Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität zu Berlin

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52° 31′ 48″ N 13° 22′ 46″ E / 52.53002, 13.379514 ()

Façade du Musée

Le Musée d'Histoire naturelle de Berlin (Museum für Naturkunde in Berlin en allemand) est le principal musée d'histoire naturelle de Berlin, capitale de l'Allemagne. Sur une surface d'exposition de plus de 6 000 mètres carrés (séparés en salles thématiques), il abrite aujourd'hui une collection comprenant plus de vingt-cinq millions d'objets, appartenant aux domaines de la zoologie, de la paléontologie, de la géologie et de la minéralogie. Le Museum für Naturkunde apporte ainsi une vue d'ensemble de l'évolution de la vie sur Terre, et permet d'observer de près la beauté et la diversité de la nature.

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

Le spécimen type de Giraffatitan, conservé au Museum für Naturkunde, est encore de nos jours le plus grand squelette complet de dinosaure jamais découvert.

Le Museum für Naturkunde fut fondé simultanément avec l'Université de Berlin (à l'époque Universität zu Berlin), en 1810, à partir de collections minéralogiques empruntées à l'Académie des Mines de Berlin de l'époque. Les collections grandirent au cours du XIXe siècle et le bâtiment actuel du musée fut construit entre 1883 et 1889, sur l'Invalidenstraße, par le célèbre architecte berlinois August Tiede. En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, une partie du musée fut endommagée lors de bombardements et certains spécimens furent détruits, par exemple les restes de Spinosaurus que le musée conservait à l'époque. D'autres pièces importantes, comme l'exemplaire d'Archaeopteryx lithographica, le Brachiosaurus (de nos jours rangé dans le genre Giraffatitan), le Dicraeosaurus ou le Kentrosaurus, survécurent aux bombardements et parvinrent néanmoins à traverser le temps jusqu'à l'actualité. En 1949 l'Université de Berlin adopta le nom d'Université Humboldt de Berlin, autant pour honorer son fondateur, Wilhelm von Humboldt, que le frère de celui-ci, Alexander von Humboldt, naturaliste allemand reconnu. C'est pourquoi, depuis, le musée est aussi parfois appelé le « Musée Humboldt ». Au temps des deux Allemagnes, le Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität zu Berlin se trouvait en Allemagne de l'Est (RDA).

Depuis le 1er janvier 2009 le musée est entré dans la Communauté Leibniz (la Leibniz-Gemeinschaft) en tant que l'un des instituts scientifiques la constituant. Pour cette raison son nom officiel est désormais Museum für Naturkunde – Leibniz-Institut für Evolutions- und Biodiversitätsforschung an der Humboldt-Universität zu Berlin. C'est sous ce nouveau nom que le Museum für Naturkunde de Berlin fêta son bicentenaire en 2010.

Liste des principaux directeurs du musée :

Collections[modifier | modifier le code]

La salle sur l'Archéoptéryx et autres dinosaures[modifier | modifier le code]

Le spécimen berlinois d'Archaeopteryx, l'une des pièces maîtresses des collections du Museum für Naturkunde.

Cette salle abrite de nombreux ossement originaux venant de toutes les régions du monde. Les pièces majeures du musée font partie de cette collection. Il s'agit du fameux spécimen berlinois de l’Archaeopteryx lithographica et du squelette du Giraffatitan (spécimen autrefois attribué au genre Brachiosaurus). L’Archaeopteryx lithographica, découvert dans le calcaire de Solnhofen (Allemagne), est le plus beau et le mieux conservé des dix exemplaires (dont trois appartenant à des collections privées) découverts jusqu'à présent. Quant au Giraffatitan, avec ses 15 5 mètres de long, et ses 13 27 mètres de haut, il est le plus grand squelette de dinosaure reconstitué à ce jour.

La salle sur la préparation[modifier | modifier le code]

Un des nombreux animaux naturalisés du Musée

L'exposition sur la taxidermie revient sur l'historique du développement des techniques de préparation des spécimens : De la construction des dioramas et le modelage biologique jusqu'à la naturalisation des mammifères, la taxidermie des oiseaux et les techniques du moulage. L'un des objets phares du musée est le gorille Bobby. Arrivé au jardin zoologique de Berlin à l'âge de trois ans, Booby devient très vite l'animal fétiche des Berlinois. Atteint d'une maladie rare affectant sa croissance il n'atteignit jamais le stade adulte. Après sa mort, en 1935, le musée a souhaité immortaliser cet imposant gorille. Bobby a donc été naturalisé par les artistes taxidermistes du musée, K. Kästner et G. Schröder.

La salle des ongulés[modifier | modifier le code]

Un Syncerus caffer naturalisé

On y découvre une étonnante variété parmi les animaux à sabots. Curieusement, entre les cerfs, les chevaux, les rhinocéros, les oryctéropes, les pécaris et un certain nombre d'autres espèces, on y classe aussi les hippopotames... De nombreux ongulés venant d'Afrique, comme le Syncerus caffer (une race africaine de buffle), sont aussi présentés dans cette salle.

La salle sur l’évolution des mammifères[modifier | modifier le code]

Les spécimens de cette salle illustrent l'évolution des mammifères et notamment des hommes. L'évolution et la diversité des insectes sont également traités.

La salle des minéraux et météorites[modifier | modifier le code]

Différents minéraux exposés au musée

La salle des minéraux et météorites permet de découvrir l'impressionnante variété de formes et de couleurs existant chez les cristaux. De plus, cette salle contient une des plus importantes collections de météorites au monde. On y trouve notamment des météorites datant de la formation du système solaire, il y a 4,5 milliards d'années, provenant pour la plupart des collections du célèbre scientifique Alexander von Humboldt. L'exposition de Météorites du Musée comprend aussi des échantillons originaux ayant appartenu à Ernst Chladni, fondateur de la théorie de l'origine cosmique des météorites.

La salle des oiseaux de nos régions[modifier | modifier le code]

Meries, grives, pinsons et de nombreux autres spécimens d'oiseaux exposent leur plumage grâce à plus 300 modèles taxidermiques.

La salle des poissons locaux, batraciens et reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les 80 espèces de poissons, batraciens et reptiles vivant dans nos lacs et rivières, une cinquantaine sont représentés dans leur environnement naturel. Le silure est remarquable par sa taille exceptionnelle. Ce carnassier glouton n'a que de très petites dents mais il aspire dans son énorme gueule avec une puissance extraordinaire ses proies telles que : poissons, grenouilles, petits mammifères et oiseaux aquatiques.

La salle des mammifères indigènes[modifier | modifier le code]

Presque toutes les espèces des mammifères d'Europe centrale sont représentées dans ces dioramas. Un diorama est une reproduction en trois dimensions d'un animal naturalisé dans son environnement naturel. La collection des mammifères indigènes comprend des animaux comme le cerf et le daim. Les dioramas les plus vieux datent des années trente du siècle dernier mais de nouveaux dioramas ont récemment été créés par les employés du Département des expositions du musée.

La salle sur les modèles d'insectes[modifier | modifier le code]

Des modèles uniques représentant des insectes indigènes à des échelles allant de 25 à 100, œuvres d'Alfred Keller, furent créés en papier mâché, plâtre, cire, bois et cellulose entre 1930 et 1955.

La salle des fossiles[modifier | modifier le code]

Cette collection de fossiles, unique au monde par la qualité de ses échantillons, présente des fossiles de poissons, végétaux, reptiles, mammifères, insectes... Cette salle présente aussi des fossiles de lys marin ou lys de mer (comatule en rosace ou crinoïde) ressemblant fortement à des plantes bien que le lys de mer soit un animal.

Historique des différentes collections zoologiques[modifier | modifier le code]

Les collections zoologiques du musée font partie des plus grandes du monde et comptent plus de 21 millions d’objets.

Poissons : Les collections d’ichtyologie comptent 1 100 squelettes, 1 750 spécimens séchés et plus de 130 000 spécimens conservés dans du formol. Elles sont riches de 1 700 types différents. Les exemplaires les plus anciens sont ceux de Marcus Elieser Bloch (1723-1799) et de Peter Simon Pallas (1741-1811) et datent du XVIIIe siècle. Parmi les autres collections d’importance historique, il faut citer celles de Johannes Peter Müller (1801-1858), celles d’Amérique du Sud de Alexander von Humboldt (1769-1859), Robert Hermann Schomburgk (1804-1865) et Moritz Richard Schomburgk (1811-1891), celles d’Afrique de Wilhelm Carl Hartwich Peters (1815-1883), Franz Ludwig Stuhlmann (1863-1928), et Friedrich Fülleborn (1866-1933), celle du Japon de Franz Martin Hilgendorf (1839-1904), celles de la Mer Rouge de Friedrich Wilhelm Hemprich (1796-1825), Christian Gottfried Ehrenberg (1795-1876) et Carl Benjamin Klunzinger (1834-1914), et celles du sud-est asiatique de Francis Day (1829-1889) et de Eduard Carl von Martens (1831-1904).

Mammifères : Ce département compte 150 000 spécimens dont un millier de types différents, fruit de deux cents ans d’effort notamment d’Hinrich Lichtenstein (1780-1857), de Wilhelm Peters (1815-1883), de Paul Matschie (1861-1926) et bien d’autres.

Crustacés : 27 000 spécimens sont conservés dans ce département, les plus anciens sont ceux rassemblés par Johann Friedrich Wilhelm Herbst (1743-1807).

Invertébrés marins : Ce département compte 40 000 spécimens d’onze phylums comme les porifères, les cnidaires, les échinodermes, etc. Les principales collections ont été faites durant le XIXe siècle et au début du XXe siècle notamment par Christian Gottfried Ehrenberg (1795-1876), Carl Benjamin Klunzinger (1834-1914), Ludwig Heinrich Philipp Döderlein (1855-1936), Fritz Schaudinn (1871-1906), de Willy Georg Kükenthal (1861-1922), ...

Mollusques : Cinq millions de spécimens sont conservés ce qui en fait la deuxième collection en nombre de spécimens du muséum après celle d’entomologie. Nombre d’entre eux ont été rassemblés par Eduard Carl von Martens (1831-1904). Le muséum a acquis, au cours de l’histoire, différentes collections historiques comme celles de Wilhelm Bernhard Rudolph Hadrian Dunker (1809-1885), de Friedrich Paetel (1812-1888), de Franz Alfred Schilder (1896-1970)...

Insectes : Le département compte neuf millions de spécimens, dont la collection d'Arnold Schultze.

Activités scientifiques[modifier | modifier le code]

Dans l'enceinte du Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität zu Berlin, travaillent plus d'une centaine de scientifiques. Ils étudient la collection afin de mieux comprendre l'histoire de la Terre ainsi que le développement et l'évolution de la vie. Ces importants travaux de recherche, méconnus du grand public, forment l'activité principale et la raison d'être du musée. Les spécialistes attachés au musée sont en contact permanent avec des collaborateurs venant du monde entier et participent à de nombreux projets. En plus de cela, des scientifiques de nombreux pays visitent et utilisent les collections du musée.

Sources[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]