Louise Fusil

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Louise Fusil (1771-1848) est une actrice française née Louise Fleury probablement à Stuttgart.

Une vie d'artiste[modifier | modifier le code]

Louise Fusil est issue d'une famille d'acteurs : son grand-père, son père, Henri Liard-Fleury, comme sa mère, Catherine Derufosse, sont acteurs[1]. Elle fut élève de Piccinni.

Louise Fusil divorça rapidement de son époux, le comédien Fleury, de Toulouse, ami de Talma "pour vivre une carrière en solo" entre la France, la Belgique et la Russie[2].

Mère de deux filles défuntes, Louise Fusil mourut dans la misère le plus totale[3], quasi inconnue.

Son jeu[modifier | modifier le code]

Sans avoir laissé une impression égale aux plus grandes (les Armande Béjart, Mademoiselle Mars, Rachel,...), elle tirait cependant son épingle du jeu, puisque l’Almanach général dira d'elle en 1791 :

« À propos du Théâtre des Beaujolais où passe Le Divorce inutile, comédie en prose et en un acte par M. Gabiot. Très jolie pièce, écrite avec pureté, pleine de sentiments relevés, et d'idées fines et spirituelles ; il y règne d'un bout à l'autre un excellent ton ; et l'on ne peut trop engager les acteurs de ce théâtre à entremêler souvent leurs opéras de comédies du même genre. Mesdames Sara et Fusil s'y font applaudir, parce que les bons rôles siéent toujours aux talents[4] ».

Louis Fusil sous la Révolution[modifier | modifier le code]

En tournée à Tournai et Lille avec le chevalier de Saint-George

Œuvres de Louis Fusil[modifier | modifier le code]

Des écrits utiles pour l'historien[modifier | modifier le code]

«Pour se faire quelque argent», louise Fusil publia ses célèbres Souvenirs d'une actrice en 1841.

Les historiens ayant travaillé sur cette époque, tels que François Guizot et Charles Nodier, s'accordent sur deux points :

  • un point positif : les mémoires de Louise Fusil fourmillent d'anecdotes pris sur le vif, son style est très agréable à lire
  • un point négatif : les mémoires de Louise Fusil fourmillent d'imprécisions, d'erreurs voire de contre-vérités.

Comment expliquer cette discordance ? Était-elle "trop près" des événements (qu'elle vivait en direct) ? A-t-elle eu vent de faits inconnus de la "grande" histoire ? Ces questions restent à trancher...

Liste des ouvrages[modifier | modifier le code]

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  • 1817 : L'incendie de Moscou, la petite orpheline de Wilna, passage de la Bérésina et Retraite de Napoléon jusqu'à Wilna par madame Fusil, témoin oculaire. Ces mémoires sont suivis d'un Voyage aux confins de l'Asie russe, sur les bords de la Wolga, de Notes sur la Russie, le Kremlin, Petrosky, et les principaux édifices qui ont été la proie de flammes, Londres, impr. de Schulze et Dean.
  • 1841 : Souvenirs d’une actrice[5], par Mme Louise Fusil, Paris, Dumont.
  • 1843 : « L'Oranger de la superstition », Magasin de récréations des dames, juillet 1843, Paris, au bureau de la gazette des femmes, p. 80-84 (récit d'une anecdote survenue à Moscou en 1809).
  • 1844 : Proserpine à Paris, revue anecdotique de modes, de nouveautés, de littérature, d'industrie, etc., rédigée par plusieurs dames, Paris, Brière, Bureaux, à la Tente, au Palais-Royal, 1844[6].
  • 1847 : Notice historique sur mademoiselle Mars, par Mme L. Fusil, auteur des Souvenirs d'une actrice, d'une relation de l'incendie de Moscou, de nombreuses notices anecdotiques sur les théâtres, les artistes éminents, et sur l'art dramatique, du temps de la république, de l'Empire et de la Restauration. Avec un autographe de l'illustre comédienne adressé à l'auteur, Paris, à la Tente, au Palais-Royal et chez les marchands de nouveautés.
  • 1848 : Notice historique sur son altesse royale Mme la princesse Adélaïde, par Mme L. Fusil, Paris, imprimerie de Madame Lacombe.

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Biographie rédigée par la Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime (SIEFAR)
    "Fusil Louise Liard Fleury (dite), petite-fille de François Liard dit Fleury, comédien, et de Louise Clavel, "saxonne". Elle aurait été, selon ses dires, issue du mariage d'un officier de bouche de Rouen (Seine-Maritime, France) et de la fille d'un conseiller au Parlement de Rouen que celui-ci aurait enlevée. Cette filiation paraît relever de la pure mythomanie car elle était en réalité fille de Henri Liard dit Fleury, comédien et de Catherine Derufosse, comédienne". Jean-Marie Thiébaud, Les français et les suisses francophones en Russie et en URSS du Moyen Âge à nos jours: dictionnaire historique, biographique, généalogique et héraldique : Ve siècle : 476-2002, Paris, Publié par Geneaguide,‎ 2002. Notice Bnf n° FRBNF38831942
    Voir, du même auteur : La création d'une banque de données sur les Français et les Suisses francophones en Russie du Moyen Âge au XXIe siècle siècle.
  2. "Napoleon's army had found a flourishing French colony in Moscow. Somme of these émigrés had fled the polical persecutions of the Franch Revolution, but many others were artists and tradespeople seeking to tap the Moscow market. (…) The 38-year-old actress Louise Fusil enjoyed not only a new protector, an urbane soldier-diplomat, General Armand de Caulaincourt, but also the distinction of being asked by Napoleon himself for an encore of a song". Todd Fisher, The Napoleonic Wars: The Empires Fight Back, 1808-1812 : XIXe siècle : 1808-1812, Paris, Publié par Osprey Publishing,‎ 2001. ISBN 1841762989, 9781841762982.
  3. "Dumas père : représentation au bénéfice de Louise Fusil Doris Pyee-Cohen, Diane Cloutier et University of Maryland at College Park, Center for Studies in Nineteenth-Century Music, La Gazette musicale de Paris 1834-1835, La Revue et gazette musicale de Paris 1835-1880 : XIXe siècle : 1834-1880, Publié par NISC,‎ 1999. ISBN 0924291273, 9780924291272 Notice Bnf n° FRBNF36981639.
  4. Almanach général de tous les spectacles de Paris et des Provinces pour l'année 1791, p. 86-87.
  5. Louise Fusil, Souvenirs d'une actrice, Tome 1 : XIXe siècle, Paris, Editions,‎ 1841, Edition Champion, 2006. Notice Bnf n° FRBNF11903757. Télécharger : Gallica Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 .
  6. Devient en 1846 la Revue des dames. Journal littéraire. Anecdotes et nouvelles inédites, Bureaux, à la Tente, au Palais-Royal, 6 Galerie Montensier, au premier ; devient en 1848 la Revue des arts, de la littérature, depuis 1790 jusqu'en 1848, par Mme Louise Fusil, Auteur des Souvenirs d'une actrice, de l'incendie de Moscou, du passage de la Bérésina, de l'île des vieilles, du prince et la chanteuse, de la famille Ste-Amaranthe, Bureaux, Salon littéraire de la Tente.

Sources[modifier | modifier le code]