Madame Desbassayns

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Marie Anne Thérèse Ombline Desbassayns, née Gonneau-Montbrun, connue sous le nom de Madame Desbassayns ou Madame Desbassyns, est une grande propriétaire foncière de l'île de La Réunion née le 3 juillet 1755 à Saint-Paul et morte le 4 février 1846. Elle est l'un des personnages les plus célèbres de l'histoire de La Réunion pour avoir été à la tête d'un grand domaine et, par conséquent, de l'une des plus grandes fortunes de l'île, en particulier après la mort de son mari Henri Paulin Panon Desbassayns.

Un long documentaire-fiction[1] a été réalisé sur la vie de cette grande figure de l'Histoire de La Réunion. Un film réalisé en 2014 par William CALLY, une production de Kapali Studios Création (KSC), en partenariat avec Réunion 1ere et France Ô. Ce film est à l'heure d'aujourd'hui considéré comme le plus grand film jamais réalisé sur un personnage Historique de l'île de La Réunion[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Héritière fortunée, elle épouse en 1770, en l'église de Saint-Paul, Henri Paul Panon, dit Desbassayns, petit-fils d'Auguste Panon dit l'Europe et de Françoise Chastelain. De vingt-trois ans son aîné, il lui donnera onze enfants[2].

Après la mort de son mari, survenue en 1800, elle gère le patrimoine familial avec une remarquable habileté et fermeté et apparaît à cette occasion comme une femme de trempe à la santé de fer, travailleuse et organisée.

Son immense propriété, qui s'étend sur plusieurs centaines d'hectares notamment à Saint-Gilles et au Bernica employait, en 1845, 406 esclaves d'après son testament[3] (respectivement, 295 et 111). Ils travaillaient essentiellement à la culture du café et de la canne à sucre, la seconde se développant désormais plus vite que la première.

Madame Desbassyns acheta une glacière en altitude. Les esclaves cassaient la glace en morceaux, puis les transportaient jusqu'à la Rivières des Pluies pour le fils de Madame Desbassyns.

Avec ses fils, Madame Desbassayns développe l'industrialisation de la culture de cette plante. D'une ferveur religieuse intense, elle peut dès lors faire construire, en 1842, une chapelle destinée à sa famille et ses esclaves, non loin de sa maison de Saint-Gilles-les-Hauts, la chapelle Pointue.

Elle s'éteint le 4 février 1846 à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

D'un autre côté, on remarque qu'elle fut la seule propriétaire à avoir ouvert un hôpital pour ses esclaves[réf. nécessaire]. En outre, elle fait montre d'une position très moderne dans son testament : « Au moyen de cette rente, je veux et entends que les esclaves et pauvres habitants des environs, en vue desquels principalement j'ai fait construire ladite chapelle, y aient des places gratuites et ne soient soumis à ce sujet, à aucune rétribution généralement quelconque ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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