un appel à vivre la réconciliation dans tout notre être : relations avec Dieu, avec les autres, et avec soi-même, mais aussi avec le corps, avec le temps, avec le monde céleste…

Lieu de pèlerinage[modifier | modifier le code]

Accueil spirituel[modifier | modifier le code]

Lieu de culte en plein air.

Notre-Dame du Laus accueille chaque année entre 150 000 et 170 000 personnes[13].

Les pèlerins sont accueillis par une équipe de prêtres du diocèse de Gap et d'Embrun où se situe le sanctuaire. Ils assurent la liturgie, l'écoute, les confessions, les visites, les messes et les offices. Le sanctuaire est en effet le cœur et poumon du diocèse de Gap ; cinq prêtres sur la trentaine en activité dans le département y résident ; les séminaristes du diocèse y ont également leur maison[13].

Activités[modifier | modifier le code]

Pèlerins et groupes de pèlerins[modifier | modifier le code]
Notre-Dame du Laus - Espace enfants.

Outre les pèlerins qui viennent à titre individuel, le sanctuaire accueille de nombreux groupes tout au long de l'année : pèlerinage des motards, pèlerinage des enfants, pèlerinage des malades et handicapés, et plus particulièrement lors de fêtes : nativité de Marie, fête de la rentrée scolaire, fête diocésaine des jubilaires, Pentecôte, Ascension, fête de Notre-Dame du Laus le 1er mai, Assomption[15]

Le sanctuaire organise également en hiver des « sessions ski-spi pour tous»[16] et en été des sessions pour les familles[17].

Une attention particulière est apportée à l'accueil des enfants[18].

« La route du temps »[modifier | modifier le code]

Après avoir publié son ouvrage Je n'ai pas le temps ! Notre-Dame du Laus, le temps réconcilié, le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire a conçu l'itinéraire de promenade appelé « La route du temps » dont les ambitions sont « Guérir nos impatiences, assumer notre passé, être sereins devant l'avenir, habiter l'instant présent ou distinguer l'urgent de l'important »[19].

Événements[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 2008, 6 000 pèlerins et une trentaine d'évêques assistent à la messe au cours de laquelle Mgr di Falco Léandri, représentant l'Église catholique, proclame la reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions de Marie à Benoîte Rencurel : « Je reconnais l'origine surnaturelle des apparitions et des faits vécus et relatés par la jeune bergère, Benoîte Rencurel, survenus entre 1664 et 1718 »[20],[21],[22],[23]. Ce sont les premières apparitions reconnues en France par l'Église catholique depuis celles de Lourdes, il y a 146 ans[1]. Par ailleurs, Mgr di Falco Léandri soutient le procès en béatification de Benoîte Rencurel. C'est lui qui en 2003 entame la démarche jamais entreprise de reconnaissance des apparitions, nécessaire au dossier de béatification de Benoîte Rencurel, relancé en 1996. Sous l’égide de Mgr René Combal, six experts (un théologien, un historien, un spécialiste de la Bible, un psychanalyste, un psychologue et un magistrat) ont étudié durant trois ans la véracité biologique, historique et scientifique des faits, à partir des manuscrits et des témoignages d’époque[24].

Comme chaque année le 1er mai, une messe rassemble 2 000 personnes pour la fête de Notre-Dame du Laus : en 2012 autour de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, de Mgr di Falco Léandri et de Mgr André Fort, évêque émérite d'Orléans impliqué dans la vie du sanctuaire depuis 2010[25].

Les 4 et 5 août 2012, le sanctuaire accueille le 3e congrès national de la Miséricorde qui regroupe 1 000 personnes dont 200 jeunes autour du cardinal Barbarin[26].

Le 30 juin 2013, c'est au sein du sanctuaire que cinq diacres ont été ordonnés prêtres pour le diocèse de Gap et d'Embrun[27], une première dans les Hautes-Alpes depuis 1952[28] !

Le 15 août 2013, le chanteur Grégory Turpin participe à l'animation des chants lors de la messe solennelle de l'Assomption de la Vierge Marie. C'est lui que le chanteur Grégoire avait choisi en 2012 pour interpréter l'album Thérèse, vivre d'amour de sa composition, inspiré par les plus beaux poèmes de sainte Thérèse de Lisieux[29]. Le soir de ce même jour, le chanteur Grégoire vient lire et chanter Thérèse de Lisieux dans un site qu'il qualifie de « magique »[30].

À l'occasion du 350e anniversaire des premières apparitions, le sanctuaire vit une année jubilaire du 1er mai 2014 au 1er mai 2015.

Hôtellerie et restauration[modifier | modifier le code]

Notre-Dame du Laus - Plaque rappelant la restauration de l'hôtellerie en 1995.
La salle du restaurant de l'hôtellerie.

Une hôtellerie de 480 lits en été et 250 en hiver, un restaurant de 540 places sont à la disposition des pèlerins[13],[31]. L'ensemble a été totalement restaurée en 1995.

Les lieux du sanctuaire[modifier | modifier le code]

Des générations de pèlerins se succèdent depuis plus de 300 ans dans ce sanctuaire constitué de la basilique, des lieux des apparitions (la chapelle du vallon des Fours, Pindreau, la chapelle du Précieux Sang, le col de l'Ange), des lieux où a vécu Benoîte (sa maison natale, la maison où elle a vécu à partir de 1673) et de l'oratoire du couronnement.

Basilique[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de la basilique.

Benoîte reçoit de Marie le message qu'elle a « demandé le Laus à son Fils pour la conversion des pécheurs et qu'elle veut y bâtir une église en l'honneur de son divin Fils et d'Elle-même, ainsi qu'un bâtiment pour les prêtres dont quelques-uns seront résidants ».

Le bâtiment actuel est une extension de l'église construite dès 1666 qui ne comprenait que la nef actuelle et un mur qui supportait une cloche. Chaque pèlerin en montant de la vallée venait déposer une pierre et en 1669, l'église était terminée.

L'imposant clocher qui jouxte le bâtiment a été ajouté à partir de 1834 par les pères Oblats de Marie Immaculée en charge du sanctuaire[9].

L'église a été élevée à la dignité de « basilique mineure » par le pape Léon XIII le 18 mars 1892.

La basilique contient elle-même :

  • la chapelle de Bon-Rencontre ;
  • la statue de marbre qui a été couronnée ;
  • la lampe à huile ;
  • le tombeau de Benoîte ;
  • les 14 tableaux racontant la vie de Benoîte ;
  • la statue Notre-Dame des Grâces que l'on porte en procession ;
  • la chapelle absidiale « la Rotonde » qui contient le portrait de Benoîte.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Chapelle de Bon-Rencontre[modifier | modifier le code]

Cette chapelle a été construite en 1640 par les habitants du Laus afin de leur éviter d'aller jusqu'à Saint-Étienne. C'est dans cette chapelle que Benoîte Rencurel a vu la Vierge au lendemain de l'apparition de Pindreau, fin septembre 1664.

Benoîte trouva cette chapelle au non significatif de « Bon rencontre » par les bonnes odeurs.

Cette chapelle a subi de nombreuses transformations depuis. En 1780, la façade de la petite chapelle est remplacée par un fronton avec deux colonnes. L'autel actuel date de 1823.

Statue de marbre couronnée[modifier | modifier le code]

Cette statue est l'œuvre du sculpteur Honoré Pela, né à Gap. Elle date de 1716. Cette vierge est taillée dans le marbre de Carrare. Elle représente Marie, Mère de Dieu et des hommes. Benoîte Rencurel a dû prier devant cette statue à la fin de sa vie.

Le 23 mai 1855, 40 000 personnes dont 600 prêtres se sont rassemblés à l'appel de l'évêque de Gap et en présences de nombreux évêques. La statue de la Vierge Marie a été couronnée au nom du bienheureux pape Pie IX.

Lampe à huile[modifier | modifier le code]

Une lampe brille en permanence pour indiquer la présence réelle de Jésus dans le tabernacle. Cette lampe est alimentée par de l’huile, moyen choisi par Marie pour accorder des grâces : guérison corporelle ou grâce spirituelle. Cette huile est liée à la grâce sensible attachée au sanctuaire : il s'agit des « parfums exaltants qui provoquent une joie si soudaine que les bénéficiaires en gardent une impression profonde et sont encouragés à mieux prier. » Benoîte respirait ces parfums lorsqu'elle voyait Marie et en restait toute imprégnée. C'est pour avoir senti ces odeurs que le sculpteur Pela fit don de la statue.

Dans les manuscrits du Laus, Pierre Gaillard, vicaire général du diocèse de Gap, contemporain de Benoîte écrit « La bonne Mère dit à Benoîte, au commencement de la dévotion, que l’huile de la chapelle, si on en prend et que l’on s’en applique, si on recourt à son intercession et que l’on ait la foi, qu’on guérira. »

Chaque année, 30 000 fioles sont envoyées à travers le monde[13].

Tombeau de Benoîte[modifier | modifier le code]

À l'entrée du chœur, se trouve une pierre tombale au niveau du sol sur laquelle est gravé : « Tombeau de la sœur Benoîte morte en odeur de sainteté 1718 ». À sa mort, Benoîte fut inhumée dans le cimetière près de l'église, puis en 1896 son corps fut ensuite transporté dans ce caveau.

Statue Notre-Dame des Grâces[modifier | modifier le code]

À l'arrière de la chapelle de Bon-Rencontre, la statue de Notre-Dame des Grâces se trouve dans une baie vitrée sur un petit autel. Cette statue, de 75  centimètres de hauteur, se trouvait sur l'autel principal avant d'être remplacée par la statue de marbre. La tradition indique que Benoîte l'aurait reçue de marins marseillais. Chaque année, elle est portée en procession.

Chapelle absidiale « la Rotonde »[modifier | modifier le code]

La basilique a été agrandie en 1845 par la construction de cette chapelle absidiale. Au-dessus de l'un des autels de cette chapelle, se trouve le portrait authentique de Benoîte. Il est l'œuvre d'un peintre sicilien et date de 1688.

Les tableaux[modifier | modifier le code]

Les murs de la basilique sont couverts de treize très grands tableaux qui retracent la vie de Benoîte :

  1. L'enfance de Benoîte
  2. Le miracle de l'épisode des deux muletiers
  3. L'apparition de saint Maurice
  4. les premières apparitions
  5. L'apparition de Pindreau
  6. La chapelle de Bon-Rencontre
  7. Les guérisons du Laus
  8. Benoîte et les pécheurs
  9. L'épisode des deux couronnes
  10. La vision du Christ en Croix, devant la croix d'Avançon
  11. Benoîte reçoit la communion, donnée par des anges
  12. Marie montre à Benoîte le Paradis
  13. Mort de Benoîte

Un 14e tableau représente la cérémonie du couronnement de la statue de la vierge Marie, le 23 mai 1855

En 2013, un 15e tableau, de très grande taille[32], a été installé en face du 14e. Ce nouveau tableau, dû au peintre Philippe Casanova, représente une scène de la cérémonie de la reconnaissance des apparitions, le 4 mai 2008[33].

Projet de nouvelle église[modifier | modifier le code]

L'actuelle basilique n'offranbt que 300 places, un nouvel édifice religieux est à l’étude pouvant accueillir jusque 3 000 personnes[13].

Pour célébrer les 350 ans de la première apparition, un concours d'architectes a été lancé en 2012 par Mgr di Falco Léandri pour un projet de nouvelle église.

L'équipe lauréate est constituée des architectes Philippe Madec, Hélène Jourda et Marc Barani, ainsi que de Jean-François Pousse (liturgie), Nicolas Bonnenfant (paysagiste), Alain Bornarel (développement durable), Jean-Marc Weill (structure), Éric Hutter (fluides) et Walter Köller (acoustique). L'autre équipe en compétition réunissait en particulier les architectes Rudy Ricciotti et Dominique Perrault. Le jury était constitué de Jean-Jacques Aillagon, François Pinault, Dominique Ponnau et Mgr di Falco Léandri[34],[35],[36],[37].

La première phase de travaux comprend en particulier le réaménagement de 30 000 m2 d'espaces extérieurs et la construction d'une église modulable de 2 500 places en bois. La seconde phase, prévue sur le long terme (trente ans), consiste en un aménagement de 5 000 m2 supplémentaires d'espaces extérieurs, d'un cloître, d'un bâtiment de conférences, d’escapes d'hébergement des pèlerins et de logements pour des prêtres âgés. Le projet est évalué à dix millions d'euros pour la première phase et à trente millions d'euros pour l'ensemble, financé par des dons et des mécénats[34].

Lieux des apparitions[modifier | modifier le code]

Chapelle du vallon des Fours[modifier | modifier le code]
Chapelle de Notre-Dame-des-Fours.
Intérieur de la chapelle de Notre-Dame-des-Fours.

La chapelle de Notre-Dame-des-Fours est située au sud-est du village de Saint-Étienne-le-Laus. La route qui y mène est bordée d'un chemin de croix, longeant le torrent du Grand-Bois. 44° 29′ 52.25″ N 6° 10′ 04.87″ E / 44.4978472, 6.1680194

Confiante et simple, comme elle le sera toute sa vie, Benoîte guide dès lors son troupeau dans une autre vallée, s'arrêtant dans la grotte dite « des fours » pour y réciter son chapelet. C'en en ce lieu que la Vierge Marie lui apparaît, un jour, son Fils dans les bras. Quatre mois durant jusqu’au 29 août 1664, jour de la fête du martyre de saint Jean-Baptiste, la merveilleuse apparition se renouvelle, laissant chaque fois Benoîte dans l'extase. Ce jour-là, la Vierge Marie lui dit : « Je suis Dame Marie, la Mère de mon Fils et vous ne me verrez plus de quelque temps ».

Pindreau[modifier | modifier le code]
Le monument de Pindreau.
Marie et Benoîte.

Fin septembre, après un mois d'absence, la Vierge se manifeste à nouveau sur l'autre versant de la vallée, à Pindreau. Elle ordonne à Benoîte de chercher au Laus une petite chapelle, où flottent de suaves odeurs, et de venir l'y prier. Là elle lui parlera et la verra très souvent.

Le monument que l'on voit aujourd'hui, dû à l'union artistique de Vaucouleurs (Meuse) a été construit en 1926.

Chapelle du Précieux-Sang[modifier | modifier le code]
La croix devant laquelle Benoîte a eu à cinq reprises la vision du Christ crucufié.
Chapelle du Précieux Sang (photo prise fin 2011 après la restauration).

En juillet 1673, Benoîte voit Notre-Seigneur fixé à la Croix et elle se sent inondée de son sang. Elle se trouve brusquement raidie, chaque semaine dans la pose de crucifiée et reste ainsi du jeudi au samedi, sans pouvoir faire un geste. Cette « crucifixion mystique » va durer de 1673 à 1684[38]. Elle s'effare, dans son humilité, de l'attention générale qu'attire sur elle ce prodige et demanda que d'autres souffrances, moins visibles, lui soient accordées. C'est à partir de 1689 qu'elle subira des sévices nocturnes et combattra spirituellement le démon toutes les nuits jusqu'à sa mort.

La croix a été déplacée plusieurs fois. Deux tourangeaux d'origine et botanistes de renom, les frères Tulasne, construisent une chapelle sur leurs deniers pour protéger cette croix. La chapelle a été consacrée le 16 septembre 1862 par Mgr Victor-Félix Bernadou, évèque de Gap.

Cette chapelle a été entièrement restaurée en 2010-2011 grâce à un financement de 200 000 euros reçus des recettes du premier album Spiritus Dei du groupe Les Prêtres. La chapelle a ensuite été bénie le 1er mai 2011 par Mgr di Falco Léandri à l'occasion du 3e anniversaire de la reconnaissance officielle des apparitions à Notre-Dame du Laus.

L'oratoire du col de l'Ange[modifier | modifier le code]
L'oratoire de l'ange.

L'oratoire du col de l'Ange est situé à 1066m d'altitude, au nord du sanctuaire. 44° 31′ 46.71″ N 6° 08′ 52.25″ E / 44.5296417, 6.1478472

Torturée alors par le démon, elle vit des années terribles, consolée seulement par ses apparitions. Le 15 août 1698, la Vierge lui apparaît entourée par des anges qui emportent Benoîte jusqu'au ciel puis la rapportent ensuite dans son hameau.

L'oratoire de l'ange est l'endroit où Benoîte a été transportée dans l'obscurité par Satan dans la nuit du 16 septembre 1701. Abandonnée sur la montagne, elle rejoint sa maison grâce à l'intervention d'un ange qui « éclaire tout le vallon d'un flambeau rayonnant ».

Lieux où a vécu Benoîte[modifier | modifier le code]

Maison natale[modifier | modifier le code]

La maison natale de Benoîte, à Saint-Etienne-le-Laus a brûlé lors de l'incendie du 28 janvier 1850 qui ravagea une grande partie du village. L'évêque de Gap, Mgr Jean-Irénée Depéry en achète alors les vestiges et la fait reconstruire pour le compte du diocèse[39].

Le bâtiment qui appartient aujourd'hui à la commune de Saint-Étienne-le-Laus est en cours de restauration grâce à un financement du diocèse. La maison natale de Benoîte sera inaugurée le 2 mai 2014 et remplira alors un triple rôle : recueillement dans la chambre de Benoîte, exposition sur Benoîte dans une salle, reconstitution de la vie de l'époque dans une autre salle[39],[40].

Maison où elle a vécu à partir de 1673[modifier | modifier le code]
La maison où a vécu Benoîte Rencurel à partir de 1673.
La chambre de Benoîte.

Benoîte a vécu dans cette maison pendant 45 années. Elle y meurt, dans son lit, le 28 décembre 1718, en la fête des saints Innocents, laissant la réputation d'une sainte dont la vie fut entourée de faits merveilleux. Elle aura vécu jusqu'à 71 ans malgré de cruelles souffrances et les plus grandes austérités.

Oratoire du couronnement[modifier | modifier le code]

L'oratoire du couronnement.

Le pape, par coutume, a le droit de couronner les statues de la Vierge Marie, la couronne étant signe de royauté et de victoire. Le couronnement est effectué lors d'une cérémonie où le pape envoie son représentant apostolique. La première statue couronnée en France est celle de la basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris, le 9 juillet 1853 à la demande du pape Pie IX en remerciement de la délivrance de Rome par les Français[41].

La statue de Notre-Dame du Laus a été couronnée le 23 mai 1855 au nom du pape Pie IX. La cérémonie rassembla 40 000 personnes dont 600 prêtres autour du cardinal Ferdinand-François-Auguste Donnet, archevêque de Bordeaux, de Mgr Pierre-Marie-Joseph Darcimoles, archevêque d'Aix, de Mgr Jean Marie Mathias Debelay archevêque d'Avignon, de Mgr Luigi Fransoni archevêque de Turin en exil à Lyon, de Mgr  Marie-Julien Meirieu, évêque de Digne, de Mgr Jacques Ginoulhiac, évêque de Grenoble et de Mgr Jean-Irénée Depéry, évêque de Gap.

L'oratoire se trouve au pied de la grande pelouse où se sont placés les 40 000 personnes présentes. Le 14e tableau à l'intérieur de la basilique représente la scène.

La prière du Laus[modifier | modifier le code]

Les pèlerins de Notre-Dame du Laus récitent, à la fin des vêpres, la prière du Laus[42] :

Seigneur, plein de tendresse
et de miséricorde,

tu es béni par ton Fils Jésus
qui nous a donné le Laus, refuge des pécheurs.
Tu es béni par Marie, notre Mère,
venue dans ce refuge
visiter les hommes et leurs souffrances,

tu es béni par Benoîte Rencurel,
par son témoignage, et par les 54 années
à l'écoute de la belle Dame.

Aussi Seigneur,
par l'intercession de Marie,
demeure de l'Esprit-Saint, change nos cœurs de pierre
en cœurs de chair.

Fais qu'à la suite de Benoîte,
nous nous laissions transformer
pour vivre aujourd'hui et demain
la fidélité à l'Évangile, dans l'Église et dans le monde.

Amen

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie (par ordre chronologique de parution)[modifier | modifier le code]

Les manuscrits du Laus[modifier | modifier le code]

Les « manuscrits du Laus » ont été écrits par quatre contemporains de Benoîte Rencurel qui l'ont connue au quotidien : François Grimaud, juge de la vallée de l'Avance, procureur du roi à Gap ; Jean Peytieu, prêtre du diocèse d'Embrun, docteur en théologie, qui a vécu quotidiennement pendant vingt ans au contact de la bergère ; Pierre Gaillard, vicaire général de Gap, aumônier du roi, auteur principal de la grande histoire du Laus et François Aubin, ermite au col de l'ange, confident de Benoîte.

Les 1 800 pages manuscrites sont cachées pendant la Révolution française. En 1824, les pères oblats de Marie Immaculée en charge du Laus les découvrent. L'évêque de Gap, Mgr Jean-Irénée Depéry demande à l'abbé Galvin de les recopier et dispose ainsi depuis de la « Copie authentique des Manuscrits ».

En 1977, le père de Labriolle, exploite ces manuscrits et publie l'ouvrage Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus, synthèse de ses travaux.

Après la réouverture du procès en béatification par le pape Jean-Paul II en 1981, la « Copie authentique des Manuscrits ». est reproduite en 500 exemplaires.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Charles Matheron, Recueil historique des merveilles que Dieu a opérées à Notre-Dame de Laus, près de Gap, en Dauphiné, par l'intercession de la Sainte Vierge, et des principaux traits de la vie de Benoîte Rencurel, surnommée la bergère du Laus, éditions A. Faure, 1736. Une étude comparative de diverses éditions a été réalisée par la bibliothèque dauphinoise, [lire en ligne]. L'édition de 1817 imprimée à Avignon par L. Aubanel, 1817, 108 pages est disponible sur le web, [lire en ligne]
  • Mgr Jean-Irénée Depéry, La maison de sœur Benoîte, Gap, 1851
  • Auguste Martel (abbé), Histoire du sanctuaire de Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes) et de la pieuse bergère qui l'a fondé, Paris, éditions Repos, 1853, 256 pages, [lire en ligne]
  • François Lépine (abbé), Précis historique du couronnement de Notre-Dame du Laus, diocèse de Gap, dressé conformément au mandement de Mgr l'évêque 23 mai 1855, Gap, Delaplace, 118 pages, [lire en ligne]
  • F. Pron (abbé), Histoire des merveilles de Notre-Dame-du-Laus - tirée des archives du vénérable sanctuaire par M. L'abbé F. Pron, publiée par l'ordre et la haute approbation de Mgr Jean-Irénée Depéry, évêque de Gap, Paris, éditions Repos, 1856, 367 pages, [lire en ligne]
  • X. Albert, Rapport sur le pèlerinage de Notre-Dame du Laus, Hautes-Alpes, V. Ducoulombier, 1894
  • Berthe Bontoux, Mots du ciel à la vénérable sœur Benoîte, Lille-Paris, 1906
  • Pierre Médan, Nos raisons de croire aux merveilles du Laus, Paris, 1935
  • Pierre Médan, Vie abrégée de la vénérable Benoîte Rencurel, la voyante du Laus, Paris, 1938
  • Pierre Médan, La Chanson de Benoîte, Paris, 1938
  • Mgr H. Bernard, Histoire merveilleuse de Notre-Dame du Laus en France et au Canada, Hull, Canada, 1952
  • Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes,‎ 2005, 427 p. (ISBN 2-85944-516-1)
    Actes du colloque "Religion et montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître. Notre-Dame du Laus au diocèse d’Embrun. Cristalisation d’une religion des montagnes au XVIIe siècle, par Marie-Hélène Froeschlé-Chopard, Centre de Recherches Historiques EHESS / CNRS pp 137 à 149
  • Roger de Labriolle, Benoîte, la bergère de Notre-Dame du Laus, 303 pages, 1977.
  • Robert Pannet, Notre-Dame du Laus et Benoîte Rencurel, Fayard - Le Sarment, 1998, (ISBN 2866790715).
  • René Combal, Notre-Dame du Laus et Benoîte Rencurel, 2003.
  • René Combal, Les apparitions de Notre-Dame du Laus à Benoîte Rencurel.
  • Bertrand Gournay (père), ancien recteur du sanctuaire, Notre-Dame du Laus, l’Espérance au cœur des Alpes, avril 2008, éditions Téqui, (ISBN 978-2740314081)
  • Jean-Michel di Falco Léandri, Benoîte Rencurel, la visionnaire du Laus, Parole et silence, 2008, (ISBN 2-84573-682-7).
  • René Humetz et père René Combal, préface de Jean-Michel Di Falco, Enquête sur les parfums de Notre-Dame du Laus, Le Sarment, 2008, (ISBN 2-86679-472-9).
  • Ludovic Frère, Laissez-vous réconcilier ! Notre-Dame du Laus, refuge de réconciliation, 112 pages, (ISBN 978-2-95286-210-3)
  • Ludovic Frère, Je n'ai pas le temps ! Notre-Dame du Laus, le temps réconcilié, 216 pages, (ISBN 978-295286-212-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Eugène de Mazenod sera évêque de Marseille de 1837 à 1861. Il a été canonisé en 1995 par le pape Jean-Paul II
  2. Le diocèse de Gap qui avait été supprimé en 1801 avait été rétabli en 1822.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel : Reconnaissance officielle », sur Zenit,‎ 24 avril 2008 (consulté le 8 février 2014).
  2. « Reconnaissance officielle des apparitions à Notre-Dame du Laus », sur le site du diocèse de Gap et d'Embrun,‎ avril 2008 (consulté le 8 février 2014).
  3. Bulletin des lois de la République, 30 juillet 1823, [lire en ligne].
  4. « Apparition Notre-Dame du Laus », sur le site personnel de Philippe Harambat (consulté le 11 février 2014).
  5. « Notre-Dame du Laus », sur le site de la chaîne de télévision KTO,‎ 3 septembre 2012 (consulté le 10 février 2014).
  6. « Sur le chemin de saint Jacques... », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  7. « Susa - Gap », sur le site de la Via Alta (consulté le 10 février 2014).
  8. a et b Marie-Hélène Froeschlé-Chopard, L'image du saint à travers les manuscrits de Notre-Dame du Laus, in Rives nord-méditerranéennes, Saints et sainteté, [lire en ligne], mis en ligne le 22 juillet 2004, consulté le 8 février 2014.
  9. a, b, c, d et e « Historique du sanctuaire de 1818 à 1841 », sur le site des Oblats de Marie-Immaculée (consulté le 11 février 2014).
  10. Robert Faure (historien du Champsaur), Notre-Dame du Laus autrefois, PÈLERINAGES CHAMPSAURINS AU LAUS AUTREFOIS, 14 octobre 2013, [lire en ligne].
  11. Le sanctuaire N-D du Laus accueille une nouvelle congrégation, 16 novembre 2008, in Le Dauphiné libéré.
  12. « Passage de témoin(s) au sanctuaire Notre-Dame du Laus », sur le site du diocèse de Gap et d'Embrun (consulté le 8 février 2014).
  13. a, b, c, d, e et f « Série d’été : les sanctuaires méconnus (5/5) - Notre-Dame du Laus : petit sanctuaire veut devenir grand », sur le site du magazine Famille Chrétienne,‎ 2 août 2011 (consulté le 10 février 2014).
  14. Marie-Christine Lafon, « Notre-Dame du Laus - Refuge des pécheurs », sur le site du magazine Famille Chrétienne,‎ 3 mai 2008 (consulté le 10 février 2014).
  15. « Chronique du Laus en images », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  16. « Sessions ski spi Notre-Dame du Laus », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  17. « Sessions des familles », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  18. « Et pour les jeunes et les enfants ? », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  19. Gaële de la Brosse, « En chemin vers Notre-Dame du Laus : La Route du temps », sur le site du magazine Le Pèlerin,‎ 2 juillet 2013 (consulté le 11 février 2014).
  20. Mgr di Falco Léandri, Décret de reconnaissance, 4 mai 2008, [lire en ligne].
  21. « La foule à Notre-Dame du Laus, lieu de pèlerinage consacré », sur le site du quotidien La Provence,‎ 5 mai 2008 (consulté le 8 février 2014).
  22. « Les apparitions à Notre-Dame du Laus reconnues officiellement », sur le site de la conférence des évêques de France,‎ 6 mai 2008 (consulté le 8 février 2014).
  23. Claire Chartier, « Notre-Dame du Laus, nouveau sanctuaire pour la Vierge », sur le site du magazine L'Express,‎ 5 mai 2008 (consulté le 10 février 2014).
  24. « Les apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel : Reconnaissance officielle », sur le site du quotidien La Croix,‎ 4 mai 2008 (consulté le 8 février 2014).
  25. « 2000 fidèles réunis au sanctuaire », sur le site du quotidien Le Dauphiné Libéré,‎ 2 mai 2012 (consulté le 10 février 2014).
  26. « Ordinations diocésaines », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  27. Corinne Boyer, « A Notre-Dame du Laus, les jeunes font l’apprentissage de la miséricorde », sur le site du quotidien La Croix,‎ 6 août 2012 (consulté le 10 février 2014).
  28. « 2 000 fidèles pour l’ordination de cinq nouveaux prêtres », sur le site de la paroisse de La Grave,‎ 2 juillet 2013 (consulté le 11 février 2014).
  29. « Natasha St-Pier se met aux chants religieux dans "Thérèse, vivre d'amour" », sur le site de la chaîne de radio RTL,‎ 22 avril 2013 (consulté le 10 février 2014).
  30. « Grégoire lit et chante Thérèse de Lisieux », sur le site du sanctuaire (consulté le 10 février 2014).
  31. « N-D du Laus », sur le site « Pèlerinages de France »,‎ 22 juin 2013 (consulté le 10 février 2014).
  32. Présentation du tableau, 1er mai 2013, [[page=2&cHash=dca1e7cee6db10042720a290a1679e7c lire en ligne]].
  33. Jour de fête au sanctuaire, Le Dauphiné Libéré, 2 mai 2013, [[page=2&cHash=dca1e7cee6db10042720a290a1679e7c lire en ligne]].
  34. a et b Rémy Mario, Trio d'architectes pour Notre-Dame-du-Laus, Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, no 5667, 6 juillet 2012, p. 65, [lire en ligne].
  35. « Aménagement du Sanctuaire Notre-Dame du Laus, une simplicité des lieux et des architectures », sur le site « Le Courrier de l’'Architecte »,‎ 31 août 2012 (consulté le 10 février 2014).
  36. « Notre-Dame du Laus : un nouveau sanctuaire pour 2014 », sur le site Zenit,‎ 9 juillet 2012 (consulté le 10 février 2014).
  37. Étude de programmation pour l’aménagement du Sanctuaire Notre-Dame du Laus, [lire en ligne].
  38. Collectif, La basilique de Notre-Dame du Laus, éditions des Alpes, Gap, 2005, ISBN 2 000000027289.
  39. a et b Annales de Notre-Dame du Laus, no 371, décembre 2013, p. 4 et 23, [lire en ligne].
  40. « La maison de Benoîte en travaux », sur le site du quotidien Le Dauphiné Libéré,‎ 7 décembre 2013 (consulté le 11 février 2014).
  41. « Vierges couronnées », sur le site du diocèse de Paris (consulté le 11 février 2014).
  42. Revue Église dans les Hautes-Alpes, no 38, mai 2008, p. 20, [lire en ligne].