Mohammed Bassiri

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Mohammad Basiri (né en 1942 à Tan Tan, dans la zawiya de Sidi Brahim) est fils de Sidi Brahim Basiri ou (LABSSIR), disparu en juin 1970 après son arrestation et dont le décès n'a pas été prouvé, est un chef nationaliste sahraoui.

Mohammad Basiri reçoit les premiers principes de l’enseignement et de la mémorisation du Coran à l’école de la zawiya avant de rejoindre l’école primaire à Rabat, où il obtient le certificat d’études primaires. Il poursuit à Marrakech ses études secondaires à l’université Ibn Youssef. Après l’obtention du baccalauréat en 1963, il se rend en Égypte pour étudier la Charia et les sciences politiques, puis en Syrie dans une école de journalisme.

De retour au Maroc en 1966, Sidi Mohamed Bassir participe à des forums scientifiques et à la vie politique. Il s’installe à Casablanca où il a créé les journaux Achoumoue et Al Assas dans lesquels sont publiés plusieurs articles sur la culture sahraouie, l’histoire du Sahara, et d’autres chroniques d’opinion sur les événements politiques de l’époque au niveau national et international dans lequel affirme que "LeSahara n'a jamais été marocain. Il est obligé de quitter le Maroc et s'installe a' Smara.

En 1967, il fonde le Harakat Tahrir Saqia al-Hamra wa Wadi al-Dhahab (mouvement de libération du Seguia el-Hamra et Oued ed-Dahab), précurseur pacifique du Front Polisario[1].

Une fois informé de son retour à Smara, au Sahara occidental, l’occupant espagnol entreprend plusieurs tentatives d’intimidation contre lui et sa famille, pour le dissuader d’entreprendre des activités politiques ou religieuses dans les milieux sahraouis.[réf. nécessaire]

Le 17 juin 1970, des manifestants conduits par Mohammed Bassiri amènent une pétition au gouverneur général du Sahara espagnol à El Ayoun. Alors que la manifestation se disperse, la police tente d’arrêter les meneurs ; les manifestants résistent, le gouvernement fait intervenir les Tercio Africanos qui tirent sur la foule, faisant 11 morts. Des centaines de personnes sont arrêtées dans les jours suivants dont Basiri qui disparaît en prison, vraisemblablement assassiné ou torturé à mort[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Richard Pennell, Morocco since 1830: A History, New York University Press, 2001, page 336
  2. (es) Alejandro García, Historias del Sáhara: el mejor y el peor de los mundos, Catarata, 2001, ISBN 9788483191309, page 104