Jean-Michel Di Falco

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Jean-Michel Di Falco
Image illustrative de l'article Jean-Michel Di Falco
Mgr Di Falco dans l'église de Soucirac, en 2013.
Biographie
Nom de naissance Jean-Michel Di Falco
Naissance (72 ans)
Marseille (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Jean-Marie Lustiger
Dernier titre ou fonction Évêque de Gap et d'Embrun
Évêque de Gap
Depuis le
Précédent Georges Lagrange
Évêque auxiliaire de Gap
Évêque titulaire de Vallis
Évêque auxiliaire de Paris

Blason
« Cum enim infirmor, tunc potens sum » (2Co 12,10)
« Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Michel Di Falco, également connu sous le nom de Jean-Michel di Falco Léandri, né le à Marseille, est un prélat catholique français, évêque de Gap et d'Embrun (Hautes-Alpes) depuis 2003[1]. Principal soutien de la cause en béatification de Benoîte Rencurel, il est également connu du grand public pour avoir été porte-parole de l'Église catholique et de la Conférence des évêques de France de 1987 à 1996, pour ses chroniques dans la presse et les médias, et pour être le fondateur de la chaîne KTO ainsi que du groupe Les Prêtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Michel di Falco naît de l'union de Gaston Di Falco, technicien de radio-télévision, et de Mauricette Léandri[1]. À l'âge de trois ans, ses parents n'étant pas pratiquants, Jean-Michel se rend, pour la première fois, à la messe et en ressort avec le désir de devenir prêtre. À l'âge de quatre ans, son père meurt[2].

Jean-Michel arrête assez tôt ses études et obtient un C.A.P. de fraiseur au centre d'apprentissage Le Chatelier[1].

Il se ré-oriente et débute une carrière de publiciste aux films Océanic en 1959[1].

Il suit ensuite des études au séminaire des vocations tardives à Rencurel (diocèse de Grenoble), puis au grand séminaire de Marseille et à l'Institut catholique de Paris où il obtient une licence de philosophie[3].

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre le 29 juin 1968[4], pour le diocèse de Marseille, il est ensuite enseignant dans l'enseignement privé de 1972 à 1977, puis directeur de l'Institut supérieur de pédagogie de l'Institut catholique de Paris de 1977 à 1982[3].

En parallèle, il est directeur et aumônier des classes élémentaires de l'école Saint-Thomas d'Aquin à Paris de 1968 à 1974, puis des classes élémentaires de l'école Bossuet à Paris de 1974 à 1984[3]. Il a également été aumônier du cours d'Hulst à Paris et aumônier de l'école des Roches à Verneuil-sur-Avre de 1976 à 1989[1].

Expert auprès de l'Unesco de 1980 à 1985[1], membre de l'équipe du Centre national d'enseignement religieux de 1980 à 1982[1], président de la Commission Enfants et média du Bureau international catholique de l'enfance de 1980 à 1984[1].

Il est ensuite de 1982 à 1987 : directeur de la revue Fiches du cinéma[1], chroniqueur religieux à RTL[1] et délégué général de Chrétiens-Médias[3]. Il fut également rédacteur de la rubrique avis de l'office catholique dans Télé 7 jours[2].

Il est ensuite nommé secrétaire général adjoint et porte-parole de l'Église et de la Conférence des évêques de France, fonctions qu'il exerce de 1987 à 1996[3].

En 1996, il est nommé conseiller culturel de l'ambassade de France près le Saint-Siège, à Rome, directeur du Centre d'études Saint-Louis de France à Rome et directeur au séminaire français de Rome[3].

En 1999, à la demande du cardinal Lustiger, il fonde la chaîne de télévision KTO[3].

Épiscopat[modifier | modifier le code]

Nommé prélat d'honneur de Sa Sainteté en 1995[1] et évêque auxiliaire de Paris le 4 juillet 1997[3], il est consacré le 10 octobre suivant à Notre-Dame de Paris par le cardinal Jean-Marie Lustiger[3]. Il est nommé évêque auxiliaire de Gap et d'Embrun en septembre 2003[3] puis évêque le 18 novembre 2003.

Au sein de la Conférence des évêques de France, il préside le Conseil pour la communication jusqu'en octobre 2010[3]. Il a également présidé la commission des évêques d'Europe pour les médias (CEEM)[3]. Il a été consulteur du Conseil pontifical pour les communications sociales à Rome[5].

Développement du sanctuaire de Notre-Dame du Laus[modifier | modifier le code]

Au nom de l'Église catholique, Mgr Di Falco a reconnu officiellement le caractère surnaturel des apparitions de Marie à Benoîte Rencurel[6] le 4 mai 2008[7]. Ce sont les premières apparitions reconnues en France par l'Église catholique depuis celles de Pontmain, en 1872[8]. Par ailleurs, Mgr Di Falco soutient le procès en béatification de Benoîte Rencurel. C'est lui qui en 2003 entame la démarche jamais entreprise de reconnaissance des apparitions, nécessaire au dossier de béatification de Benoîte Rencurel, relancé en 1996. Sous l’égide de Mgr René Combal, six experts (un théologien, un historien, un spécialiste de la Bible, un psychanalyste, un psychologue et un magistrat) ont étudié durant trois ans la véracité biologique, historique et scientifique des faits, à partir des manuscrits et des témoignages d’époque[9]. Benoîte Rencurel sera reconnue « vénérable » par le pape Benoît XVI le 3 avril 2009[10].

Les Prêtres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Prêtres.

Afin de financer, entre autres, la construction d'une église, il est l'initiateur d'un groupe, « Les Prêtres », composé de Charles Troesch, Jean-Michel Bardet et Joseph Nguyen Nguyen, trois membres du clergé de son diocèse[11] qui sortent en mars 2010 l'album Spiritus Dei. L'album est vendu à plus de 800 000 exemplaires, il est disque de platine et numéro 2 dans le classement officiel des ventes d'albums en France.

À l'issue des 800 000 disques vendus, Mgr Di Falco annonce le versement de  : 200 000 € à l’école Sainte Thérèse à Antsirabe (Madagascar), 200 000 € pour la restauration de la chapelle du Précieux Sang à Notre-Dame du Laus, 100 000 € à l’association Akamasoa présidée par le Père Pedro qui a sorti les enfants des ordures où ils cherchaient à manger à Tananarive (Madagascar), et 50 000 € à l’association APRES présidée par Yves Duteil pour une école en Inde[12].

Prises de position et polémiques[modifier | modifier le code]

En 2001, un homme dépose plainte contre l'évêque pour actes de pédophilie : cependant les faits remontant à trente ans sont prescrits par la loi française. Quelques années plus tard, Renaud Revel, journaliste à L'Express qui avait largement diffusé l'information, reconnait dans son blog un « terrible faux-pas » et affirme que Mgr Di Falco a été « injustement accusé dans [ses] colonnes de pédophilie »[13].

En 2009, il affirme que si l'on a un comportement à risques, on doit recourir au préservatif pour ne pas ajouter le crime ou le comportement suicidaire à un manquement aux recommandations de l'Église : « si on a un comportement à risques, on ne doit, ni être criminel, ni être suicidaire, et avoir recours aux outils qui sont à la disposition des personnes, donc au préservatif, pour tenter de limiter les risques »[14].

Il critique l'attitude de Mgr Sobrinho, archevêque, dans une affaire d'excommunications liées à l'avortement d'une fillette après un viol incestueux au Brésil.

À l’occasion de Pâques, toujours en 2009, il présente dans sa cathédrale la sculpture de Peter Fryer  : Le Christ et la chaise électrique, ce qui choque certains fidèles et suscite des réactions, Mgr Di Falco cite alors une phrase de Serge Gainsbourg : « Si le Christ était mort sur la chaise électrique, tous les chrétiens porteraient une petite chaise autour du cou. »[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Textes musicaux[modifier | modifier le code]

Lectures[modifier | modifier le code]

Mgr Di Falco a participé à plusieurs albums musicaux, en tant que lecteur.

Décorations et distinction[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Di Falco est chevalier de la Légion d'honneur, et chevalier de l'ordre national du Mérite[1].

Il a reçu le prix Georges Bernanos en 1987[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles de Castries, Père di Falco. L'attaché de presse de Dieu, Éditions du Rocher, 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Who's Who in France, éditions 2008, p. 751.
  2. a et b « Monseigneur di Falco : "A trois ans, je disais que je voulais être prêtre" », sur le site de la chaîne de radio France Info,‎ 14 mars 2014 (consulté le 11 avril 2014).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « évêque : Mgr Jean-Michel di Falco-Léandri », sur le site Internet de l'Eglise catholique en France édité par la conférence des évêques de France. (consulté le 11 avril 2014).
  4. Le site de la CEF indique 1966 comme année d'ordination. Mais le 29 juin étant un mercredi en 1966 et un samedi en 1968, et les fonctions répertoriées commençant en 1968, une ordination en 1968, comme indiquée par www.catholic-hierarchy.org est plus vraisemblable.
  5. « Mgr di Falco au Conseil pontifical pour les communications sociales à Rome », sur le site du diocèse de Gap et d'Embrun (consulté le 17 décembre 2010)
  6. Décret de reconnaissance, Jean-Michel di Falco, , [lire en ligne], consulté le 20 janvier 2008.
  7. « La foule à Notre-Dame du Laus, lieu de pèlerinage consacré », sur le site du quotidien La provence,‎ 5 mai 2008 (consulté le 11 avril 2014).
  8. « Les apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel : Reconnaissance officielle », sur le site de l'agence de presse Zenit,‎ 24 avril 2008 (consulté le 11 avril 2014).
  9. « Les apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel : Reconnaissance officielle », sur le site du quotidien La Croix,‎ 4 mai 2008 (consulté le 11 avril 2014).
  10. Ludovic Frère, « Où en-est la béatification de Benoîte ? », sur le site du sanctuaire (consulté le 11 avril 2014).
  11. Claire Bommelaer, « Prêtres chanteurs », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ (consulté le 17 décembre 2010)
  12. Association Spirale, « Communiqué de l’association Spirale sur l’attribution des fonds réunis par Spiritus Dei », sur le site du diocèse de Gap et d'Embrun,‎ 11 avril 2011 (consulté le 11 avril 2014).
  13. Renaud Revel, « Plaidoyer pour Florence Schaal », sur le site du magazine L'Express,‎ 13 août 2008 (consulté le 11 avril 2014)
  14. « Société », sur le site du quotidien Libération,‎ 23 mars 2009 (consulté le 11 avril 2014).
  15. « A Gap, le Christ est mort sur une chaise électrique... », sur le site du quotidien La Provence,‎ 8 avril 2009 (consulté le 11 avril 2014).