Les Arcanes du chaos

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Les Arcanes du chaos
Auteur Maxime Chattam
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Albin Michel
Date de parution 2006
Nombre de pages 458
ISBN 2-226-17322-6
Chronologie
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Les Arcanes du chaos est un thriller géopolitique de Maxime Chattam, publié en 2006, et faisant partie du Cycle de l'Homme.

Ce livre donne un aspect troublant du monde où tout n'est que manipulation, argent et pouvoir, illustré par d'étranges mais authentiques exemples qui mènent à se poser des questions.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Première partie : Le Monde des ombres (chapitres 1 - 20)[modifier | modifier le code]

Yael Mallan travaille dans un magasin de taxidermie le jour, elle voit passer chaque vendredi un homme qu'elle appelle le « Shoggoth », qui y achète des paires d'yeux pour les arborer sur son manteau[1].

Un soir d'août, Yael Mallan perçoit des mouvements étranges dans le miroir de sa salle de bains. Les apparitions se multiplient, et Yael est bientôt contactée par celles qui se nomment les « Ombres », au travers d'événements apparemment fantastiques.

Yael rencontre Thomas, et l'entraîne avec elle dans la quête des indices successifs semés par les Ombres. Yael et Thomas doivent ainsi résoudre successivement plusieurs énigmes liées à Lincoln et Kennedy ou aux symboles du billet de 1 dollar (voir (en) billet de 1 dollar).

Cette quête les entraîne dans les galeries souterraines de Paris, où des tueurs essaient de les éliminer. N'étant plus en sécurité, les deux amis fuient dans un hôtel.

Deuxième partie : Le Royaume des théories (chapitres 21 - 62)[modifier | modifier le code]

Thomas réussit à découvrir l'identité d'un des tueurs (Olivier Languin), et part à sa poursuite avec Yael. Il remontent la piste jusqu'à son supérieur (Lubrosso) à Herblay.

De retour à Paris, ils réussissent à survivre à une tentative d'assassinat dans l'hôtel que Thomas avait réservé à l'aide de la carte bleue de Yael, ainsi qu'à une course poursuite avec un 4x4 piloté par les tueurs.

Yael et Thomas se réfugient chez un ami de Thomas, Kamel Nasir, un partisan des théories du complot. Le blog de Kamel Nasir entrecoupe d'ailleurs les différents chapitres du livre.

Yael et Thomas trouvent l'indice suivant au lac de Vallon, où ils échappent encore aux tueurs qui ont retrouvé leurs traces.

Yael réalise que le chiffre 666 se retrouve sur les codes-barres, marquant tous les échanges commerciaux (cf. chapitre 49 ; page 330/333). En cherchant sur internet, ils trouvent un banquier suisse, Bonneviel, dont la photo révèle que c'est le Shoggoth du magasin de taxidermie.

Yael apprend aussi que son grand-père est mort assassiné lors de la coulée de boue de 1943, et qu'un homme se faisant passer pour son père a posé les mêmes questions un an auparavant.

Ils se rendent à Genève, mais Bonneviel est absent. Yael trouve un dossier à son nom dans le bureau du banquier. Un schéma lie ses parents et elle à deux hommes : Carl Petersen et James R. Goatherd.

Yael et Thomas arrivent à semer les tueurs en découvrant qu'ils les repèrent grâce à la puce RFID du pass Navigo de Yael. De retour à Paris, Yael découvre que les ombres des miroirs sont produites par des minuscules caméras cachées dans les glaces.

Elle se rend compte qu'elle a été manipulée. Bonneviel ayant été assassiné, il en lui reste plus qu'à aller aux États-Unis retrouver Carl Petersen.

Troisième partie : L'Empire du chaos (chapitres 63 - 85)[modifier | modifier le code]

Thomas et Yael s'embarquent en clandestins depuis Le Havre et arrivent sans encombre à New York. Carl Petersen explique à Yael que Goatherd a manipulé sa vie dans le cadre d'un "jeu" auquel participent les "Ombres" et leurs "pions".

Les « Ombres » sont en fait des milliardaires, dont le passe-temps est de contrôler des vies humaines afin de jouer avec l'histoire. C'est en vérité Bonneviel qui a manipulé Yael depuis sa jeunesse, provoquant l'accident qui a stoppé sa carrière sportive et assassinant sa mère dans un faux accident de voiture.

Laissant Thomas seul, Yael retrouve Goatherd, mais ne peut le tuer et est capturée. Goatherd lui explique pourquoi Bonneviel l'a choisie, elle, pour le tuer en énumérant les coïncidences entre Yael et Goatherd (comme le nom de la fille de Goatherd et la nationalité de Yael: France). Il lui révèle aussi que Thomas était employé par Bonneviel pour l'encadrer.

Le lendemain, Yael et Thomas se retrouvent en haut du World Trade Center à 8:15. Ils y ouvrent une lettre que Goatherd a donné à Yael, et qui contient des billets de dollars, qui une fois pliés révèlent un bâtiment en flammes qui s'écroule, un passage de la Genèse sur la Tour de Babel (Genèse 11-9) ainsi que des coupures de journaux sur la chute de Salvador Allende le 11 septembre 1973 et la destruction des deux tours de Radio Portales et Radio Corporacion ce jour-là.

On est le 11 septembre, et un avion s'écrase à 8h46 sur le World Trade Center, tuant Yael et Thomas.

Personnages du roman[modifier | modifier le code]

  • Yael Mallan : personnage central de l'histoire, jeune femme célibataire de 27 ans habitant Paris travaillant dans un magasin de taxidermie et naturalisation. Elle sera contactée un soir par les "Ombres" par l'intermédiaire de son miroir de salle de bains.
  • Thomas : journaliste indépendant d'origine canadienne anglaise (Vancouver) qui rencontrera Yael dans un bar parisien et deviendra par la suite son compagnon. Il est en fait chargé d'encadrer Yael.
  • Kamel Nasir : ami de Thomas qui apportera son aide aux deux héros du roman. Il tient un blog qui entrecoupe les chapitres du roman dans lequel il dénonce le comportement de l'administration George Bush au moment des attentats du 11 septembre 2001.
  • Bonneviel : banquier suisse. Il fait partie des "Ombres" qui contactent Yael, et tente de la manipuler afin de tuer son rival, Goatherd.
  • Goatherd : puissant homme d'affaires américain. Il fait échouer l'attentat organisé contre lui par Bonneviel en tentant d'abord de faire assassiner Yael par ses tueurs, puis en la capturant à New York.
  • Serge Lubrosso : homme de main de Goatherd, qui engage des assassins dont Languin à la poursuite de Yael.
  • Olivier Languin : homme de main de Serge Lubrosso qui tentera vainement d'assassiner Yael.

Critique[modifier | modifier le code]

Pour écrire son roman, Chattam s’est inspiré des théories du complot, particulièrement vivaces après les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Le roman commence par des événements fantastiques, mais au fur et à mesure de l'intrigue, on s'aperçoit que tout a une explication rationnelle.

L'écrivain s'appuie sur beaucoup d'exemples tirés de la réalité. Certains passages peuvent d'ailleurs paraître longs et nuire à la fluidité de l'intrigue.

Maxime Chattam entrecoupe le roman d'extraits du blog de Kamel Nasir. Ce blog est écrit après les événements du 11 septembre, alors que l'intrigue se déroule avant, et qu'elle se termine au moment de ces attentats. Le blog de Nasir permet aussi à l'écrivain de s'affranchir de l'intrigue romancière pour donner au lecteur des éléments de réflexion directement puisés de la réalité. Les extraits du blog permettent de donner une perspective à l'histoire elle-même.

Anachronismes[modifier | modifier le code]

L'histoire se passe avant le 11 septembre 2001, comme il est révélé à la fin du roman, ce qui engendre deux anachronismes :

  • Le roman fait référence au passe Navigo, dont la mise en place n'a pourtant commencé qu'en 2006.
  • Au cours de l'histoire, Thomas, qui a besoin de liquide, déclare avoir retiré 3 000 euros à un distributeur. Or, ce n'est qu'en 2002 que les euros en billets ont été mis en circulation.

Exemples tirés de la réalité[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Édition imprimée
Livre audio
  • Maxime Chattam (auteur), Véronique Groux de Miéri (narratrice) et Hervé Lavigne (narrateur), Les Arcanes du chaos, La Roque-sur-Pernes, Éditions VDB, coll. « Thriller »,‎ 20 novembre 2008 (ISBN 978-2-84694-704-6, notice BnF no FRBNF41403860)
    Support : 2 CD audio ; durée : 14 h 5 min environ ; référence éditeur : VDB MP3/179.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom Shoggoth est une référence au monstre imaginé par H. P. Lovecraft dans Les Montagnes hallucinées qui dispose d'un myriade d’yeux