Louis-Marie Autissier

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Autoportrait, 1817, aquarelle sur ivoire, Stockholm, musée national.

Louis-Marie Autissier, alias Jean-François Autissier[1], né à Vannes le , mort à Bruxelles le âgé de 58 ans 6 mois et 25 jours - comme le précise méticuleusement son acte de décès[2] - , demeurant boulevard du Jardin Botanique, est un peintre miniaturiste français des XVIIIe et XIXe siècles.

Il était fils de Jean-François Autissier et de Périne Lefraper.

Biographie[modifier | modifier le code]

Spécialisé dans les miniatures (portraits, scènes mythologiques et religieuses), il étudia d'abord dans sa ville natale où il fut l'élève de Vautrin.

Il était maître de dessins à Morlaix au moment de la Révolution française. Il s'engage dans l'armée révolutionnaire à Rennes en 1792. Il quitte l'armée en 1795 et se rend à Paris où il visite le Louvre.

Il s'établit en 1796 à Bruxelles, où il restera longtemps, devint membre fondateur de la Société de peinture, sculpture et architecture de Bruxelles et exposera aux salons de Paris, Lille, Douai, Bruxelles, Anvers, Gand, Malines, Liège et Amsterdam de 1801 à sa mort.

La Belgique fut vraisemblablement son lieu d'inspiration, et on lui doit notamment une Vue du canal de Louvain (1804) conservée au Stedelijk Muséum de Louvain.

Sa carrière connut son apogée pendant l'empire et la Restauration. Il fut d'ailleurs appelé aux Pays-Bas par Louis-Napoléon Bonaparte en 1806 pour devenir peintre du roi.

En 1815, à la chute de l'Empire, il reste peintre de la cour pour le compte du nouveau roi des Pays-Bas Guillaume. En 1818, rappelé à Paris, il devient l'un des miniaturistes de la famille royale.

Nommé membre honoraire de la Société des Beaux-Arts, il expose des miniatures de costumes nationaux au salon de Bruxelles de 1824.

Il eut plusieurs élèves parmi lesquels Latour et Henri Van Assche.

De 1801 à 1820, il expose sous le nom de Jean-François Autissier.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Il réalisa plusieurs peintures remarquables, parmi lesquelles un Portrait de femme au panier de fruits, un Portrait de Madame Campan (musée du Louvre), un Portrait de femme en robe blanche, un Portrait de l'amiral Smith (1823), ainsi qu'un Autoportrait (1817), et plusieurs aquarelles, dont un Portrait de jeune femme en robe bleue et Un jeune artiste assis. Il fut aussi l'auteur d'une miniature représentant François-Charles-Joseph Bonaparte, roi de Rome, enfant (1817) et d'une autre exécutée en 1819 représentant une Petite fille au bouquet de fleurs. Les Musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles possèdent un "Portrait de Madame de Glimes en robe rouge devant un fonds nuageux - 1816 - signé Autissier - miniature ovale, huile sur ivoire 9 × 7 cm. Bruxelles, musée des Beaux-Arts. Le portrait en question semble avoir été donné au musée, en 1881, (inventaire 2849), à la suite du décès de Jules ( Julien, sic) de Glimes, professeur de chant et compositeur de musique à Bruxelles, fils du personnage représenté. Il serait intéressant de savoir si cette Dame de Glimes fut l'épouse du peintre Pierre De Glimes, Marie-Norbertine Bigarez, décédée en 1818. À noter que Lucien Lemaire qualifie ce portrait de morceau capital représentant "la femme d'un artiste peintre de Bruxelles qui eut son heure de célébrité"[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Lemaire, Autissier miniaturiste, 1772-1830, Lille, 1912.
  • A.Bara, Les miniatures d'Autissier du legs E. de Coussemaeker, in Bull. M.R.A.H., XXII, 1950, pp. 2-10.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le recensement de 1812 le prénomme Jean-François, voir: Antoine Massin, Bruxelles. Qui est qui en 1812, Bruxelles, 1997, tome I, p. 16: "Jean-François Autissier, 45 ans, peintre, domicilié section 6, rue de Schaerbeek 982/2, né à Vannes en Bretagne, réside à Bruxelles depuis 1796."
  2. Bruxelles, acte de décès n° 263: A. P. Swallow et Michel P. Vanwelkenhuyzen, Décès français à Bruxelles-Ville (1811-1830), Bruxelles, s. d., sub verbo.