Le Passe-muraille

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Le Passe-muraille est une nouvelle de Marcel Aymé publiée en 1943. Elle met en scène « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et il était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. »

Type même du petit bonhomme falot, gris invisible, Monsieur Dutilleul va connaître des aventures parfaitement ahurissantes. Il profite d'abord de son don pour rendre fou son chef de service honni puis il va commettre des vols dans les plus grandes banques et bijouteries, signant ses forfaits du nom de Garou Garou. Il fait alors la une de la presse et met la police sur les dents qui n'arrive pas à élucider ces vols spectaculaires. Il se fait volontairement arrêté pour démontrer à ses collègues de bureaux que c'est bien lui Garou Garou et est incarcéré à la prison de la Santé. Quittant plusieurs fois sa cellule (pour emprunter des livres dans la bibliothèque du directeur de la prison ou aller déjeuner au restaurant), il s'évade définitivement, non sans avoir prévenu auparavant par courrier le directeur de son heure d'évasion. Il pense partir pour l'Égypte mais il tombe amoureux d'une femme mal mariée qu'il a croisée dans la rue. Mais une nuit, alors qu'il quitte la chambre de sa conquête, il perd son incroyable don pour se retrouver prisonnier d'un des murs de la maison. Il n'aura que le peintre Eugène Paul et sa guitare pour le consoler de sa solitude, illustré par le peintre Jean Joyet.

L'action se déroule pour beaucoup à la butte Montmartre, où résidait Marcel Aymé, dans le 18e arrondissement de Paris. Duthilleul habite initialement au « 75 bis » de la rue d'Orchampt, puis après s'être évadé de prison, loge dans un appartement de l'avenue Junot, tombe amoureux d'une femme rue Lepic. C'est finalement dans la rue Norvins qu'il finit par rester bloqué dans un mur.

Le film de 1951 Garou-Garou, le passe-muraille, réalisé par Jean Boyer et le téléfilm de 1977 Le Passe-muraille de Pierre Tchernia sont inspirés de la nouvelle de Marcel Aymé.

La place Marcel-Aymé, située au bas de la rue Norvins, abrite une statue réalisée par Jean Marais, représentant un personnage traversant un mur.