Liernu

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Liernu
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Commune Éghezée
Code postal 5310
Zone téléphonique 32(0)81
Démographie
Gentilé Liernusien(ne)
Population 825 hab. (11/08/2008)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ N 4° 49′ E / 50.583, 4.81750° 35′ Nord 4° 49′ Est / 50.583, 4.817  
Superficie 623 ha = 6,23 km2
Localisation

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Liernu (en wallon Liernu) est une section de la commune belge d'Éghezée située en Région wallonne dans la province de Namur.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste (1793).

Le nom de la localité viendrait de Lederna, désignant le ruisseau de Liernu ou de Leerne, nom sous lequel plusieurs villages flamands au terroir humide sont connus.

Superficie[modifier | modifier le code]

Le village s'étend sur 624 Ha. Le contour de la localité a une forme particulière : celle d'une main à moitié fermée dont l'index et le majeur montrent le nord.

Population[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 2008, il y avait 418 femmes et 416 hommes à Liernu soit un total de 834 habitants.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Place, église, presbytère, gros chêne et fermes.

Le chêne[modifier | modifier le code]

Si on le dit contemporain de Charles le Grand (ou Charlemagne), le chêne 50° 35′ 03″ N 4° 49′ 40″ E / 50.584206, 4.827799 de Liernu est incontestablement un des plus gros et plus vieux d’Europe. Avec les bois voisins de Grand-Leez et de Buis, on le présente comme un des derniers vestiges de la Forêt Charbonnière qui traversait notamment une grande partie du sud de l'actuelle Belgique. Complètement creux et crevassé, il s’assied sur une base très large (circonférence au sol : 14,24 m et à un mètre : 10,82 m ; hauteur : 18 m). Sa couronne pleine de vigueur donne toujours d’abondantes glandées. Les quelques branches maîtresses qui subsistent pèsent trois tonnes et peuvent subir des poussées de dix tonnes lors de pluies et vents violents. Les trois béquilles constituent donc un substitut au tronc creux.

Le gros chêne millénaire.

La cavité de l’arbre a permis jadis, le rangement des outils des artisans et cultivateurs. Elle abrita aussi des joueurs de cartes et un rétameur d’Aische-en-Refail qui y installait momentanément, son atelier de travail.

Mais cette cavité était connue bien au-delà puisque qu'elle servait d'abri aux pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle et venant parfois d'Allemagne. Liernu est à quelques centaines de mètres de la ligne de faîte séparant les bassins de la Meuse et de l'Escaut, chemin le plus aisé pour rejoindre ceux du Rhin et de la Seine (une chaussée romaine passait déjà non loin pour les mêmes raisons).

Le chêne accueillit sous ses branches, les mayeurs et échevins qui y rendaient la justice et traitaient les affaires de la communauté. L’une ou l’autre de ses branches a-t-elle peut-être également servi de potence pour les criminels dont le corps de l’un d’eux fut exposé jusqu’à consommation (séparation du corps de la tête).

En 1836, la commune voulut abattre le chêne. Avec l’aide du gouverneur de la province de Namur, l’abbé Napoléon-Auguste Savinien s’y opposa fermement. En 1838, il transforma l’antre du chêne en une chapelle dédiée à saint Antoine Ermite, Égyptien et père du monachisme, prétendent certains. En 1898, un grillage entoura le chêne, afin de le protéger définitivement. Dès 1924, l’État belge prit le chêne sous sa coupe. L'arbre devint un monument classé le 4 avril 1939. Depuis 1992, il est élevé au rang de patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

Le 15 décembre 1978, naissait la Confrérie du Gros-Chêne de Liernu qui s’attribuait comme missions essentielles, la sauvegarde et la promotion du chêne millénaire.

Depuis 1981, le Gros-Chêne de Liernu est jumelé avec le chêne-chapelle d’Allouville-Bellefosse, en Normandie (France). En 1991, on célébrait à Liernu, le cousinage avec le chêne des Bosses de Châtillon, dans le Jura suisse. C’est ainsi que le chêne de Liernu créait la Chaîne des (vieux et gros) Chênes (classés ou protégés) d’Europe. Depuis quelques mois, la Confrérie rêve d’accueillir un quatrième chêne nommé le Chêne à la Vierge, sis au Grand-Duché de Luxembourg.

La Ferme de la Cour[modifier | modifier le code]

La Ferme de la Cour (Liernu) a vu sa grange classée en 1987. Elle a fait l'objet d'une étude approfondie de l'historien Luc-Francis Genicot, pour établir sa datation précises par des analyse du bois de la charpente à 1675-1676. Elle est située à cent mètres à l'arrière de l'église en face de la place.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]