Ligne A du métro de Buenos Aires

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Un train classique de la ligne A à l'arrêt dans la station Perú sous l'Avenida de Mayo
Plan du réseau opérationnel en 2006

La línea A du métro de Buenos Aires LineaA.png, capitale de l'Argentine fut ouverte le 1er décembre 1913, étant ainsi la première ligne d'Amérique latine, et de l'hémisphère sud. Elle s'étend sur une distance de 9,7 km entre les stations Plaza de Mayo et Primera Junta. Elle s'étendra bientôt jusqu'à Nazca, et est utilisée quotidiennement par 150 000 personnes. Les quatre dernières stations sont en construction, et devraient être terminées en deux étapes (fin 2007 et fin 2008).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la première décennie du XXe siècle le trafic augmenta énormément à Buenos Aires, tant à cause de l'énorme accroissement de population (en 1903 la ville avait 895 381 habitants, et en 1913 il y en avait déjà 1 457 885), que de la multiplication des automobiles qui venaient d'apparaître sur le marché[1]. La situation devenait très difficile et il était nécessaire de créer de nouvelles formes de transport de masse.

En 1909, le 28 décembre la Municipalité de la ville de Buenos Aires donna une concession à la Compañía de Tranvías Anglo Argentina (CTAA), qui exploitait 80 % du réseau de tramways, en vue de construire un souterrain pour passagers. Le projet adopté avait décidé que le trajet serait Plaza de Mayo-Plaza Miserere.

Le 15 septembre 1911 la construction de la Línea Anglo Argentina (c'est ainsi qu'elle s'appelait au départ) commença, exécutée par la société contractante Philipp Holzmann & Cía. On eut recours pour cela à 1 500 ouvriers, 108 000 sacs de 170 kilos de ciment, et 13 000 tonnes de fer. La ligne reçut sa dénomination actuelle de Línea A, seulement en février 1939.

On inaugura cette ligne (Plaza de Mayo-Plaza Miserere) le 1er décembre 1913, et le jour suivant le public put l'emprunter. Buenos Aires devint ainsi la treizième ville à posséder un métro, après Londres, Athènes, Istanbul, Vienne, Budapest, Glasgow, Paris, Boston, Berlin, New York, Philadelphie et Hambourg. Chaque station avait une longueur de 100 mètres et possédait des frises d'une couleur déterminée pour faciliter son identification, étant donné le haut niveau d'analphabétisme qui existait à l'époque.

Tunnel aux environs de la future station Puán

Travaux d'extension[modifier | modifier le code]

En 2006, on était en train d'allonger la ligne en direction ouest (au-delà de la station Primera Junta). Ces travaux impliquent la construction de quatre nouvelles stations : Puán, Carabobo, Plaza Flores et Nazca. Ainsi, 2,9 km de nouveaux tunnels s'ajouteront à la ligne.

L'inauguration des deux premières stations citées doit avoir lieu fin de l'année 2007, tandis que les deux dernières seront livrées fin 2008.

On estime que ces travaux devraient engendrer une augmentation de quelque 30 % de la fréquentation sur cette ligne. Ils ont causé pas mal de difficultés pour la circulation en surface, spécialement aux carrefours avec l'Avenida Rivadavia.

De plus le matériel roulant sera remplacé sur la ligne par des voitures Materfer de fabrication argentine (matériel déjà utilisé sur la Línea D).

Les stations[modifier | modifier le code]

  • Plaza de Mayo
  • Perú (correspondance avec la Línea LineaD.png (station "Catedral") et avec la Línea LineaE.png (station "Bolivar")).
  • Piedras
  • Lima (correspondance avec la Línea LineaC.png (station "Avenida de Mayo")).
  • Sáenz Peña
  • Congreso
  • Pasco
  • Alberti
  • Plaza Miserere (correspondance avec la Línea LineaH.png (station "Plaza Once")).
Station Perú (ligne A)
Vue d'un train sur la ligne A (2004)
  • Loria
  • Castro Barros
  • Río de Janeiro
  • Acoyte
  • Primera Junta
  • Puán
  • Carabobo
  • Plaza Flores
  • Nazca

Monuments historiques nationaux[modifier | modifier le code]

Ont été déclarés « Monument historique national » les stations suivantes de la ligne A : Plaza de Mayo, Perú, Piedras, Lima, Sáenz Peña, Congreso, Pasco, Alberti et Plaza Miserere[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tejera (1993), p. 9.
  2. Décret 437/97

Lien externe[modifier | modifier le code]