Lycaon (Arcadie)

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La métamorphose de Lycaon, illustration d'Hendrik Goltzius pour le livre I des Métamorphoses d'Ovide

Dans la mythologie grecque, Lycaon (en grec ancien Λυκάων / Lykáôn) est un roi d'Arcadie. Il passe, selon les versions, pour le fils de Pélasgos et de Mélibée[1], Cyllène[1],[2] ou Déjanire[3], ou bien pour un autochtone (enfant spontané de la terre).

Roi d'Arcadie, il était réputé pour son mépris des dieux. Zeus, pour le mettre à l'épreuve, se présenta à lui sous les traits d'un mendiant. Lycaon le reçut à sa table et lui fit servir de la chair humaine (son propre petit-fils Arcas dans certaines versions). Indigné, Zeus foudroya ses cinquante fils (et ressuscita Arcas, qui monta ensuite sur le trône) et changea Lycaon lui-même en loup.

Une autre version rapporte que c'est un prisonnier Molosses qu'il fit cuire or ce peuple était apparenté à Zeus.

Selon une autre version, il sacrifia un enfant à Zeus sur le mont Lycée, ce qui provoqua l'ire du dieu. Selon une autre version Lycaon était innocent.

D'après le récit d'Ovide (Métamorphoses, I, 163-241), c'est l'impiété de Lycaon qui déclencha le Déluge, auquel survécurent Deucalion et Pyrrha : « Lorsque le père des hommes, fils de Saturne, a vu ce spectacle, il gémit et, se rappelant un crime trop récent encore pour avoir été divulgué, l'horrible festin servi à la table de Lycaon, il en conçoit au fond du cœur un courroux terrible, digne de Jupiter [...] »

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes

  1. a et b Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 8, 1.
  2. Scholie à Euripide, Oreste, 1645.
  3. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines [détail des éditions] [lire en ligne], I, 11, 2.

[modifier] Bibliographie

  • André Baïche, La Naissance du baroque français, Toulouse, Presses de l’Université de Toulouse-Le Mirail, 1976.
  • Jean-Claude Ternaux, « Agrippa d'Aubigné et Ovide : la fable de Lycaon (Les Tragiques, III, 187-190) », dans Ovide, actes du colloque de Reims, Les Belles Lettres, Paris, 2002, p. 281-286.
  • LEROUX Georges, Platon La République, Paris, GF Flammarion, 2004, 801 pages. Page 437 (République 565d-565e).

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