Madam C.J. Walker

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Madam C.J. Walker

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Madam C.J. Walker.

Nom de naissance Sarah Breedlove
Naissance 23 décembre 1867
Delta, paroisse de Madison, Louisiane
Décès 25 mai 1919 (à 51 ans)
Irvington, New York
Nationalité américaine
Profession personnalité du monde des affaires
Distinctions
Descendants

Madam C.J. Walker, née le 23 décembre 1867 dans la paroisse de Madison en Louisiane et morte le 25 mai 1919 à Irvington, New York, est une femme d'affaires afro-américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Sarah Breedlove naît en 1867 à Delta, un village de la paroisse de Madison. Fille d'anciens esclaves, elle est le premier enfant de la famille né après la proclamation d'émancipation[1]. Après avoir perdu ses parents, elle vit à Vicksburg, Mississippi, avec sa sœur aînée[2],[3]. À l'âge de quatorze ans, elle épouse un ouvrier, Moses McWilliams, qui meurt en 1887. Malgré son manque de formation, la jeune femme doit subvenir aux besoins de leur fille Lelia, née deux ans plus tôt[2]. Elle remonte le Mississippi et s'établit à Saint-Louis, Missouri, où elle exerce le métier de blanchisseuse et suit des cours du soir[3]. Elle y rejoint ses frères Alexander, James et Solomon, devenus barbiers[4]. Elle fréquente l'église méthodiste St. Paul, ce qui lui permet de côtoyer les membres de la bourgeoisie noire locale[5],[6].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle fait fortune grâce à sa société, Madam C.J. Walker Manufacturing Company, spécialisée dans les produits cosmétiques et capillaires. En tant que femme afro-américaine, elle fait figure à double titre de pionnière dans le secteur de la grande industrie américaine, qui était à son époque sous le contrôle quasi-exclusif des Blancs de sexe masculin[7].

Engagements[modifier | modifier le code]

C.J. Walker s'implique, en parallèle de son activité commerciale, dans la défense des droits des femmes et des Afro-Américains. Elle participe notamment au financement de plusieurs associations comme la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) dont elle finance à hauteur de 5 000 dollars une campagne contre le lynchage. En 1918, elle est élue vice-présidente de la National Equal Rights League (en), fondée par William Monroe Trotter (en).

Hommages[modifier | modifier le code]

Madam C.J. Walker est inscrite au National Women's Hall of Fame.

Un timbre a son effigie est émis en 1998 par l'administration des postes des États-Unis d'Amérique (USPS). Il fait partie d'une série consacrée à l'histoire des Afro-Américains[8].

Famille[modifier | modifier le code]

Les parents de Madam C.J. Walker, Owen et Minerva Breedlove, nés aux alentours de 1828, sont esclaves et travaillent sur la propriété d'un riche planteur, Robert W. Burney. Ils ont quatre autres enfants avant sa naissance[1].

Sa fille Lelia, née en 1885 de son premier mariage, est plus connue sous le nom de A'Lelia Walker (en)[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b A'Lelia Bundles, p. 25-26
  2. a et b (en) John N. Ingham, « Biographie de Madam C.J. Walker », American National Biography,‎ 2014
  3. a et b (en) Anne Commire et Deborah Klezmer, Dictionary of Women Worldwide : 25,000 Women Through the Ages, Thomson Gale,‎ 2007, 2572 p. (ISBN 0-7876-7585-7, lire en ligne), p. 1951-1952
  4. A'Lelia Bundles, p. 44
  5. A'Lelia Bundles, p. 46, 49
  6. Tristan Gaston-Breton, « C.J. Walker », Les Échos,‎ 27 juillet 2010
  7. Nicole Bacharan, Les Noirs américains, Éditions Perrin, 2010, p. 317
  8. (en) Anne C Fullam, « New Stamp Honors Mme. C. J. Walker », The New York Times,‎ 14 juin 1998
  9. (en) Cary D. Wintz et Paul Finkelman, Encyclopedia of the Harlem Renaissance : K-Y, vol. 2, Taylor and Francis,‎ 2004, 1341 p. (ISBN 9781579584580, lire en ligne), p. 1221-1224

Liens externes[modifier | modifier le code]

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