Histoire de La Réunion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Chronologie[modifier | modifier le code]

Avant le XVIe siècle, seuls les Arabes et les Austronésiens (habitant l'Indonésie et la Malaisie d'aujourd'hui) connaissent l'océan Indien. Le premier nom donné à La Réunion le fut par les Arabes bien avant 1450 : Dina Morgabin, qui signifie l'île de l’Ouest.

En 1498, Vasco de Gama arrive dans cet océan, remonte le canal du Mozambique, explore Madagascar, l'île de Mozambique et va jusqu'à Calicut, en Inde. Au passage, il détruit la ville de Kingani au nord de Madagascar. La colonisation européenne de l'Océan Indien commence avec cette première grande expédition.

1502 - 1664 : De la découverte au peuplement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire ancienne de la Réunion.
Deux Hollandais assis sur une tortue aux premières heures de l'histoire humaine de La Réunion.

Après les Portugais, les Anglais et les Hollandais, les Français s'engagent dans l'aventure coloniale. Ils « découvrent » les îles et s'y installent, utilisant la main-d'œuvre esclave, achetée principalement en Afrique et à Madagascar

1504 
le premier navigateur européen à avoir croisé au large de La Réunion est Diego Fernandez Peteira. Il baptise alors La Réunion Santa Apollonia.
1513 
Pedro de Mascarenhas croise au large de l'archipel formé par La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues et lui donne son nom: Mascareignes
1611 
le 27 décembre, l'expédition de l'amiral hollandais Pieter Willemsz Verhoeff (Pierre-Guillaume Veruff), de retour de Java, passe à vue de La Réunion, mais n'y débarque pas.
1613 
le 23 mars, le navire Pearl, de retour de Ceylan, fait escale à La Réunion et son capitaine, Samuel Castelton, baptise l'île encore inhabitée England's forest[1]. Il décrit une île paradisiaque vierge avec des cours d'eau, des animaux : tortues, tourterelles, perroquets, ibis de La Réunion (ou solitaire), anguilles, canards, oies, tous extrêmement facile à tuer.
1638 
le 25 juin, première prise de possession des îles Mascareignes par la France.
1642 
le 29 juin, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du roi de France et la rebaptisent île Bourbon. Premier débarquement à Saint-Paul.
1646 
12 mutins de Fort Dauphin (petit comptoir vers la route des Indes dans le Sud de Madagascar) sont abandonnés à La Réunion jusqu'en août 1649. Le 7 septembre, on les ramène à Fort Dauphin, mais certains sont fâchés de revenir. Une première carte de l'île est dressée avec les information de ces mutins. première carte.
1649 
décembre : Flacourt est séduit par la description de l'île par les mutins. L'île prend alors de l'intérêt. Sur le bateau Le Saint-Laurent, Flacourt prend possession pour la troisième fois de La Réunion. Il y débarque quatre génisses, un taureau et il revient avec des cochons salés. L'île Bourbon est toujours vierge.
1654 
seconde colonisation de l'île Bourbon par des gens de « mauvaise compagnie ».
1663 
le 10 novembre: Le Saint-Charles mouille à la Grotte des Premiers Français à Saint-Paul. L'île Bourbon est définitivement occupée par les Français. Deux Français s'y installent, Louis Payen et un collègue, et avec eux dix serviteurs malgaches dont trois femmes. Elle devient colonie à part entière et aussi la première base française de l'océan Indien.

1665 - 1764 : La période de la Compagnie des Indes[modifier | modifier le code]

Pendant un siècle, la Compagnie des Indes administre directement l'île Bourbon qui lui est concédée par le Roi de France. En 1665, l'île accueille son premier gouverneur, Étienne Regnault, agent de la Compagnie des Indes. L'administration crée les premiers quartiers, exploite les richesses (tortues, gibier…) et accorde les premières concessions. En 1667 naît le premier enfant connu de Bourbon, mais il est probable que les premières femmes malgaches arrivées en 1663 avec Louis Payen aient déjà mis au monde des enfants. La colonisation définitive de l'île commence avec l'arrivée des premiers colons français accompagnés d'une main-d'œuvre malgache qui n'est pas encore officiellement asservie. Les « serviteurs » sont au service des colons de la Compagnie des Indes.

1665 
Étienne Regnault devient chef de la première véritable colonie. L'île Bourbon compte 30 à 35 personnes. La colonie est basée au Camp Jacques à droite de l'embouchure de l'Étang de Saint-Paul.
1667 
naissance de Saint-Denis et de Sainte-Suzanne.
1671 
l'île Bourbon compte 76 personnes.
1674 
l'île Bourbon accueille les rescapés du massacre de Fort Dauphin, et devient alors la seule escale française sur la route des Indes. L'île compte alors 150 personnes. Pendant six ans, l'île va tomber dans l'oubli et la colonie va prospérer.
1680 
le Père Bernardin essaye d'intéresser Louis XIV à l'île Bourbon.
1686 
l'île Bourbon compte 216 personnes.
1689 
M. De Vauboulon devient le premier administrateur et législateur de l'île.
1700 
Versailles prend en considération cette escale sur la route des Indes. L'île est de plus en plus fréquentée.
1704 
l'île compte 734 personnes.
1708 
1ère expédition de Moka qui ramène 1 500 tonnes de café du Yémen à Saint-Malo
1712 
2ème expédition de Moka
1715 
la Compagnie des Indes orientales charge Guillaume Dufresne d'Arsel d’implanter à La Réunion des plants de Moka, via la troisième des expéditions de Moka. Dès septembre 1715, six plants de Moka, offerts par le sultan du Yemen, sont ensemencés à Saint-Paul de la Réunion, sous l'autorité du gouverneur de la Réunion Antoine Desforges-Boucher. La compagnie des Indes orientales organise la production, l'achat de graines, construit des greniers et des routes. Elle offre des concessions gratuites à tout colon de 15 à 60 acceptant d'entretenir 100 plants de café.
1718 
nouvelle richesse de l'île, le café fait entrer Bourbon dans la grande aventure de la prospérité économique. Le développement de cette ressource s'accompagne d'un fort courant d'importation d'esclaves.
1719 
jusqu'en 1735, l'exportation annuelle de café atteint les 100 000 livres. L'île Bourbon « accueille » 1 500 esclaves supplémentaires par an. Ils proviennent d'Afrique, de l'Inde et de Madagascar.
1728 
Dans une lettre au ministre de la Marine du 27 avril 1728, le gouverneur de la Réunion Pierre-Benoît Dumas s'enthousiasme :"On ne peut rien voir de plus beau que les plantations de café qui se multiplient à l'infini. Cette île sera dans peu capable d'en fournir au-delà de la consommation du royaume".
1735 
Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais devient le premier gouverneur général des îles de Bourbon et de France. L'île de France devient plus importante que Bourbon : elle bénéficie d'un port naturel, Port-Louis, base navale idéale pour la lutte maritime que se livrent l'Angleterre et la France pour la domination de l'Inde. L'Ile Bourbon est cantonnée au rôle de pourvoyeuse de l'Ile de France et des flottes de guerre et de commerce en denrées alimentaires.
1738 
Saint-Denis devient le chef-lieu de l'île au détriment de Saint-Paul.
1741 
les jeunes de l'île Bourbon sont recrutés pour la guerre contre les Britanniques en Inde.
1744 
la production de café atteint 2 500 000 livres. L'île compte 2 500 habitants.
1754 
il y a 3 376 blancs et 13 517 esclaves. (recensement effectué par le Conseil Supérieur de l'île)
1756 
jusqu'en 1763, l'île Bourbon participe au conflit opposant la France aux Britanniques en Inde.
1763 
l'île compte 22 000 personnes dont 18 000 esclaves.
1764 
le roi rachète les Mascareignes à la Compagnie des Indes après la faillite de cette dernière. L'île entre pendant 30 ans dans une période économique très faste avec l'exportation des épices et du café.

1764 - 1788 : La période royale[modifier | modifier le code]

Dans cette période, l'île connaît de nombreux changements administratifs et judiciaires. Sur le plan économique, c'est la période des épices. Le gouverneur Pierre Poivre introduit notamment des épices (girofle, muscade) qui apportent un modeste complément à la culture du café. L'action de Pierre Poivre a considérablement enrichi et diversifié la flore de l'Ile.

1767 
le 14 juillet, la France récupère officiellement les Mascareignes.
1768 
l'île Bourbon compte 45 000 esclaves et 26 284 habitants libres (Blancs et libres de couleur).
1772 
plantation des premiers girofliers dans l'île.
1788 
l'île compte 47 195 habitants.

1789 - 1815 : La période révolutionnaire et impériale[modifier | modifier le code]

La culture du café à l'île Bourbon.

Ces deux périodes sont des périodes troubles pour l'île, qui subit les contrecoups des guerres de la Révolution et l'Empire. Les tensions naissent surtout quand l'Assemblée Coloniale créée par la Révolution refuse d'abolir l'esclavage.

L'île Bourbon devient en 1793 l'île de La Réunion. Cependant Napoléon transforme à nouveau le statut de l'île en la plaçant sous l'autorité d'un capitaine général résidant en île de France. L'assemblée coloniale est supprimée et l'esclavage rétabli en 1802.

L'île prend le nom d'île Bonaparte en 1806. Elle reprendra le nom de Bourbon en 1814.

1789 
Révolution : l'assemblée coloniale prend le pouvoir aux mains de l'administration royale.
1793 
jusqu'en 1795, l'île connaît une grave pénurie de denrées alimentaires, mais grâce aux corsaires, elle parvient à subsister.
1794 
le 8 avril, l'île rompt avec le passé et adopte le nom d'île de La Réunion à la suite de La Réunion des révolutionnaires qui ont chassé le roi Bourbon du trône. Le gouverneur royaliste est arrêté.
1795 
l'île refuse l'abolition de l'esclavage mais adopte un système plus souple. La Réunion est soumise au régime révolutionnaire montagnard.
1796 
refus officiel de l'abolition de l'esclavage.
1798 
la Réunion devient hors-la-loi vis-à-vis de la métropole et s'enferme dans une autonomie.
1799 
l'assemblée coloniale impose à l'île une véritable dictature.
1801 
la Réunion revient sous le contrôle de la France après la prise de pouvoir de Bonaparte.
1802 
la Loi du 20 mai 1802 maintient l'esclavage.
1806 
août, La Réunion prend le nom d'île Bonaparte.
1807 
des catastrophes naturelles exceptionnelles ravagent toutes les cultures de café et de giroflier. Ces événements précipitent l'abandon du café, dont l'intérêt économique décline. Les exploitants se tournent vers la canne à sucre, dont les débouchés en métropole s'acroissent considérablement depuis la perte, par la France, de Saint-Domingue (Haïti) et avec le passage de l'Ile de France (île Maurice) sous domination anglaise.
1808 
l'île, sans défense, subit le blocus de la flotte britannique.
1809 
1810 
  • Le 7 juillet, les Britanniques débarquent à la Grande Chaloupe et font route vers Saint-Denis.
  • Le 8 juillet a lieu la bataille de la Redoute. La Réunion capitule. Le 9 juillet, l'île reprend le nom d'île Bourbon. Jusqu'en 1815, l'occupation britannique s'effectue sans évènement notable.
  • Le premier établissement d'enseignement supérieur ouvre à Saint-Denis : c'est le collège Royal.
1815 
par le traité de Paris de 1814, les Britanniques retrocèdent l'île à la France le 6 avril : c'est la seule île de l'océan Indien qui soit rendue à la France. L'île compte alors 68 309 habitants. La culture de la canne à sucre se développe, mais l'île ne peut plus subvenir à ses besoins alimentaires.

1815 - 1848 : De la Restauration à l'abolition de l'esclavage[modifier | modifier le code]

Plus de 45 000 esclaves sont introduits à Bourbon entre 1817 et 1831. La traite clandestine est tolérée par les autorités de Bourbon malgré l'interdiction officielle de 1815 (Congrès de Vienne). En 1830, après les Trois Glorieuses, la monarchie de Juillet gouverne en métropole. La traite est énergiquement combattue. Les lois Mackau (1845) adoucissent le régime des esclaves.

1820 
épidémie de choléra.
1825 
le premier déplacement d'Europe à La Réunion par bateau à vapeur prend 113 jours.
1829 
nouveau cyclone qui dévaste l'île.
1831 
création de la chambre de commerce.
1832 
le premier Conseil Général est élu.
1840 
découverte de la fécondation artificielle de la vanille par Edmond Albius.
1845 
mesures préparatoires à l'abolition de l'esclavage.
1848

1849 - 1946 : De l'abolition de l'esclavage à la départementalisation[modifier | modifier le code]

L'esclavage est aboli mais l'île reste une colonie française jusqu'en 1946. Un nouveau système d'asservissement des hommes - « l'engagisme » ou concept plus adapté le « servilisme » - est à la base de la nouvelle organisation économique et sociale de l'île. Au 1er janvier 1848, la population esclave s'élève à 62 151 individus soit 60 % de la population totale. Libérés le 20 décembre 1848, les affranchis auront chacun un nom (attribué par l'administration coloniale) rajouté à leur ancienne appellation d'esclave. Une minorité d'entre eux acceptent de rester auprès de leurs anciens maîtres, les autres vagabondent dans l'île ou se réfugient dans les hauteurs de l'île à la recherche de terres libres à défricher.

Plus de 100 000 "engagés" Malgaches, Indiens (Zarabes du nord et Malabars du sud) Chinois et Africains (Cafres) seront introduits dans la colonie par les propriétaires d'anciens esclaves pour remplacer ceux-ci sur les plantations[2].

L'île prend le nom d'île de La Réunion après la promulgation du décret du 7 mars 1848, le 9 juillet 1848 à La Réunion…

1849 
premières élections au suffrage universel.
1852 
Hubert-Delisle devient Gouverneur le 8 août.
1855 
ouverture du Muséum d'histoire naturelle.
1859
1860
  • Le 21 avril : inauguration de l'hôtel de ville de Saint-Denis.
  • L'île compte 179 190 habitants.
  • La traversée en bateau depuis l'Europe ne demande plus qu'une cinquantaine de jours, contre le double en 1840.
1865 
épidémie de typhus.
1868 
grand incendie de Salazie. Émeute et état de siège à Saint-Denis pendant six mois.
1870 
le 22 octobre: départ volontaire de créoles pour la guerre contre la Prusse.
L'île compte 193 360 habitants.
1878 
travaux pour la construction du port et du chemin de fer.
1882 
livraison des deux premières lignes de chemin de fer : Saint-Benoît-Saint-Denis, le 11 février, et Saint-Louis-Saint-Pierre, le 19 juin.
1885 
fin de l'immigration indienne.
1886 
livraison du port de la Pointe des Galets.
1890 
la traversée en bateau depuis l'Europe ne demande plus que 21 jours.
1894 
livraison du pont suspendu de la Rivière de l'Est.
1897 
La Réunion compte 173 190 habitants.
Timbre de La Réunion datant de 1907.
1900 
première automobile dans l'île.
1901 
l'île exporte 41 500 tonnes de sucre.
1907 
Saint-Gilles brûle entièrement.
1910 
incendie du lycée de La Réunion, l'actuel lycée Leconte de Lisle, reconstruit.
1911 
création du musée des Beaux Arts, l'actuel musée Léon Dierx.
1914 
élection législative la plus sanglante de La Réunion (14 morts, 300 blessés). Les Créoles participent à la Grande Guerre.
1923 
La Réunion exporte les produits suivant : sucre, vanille, manioc, géranium, ylang ylang, vétyver, café, cacao, thé, tabac, chouchou, aloes, maïs, fruits et légumes.
1924 
naissance de Raymond Barre à Saint-Denis, le 12 avril.
1925 
une liaison Le Port-Marseille en paquebot est inaugurée.
1929 
26 novembre: Atterrissage du premier avion sur l'île dans un champ de 300 mètres Sainte-Marie.
1936 
19 décembre-28 décembre: première liaison aéropostale Le Bourget-Gillot.
1939 
la Seconde Guerre mondiale.
1942 
le 30 novembre, La Réunion se rallie à la France libre.
1946 
le 19 mars, la colonie est intégrée dans l'État français et devient département français d'outre-mer. Il s'ensuit une rapide modernisation de l'île : éducation, santé, croissance économique, expansion démographique...

Depuis 1947 : De la départementalisation à aujourd'hui : l'époque des grandes mutations…[modifier | modifier le code]

De 1947 à nos jours, l'île de La Réunion connaît une accélération de son histoire. En un demi-siècle, les bouleversements sociaux, économiques, politiques sont considérables. La société de plantation de l'époque coloniale laisse la place à la société de consommation, mais l'économie réunionnaise reste fragile, artificielle, déséquilibrée avec un secteur tertiaire hypertrophié et des transferts sociaux abondants qui entretiennent un assistanat aux conséquences catastrophiques. En l'espace d'un demi-siècle, la population (227 000 habitants en 1946) a triplé (740 000 habitants en 2004), résultat de progrès médicaux considérables entraînant une baisse spectaculaire de la mortalité tandis que la natalité reste forte, et, plus récemment d'un pouvoir attractif de l'Ile qui attire de plus en plus d'immigrants de la métropole, d'Europe et de l'océan Indien. La croissance économique, bien que forte, ne suffit pas à donner de l'activité à toute cette population, d'où l'importance du taux de chômage.

1948
Un cyclone dévaste La Réunion: des vents de 300 km/h font 165 morts et 3 milliards de francs CFA de dégâts.
1952
Débuts de la Sakay à Madagascar.
1960
Les cyclones sont désormais baptisés par des noms féminins.
1960-1962
La Réunion est envisagée comme site d'essais nucléaires[3].
1962
Le cyclone Jenny fait 37 morts et 150 blessés (28 février).
L'île compte 354 294 habitants.
1963
Le 6 mai, Michel Debré est élu pour la première fois à La Réunion aux élections législatives.
Michel Debré crée le Bumidom.
1964
Construction du barrage hydroélectrique de Takamaka
1965
Saint-Pierre, « capitale du Sud » devient sous-préfecture de l'île.
"Enfants de la Creuse" : Des centaines d'enfants "orphelins" sont déplacés pour repeupler la Creuse et soulager leurs familles.
1975
Le 1er janvier marque l'abandon du franc CFA au profit du franc français.
1976
Monseigneur Gilbert Aubry devient le premier évêque réunionnais du diocèse de La Réunion.
La route du Littoral, qui relie Saint-Denis à La Possession en 11,7 km, est livrée le 5 mars après 29 mois de travaux. Elle a coûté 230 millions de francs.
1978
Premiers jeux des îles de l'océan Indien.
1983
Le 2 mars, le premier Conseil Régional français est élu. Il siège sur la Région Réunion.
1984
Création de l'Académie de La Réunion.
1996
Le 1er janvier, le président de la République Jacques Chirac, instaure l'égalité sociale avec la métropole.
1999
La Réunion compte 700 000 habitants.
2000
Un projet de bidépartementalisation de La Réunion est abandonné.
2002
Le cyclone Dina passe à 45 km des côtes nord l'île (22-23 janvier 2002).
2006
Epidémie de Chikungunya.
2009
Le 23 juin, la route des Tamarins est ouverte à la circulation.

Exégèse[modifier | modifier le code]

Les esclaves ou noirs marrons, le peuplement des hauts.
Les producteurs de canne avaient recours à l'esclavage pour exploiter leurs plantations. La main d'œuvre venait surtout d'Afrique de l'Est (les "cafres"), de Madagascar, de Guinée et d'Inde. Un petit nombre d'esclaves parvenaient à s'enfuir des propriétés, et cherchaient refuge dans les zones montagneuses. On appelle ces esclaves les Marrons, terme créole qui signifie "fugitif" ou "sauvage". Ces fuyards étaient pourchassés par des chasseurs professionnels de marrons et par la gendarmerie.
L'accroissement considérable des effectifs d'esclaves, l'existence de marrons qui se livraient à des rapines nocturnes, créaient pour les blancs un climat d'insécurité croissant, d'où résultaient un antagonisme croissant entre blancs et noirs, une sévérité toujours accrue des maîtres, des révoltes d'esclaves durement réprimées...
Le développement des exploitations caféières a enrichi certains exploitants, mais d'autres, ne pouvant acquérir autant d'esclaves que nécessaire, se voyaient acculés à céder leurs propriétés, ruinés par la baisse des cours du café. Ils se réfugiaient sur les hauteurs de l'île, vivant pauvrement de cultures vivrières : on les a nommés les "petits blancs des hauts". La population des Hauts augmentait avec ces nouveaux arrivants et les zones centrales de l'île se peuplèrent : les cirques de Salazie et de Cilaos, le plateau de la Plaine des Palmistes et de la Plaine des Cafres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Purchas (1625), His Pilgrimes, vol.I p.331-332
  2. Article et documents sur les engagés de la Réunion
  3. Jean-Marc Régnault, « La France à la recherche de sites nucléaires (1957-1963) », Cahier du Centre d'études d'histoire de la défense, no 12 « Science, technologie et Défense. Stratégies autour de l’atome et de l’espace (1945-1998) »,‎ 1999, p. 24-47 (ISSN 2-9515024-0-0, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :