Marcel Béliveau

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Marcel Béliveau (né le 19 novembre 1939 à La Tuque, au Québec, Canada et mort le 28 mai 2009 à Montréal) est un animateur, réalisateur et comédien québécois. Il est décédé à l'âge de 69 ans des suites d'un cancer du poumon[1].

Son nom reste associé à l'émission télévisée de caméras cachées Surprise sur prise qu'il a créée et animée, et qui fut un succès d'abord au Québec, puis en France à partir de 1989.

Carrière[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

La carrière de Marcel Béliveau a débuté lorsqu’il a décidé de se faire passer pour un médecin et de rédiger une chronique dans le quotidien Montréal-Matin.

Empruntant un costume de médecin, il était même allé jusqu’à faire passer des visites à ses collègues de travail.

Dans les années 1970, il crée des capsules[C'est-à-dire ?] sur le thème Le monde à l'envers à la station de radio montréalaise CKAC. Dans ces capsules, il piège des personnes prises au hasard dans la rue en les interrogeant sur des prétendues nouvelles fictives et farfelues. Ces capsules sont donc le précurseur du concept télévisuel de Surprise sur prise qu'il créa plus tard.

Au début des années 1980, il anime l'émission de télévision Un monde en folie avec Gaston Lepage sur Télé-Métropole (maintenant devenue TVA).

L’arrivée en France[modifier | modifier le code]

Marcel Béliveau arrive en France à la fin des années 1980.

L’époque « Surprise sur prise »[modifier | modifier le code]

Surprise sur prise (imaginée par Marcel Béliveau) est d'abord une émission à succès au Québec diffusée sur TQS et, par la suite, sur Radio-Canada.

En 1989, pour rentabiliser les coûts élevés de production de Surprise sur prise, Marcel Béliveau doit chercher des diffuseurs à l'étranger. L'émission arrive ainsi en France : sur Canal + (chaîne payante où la diffusion est cryptée), puis en clair sur TF1 trois mois après, avec une première diffusion le samedi 21 octobre 1989.

L’humoriste québécois coanime successivement cette émission avec les animateurs français Bernard Montiel, Jean-Pierre Foucault, Patrick Roy, Christophe Dechavanne et Patrick Sébastien ainsi qu'Alexandra Bronkers, avant de la représenter avec Georges Beller sur France 2. Thierry Beccaro animera l'émission en solo sur France 2.

Ce concept qui consiste à piéger, avec l'utilisation de caméras cachées, des célébrités, rencontre un grand succès en France et reste sur les écrans jusqu'en 1998.

L’après-Surprises sur prise[modifier | modifier le code]

Marcel Béliveau prend sa retraite et enseigne sa propre technique de golf, La Méthode Béliveau, mais le goût du rire et des caméras l'attirent et il travaille encore sur de nombreux projets[réf. nécessaire].

Il rédige notamment des articles humoristiques sur le site Planète Québec, articles dans lesquels il n'a rien perdu de sa verve : « Je n’ai pas dit que mon chat est con parce qu’il est français. Il est con parce que je le trouve con. Il est français parce qu’il est né en France. »

Il n'a pas été invité aux 15 ans de l'émission Surprise sur prise dont il est pourtant le symbole, sous prétexte qu'il en avait vendu les droits.

La vie de Béliveau devrait faire l’objet d’une série télévisée de six heures où toutes ses joies et ses drames seront narrés : de ses deux infarctus et ses trois cancers, à ses nombreuses femmes, en passant par sa nombreuse progéniture.

Depuis 2003, il avait une chronique sur le site web Planète Québec.

Marcel Béliveau préparait un projet de « cinéma-réalité » du nom de Georges Henri T. est décédé, qui devait sortir en 2007 au Québec. En avril 2007, Marcel Béliveau lance un recueil de pensées, Un whisky pour l'esprit, publié chez Amérik Média.

Un documentaire pour la télé est lancé en parallèle.

Suite à une série de déboires légaux et financiers opposant Marcel Béliveau et la maison de production Interactivision, le projet de film Georges-Henri T. est décédé est arrêté depuis l'été 2008, après plus d'un an de retard.

Le tournage du film, qui devait mettre en scène 15 comédiens amateurs, gagnants d'un concours intitulé Cinéma Académie, s'est arrêté en août 2008. Marcel Béliveau devait réaliser ce film, mais il a été remplacé à la dernière minute et le tournage du film n'a duré qu'une semaine.

Marcel Béliveau apprend à l'été 2008 qu'il souffre d'un cancer. L'homme demeure toutefois optimiste malgré le triste bilan de ses médecins. Il meurt, suite à cette longue maladie, le 28 mai 2009 à Montréal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Marcel Béliveau s'éteint », sur Radio Canada, Société Radio-Canada (consulté le 29 mai 2009) : « Marcel Béliveau avait survécu à deux infarctus et à deux cancers avant d'apprendre, en 2008, que la maladie était revenue et que ses jours étaient comptés. »

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