La Bresse

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La Bresse
Le centre vu de la Roche du Daval.
Le centre vu de la Roche du Daval.
Blason de La Bresse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Saulxures-sur-Moselotte
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Moselotte
Maire
Mandat
Hubert ARNOULD
2014 - 2020
Code postal 88250
Code commune 88075
Démographie
Gentilé Bressauds
Population
municipale
4 480 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Population
aire urbaine
12 699 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 24″ N 6° 52′ 36″ E / 48.0066666667, 6.87666666667 ()48° 00′ 24″ Nord 6° 52′ 36″ Est / 48.0066666667, 6.87666666667 ()  
Altitude 635 m (min. : 580 m) (max. : 1 363 m)
Superficie 57,94 km2
Localisation

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Liens
Site web labresse.fr

La Bresse est une commune du nord-est de la France, dans le département des Vosges et le canton de Saulxures-sur-Moselotte.

Elle est le centre principal d'une agglomération organisée en une communauté de communes (dite de la Haute Moselotte) qui compte cinq membres, La Bresse, Cornimont, Saulxures-sur-Moselotte, Thiéfosse et Ventron, pour un total de 12 699 habitants.

Ses habitants sont appelés les Bressauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la partie haute de la vallée de la Moselotte, à 57 kilomètres d'Épinal, à 14 kilomètres de Gérardmer par le col de Grosse Pierre et à 54 kilomètres de Colmar par le col de la Schlucht. Elle est reliée à la vallée de la Thur et Mulhouse, à 63 kilomètres, par le col de Bramont (956 mètres). Son ban communal, très vaste, est limitrophe du département du Haut-Rhin, en Alsace.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Bresse est bordée à l'est par Metzeral, au sud-est par Wildenstein, au sud par Cornimont, à l'ouest par Rochesson ,au nord-ouest par Gérardmer, au nord par Xonrupt-Longemer et au nord-est par Stosswihr.

Communes limitrophes de La Bresse
Gérardmer Xonrupt-Longemer Stosswihr
Rochesson La Bresse Metzeral
Basse-sur-le-Rupt Cornimont Wildenstein

On note que Basse-sur-le-Rupt est en contact avec La Bresse en un seul point, situé sur la borne dite Pierre des Quatre Communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune repose entièrement sur un socle de granite polymorphique à gros grains du Massif des Vosges, issus lui-même du massif hercynien de l’ère primaire et sur de nombreux dépôts morainiques arrachés à ce socle par les glaciers. Ce socle s’est fracturé en se rehaussant lors du plissement alpin. Les grès alluvionnaires qui le recouvraient ont glissé sur le granite au-delà des limites de la commune en direction de Rochesson. Ce grès a été abondamment utilisé dans la construction avant la maîtrise de la taille du granite beaucoup plus dur.
Les quatre ou six glaciations successives de l’ère quaternaire ont érodé vigoureusement ces reliefs pourtant très résistants en y creusant les vallées en Y de Vologne et du Chajoux se rejoignant à La Bresse, préfigurant le lit de la Moselotte s'écoulant vers Cornimont.
Les derniers glaciers ont fondu il y a environ 6 000 ans en laissant de nombreuses moraines frontales bien visibles dans la vallée du Chajoux et quelques lacs comme le lac des Corbeaux et le lac de Blanchemer. La roche du Chastelat est un des rares exemples de verrou constitué de roche moutonnée[1].
On note près du lac de Lispach, la présence d'une ancienne mine de cuivre abandonnée car trop pauvre pour être exploitée.

Le point culminant de la commune est le Hohneck, à 1 363 mètres d'altitude, également point culminant départemental et régional ; le plus bas est à 580 mètres, à la sortie de la Moselotte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Bresse tire vraisemblablement son nom de la géographie locale, à la jonction de deux vallées, de Vologne et du Chajoux, qui « embrassent » la montagne de Moyenmont. Cette particularité physique a été reprise dans le blason communal. Selon l'abbé Hingre, on disait jadis Lai Brasse. On trouve aussi des lieudits La Bresse à Docelles et à Jussarupt.

En allemand, le lieu s'appelait Wolle (1426), Wall (1486) ou Woll (XVIe siècle). En 1593, on trouve la dénomination La Bresse en Vosges[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de ce pays situé dans une des vallées les plus pittoresques de la montagne vosgienne est intéressante par la particularité qui la distingue des agglomérations voisines. Dès l’Antiquité, comme le prouvent les récentes études archéologiques, des populations de cultivateurs et d'éleveurs ont exploité les terres, les prairies, ainsi que les forêts et les hautes chaumes. Les traditions folkloriques des bures et des feux de la Saint-Jean, consistant à allumer de grands feux sur certains sommets à des dates précises, ont perduré jusqu'au début du XXe siècle. Mais les rituels connus, assimilés dans la tradition judéo-chrétienne, peuvent les faire remonter au dieu gaulois Belenos. La présence humaine est également attestée par des constructions cyclopéennes, telles le « Pont des fées », à 30 kilomètres en contrebas, les aménagements des pentes et par des industries de poterie de type néolithique dans les tourbières de la Charme à 15 kilomètres en aval.

Ferme dans la vallée du Chajoux.

Christianisée bien avant le VIIe siècle, la haute vallée de la Moselotte était empruntée pour relier les monastères de Remiremont et de Munster. Au fur et à mesure des aléas climatiques, épidémiques et guerriers, la densité démographique s'est accrue grâce à des colonies de pasteurs-défricheurs qui ont occupé et mis en valeur de nouveaux sites. Les Munstériens et ceux du Val d'Airy venus d'Alsace ont loué à l'autorité ducale les grands pâturages d'altitude.

Sous l'Ancien Régime lorrain, La Bresse appartenait au bailliage des Vosges. Son église, dédiée à saint Laurent, dépendait du doyenné de Remiremont. La cure était à la collation de l’abbesse de Remiremont.

Sous l'Ancien Régime français, à partir de 1766, mais en pratique après l'annexion du duché de Lorraine, La Bresse dépend du bailliage de Remiremont et son église du diocèse de Saint-Dié, érigé en 1777.

La Bresse est restée une communauté à petite justice de ban forestier indépendante jusqu'au 4 août 1789 où l'Assemblée vota l'abolition de tous les privilèges. Or, les Bressauds étaient bénéficiaires de privilèges. La proclamation de l'égalité de tous et pour toutes les institutions devant la loi a mis un terme à l'administration indépendante du ban. De 1790 à l’an X, La Bresse, avec l'autonomie d'une simple commune, a fait partie du canton de Cornimont.

Les Bressauds ont souvent fait preuve du désir d'indépendance comme le prouve leur devise « Plutôt pauvre que valet ». Foyer de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville a été détruite à 80 % en 1944.

Une tradition orale, non vérifiable, voudrait qu'une rivalité d'un autre âge existât entre Gérômois et Bressauds et que quelques échauffourées eussent lieu au col de Grosse-Pierre alimentant ainsi la légende d'une « Guerre des Hauts ».

Longtemps vouée à l'agriculture vivrière, à l'industrie du bois, du granit et du coton, La Bresse est aujourd'hui l'une des principales stations de sports d'hiver des Vosges, la première en nombre de pistes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Hubert Arnould DVD Directeur commercial retraité
mars 1977 mars 2014 Guy Vaxelaire PS Technicien TDF, conseiller général
1965 mars 1977 René Gonant   P.-D.G. de la SOPLEC (menuiserie-serrurerie )
1959 1965 Jean Mougel (1919-2004)   Professeur de français, grec et latin
1953 1959 Louis Steimer   Comptable (industrie textile)
1945 1953 Eugène Lemaire   Entrepreneur (industrie textile)

Budget et fiscalité en 2011[modifier | modifier le code]

  • Total des produits de fonctionnement : 8 083 000 €uros, soit 1 639 €uros par habitant
  • Total des ressources d’investissement : 3 126 000 euros, soit 634 €uros par habitant
  • Endettement : 2 202 000 €uros, soit 447 €uros par habitant[4].

Régie municipale d'électricité[modifier | modifier le code]

Créée en 1934 pour exploiter le barrage du lac des Corbeaux, la Régie municipale d'électricité ou RME – 9 employés en 2013 – est chargée par la municipalité de La Bresse de l'entretien et du développement des équipements de production et de distribution de l'électricité produite aujourd'hui par 6 groupes hydroélectriques à savoir :

Bien que l'ensemble de ses équipements n'ait fourni en 2013 que 20 % [réf. nécessaire]de la consommation globale de la ville (industrie, particuliers, commune), la RME est chargée de la distribution et de la facturation de la totalité du besoin en achetant à EDF le complément nécessaire.
Aujourd'hui la production est assistée par ordinateur afin d'optimiser l'utilisation de l'eau disponible en fonction du prix de l'électricité. C'est justement cette eau disponible qui limite la production locale d'électricité et non la puissance installée des turbines qui avoisine les 3 870 kW.
Par décision du conseil municipal, la taxe locale sur l'électricité n'est pas appliquée aux habitants de La Bresse, contrairement à la pratique d'EDF quand il distribue et facture lui-même l'électricité.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de La Bresse est jumelée avec :

Depuis plusieurs années, des échanges d'amitié sont entretenus avec la ville allemande de Pforzheim qui avait accueilli des déportés bressauds pendant la Seconde Guerre mondiale.

Récemment, des échanges se lient avec Durbuy (Belgique), principalement autour des festivals de sculpture de ces deux communes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 480 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 210 2 336 2 466 2 497 2 883 3 024 3 085 3 295 3 743
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 005 3 729 3 843 3 937 3 964 4 076 4 146 4 560 4 787
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 076 5 655 5 211 5 194 5 213 5 207 3 020 4 718 4 980
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
5 290 5 395 5 369 5 191 4 928 4 728 4 700 4 480 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'aire urbaine de La Bresse compte 12 620 habitants en 2009.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux établissements se partagent l’enseignement de la maternelle à la classe de troisième sur le modèle école élémentaire en France et Collège en France sur le territoire de la commune. Tous deux assurent le ramassage scolaire et un service de restauration pour le déjeuner :

  • l’école et collège des Boudières, établissement public et son annexe du Neuf-Pré autrefois école de quartier, aménagée pour recevoir des enfants handicapés ;
  • l’école et collège Saint-Laurent, établissement privé sous contrat, offrant en plus une option d’internat à 45 collégiens habitant dans la région.

Sports[modifier | modifier le code]

Une seule association, créée en 1907, regroupe la quasi-totalité des disciplines sportives : La Bressaude, avec 16 sections regroupant 1 150 licenciés : athlétisme, badminton, basket-ball, cercle nautique, escalade, football, golf, gymnastique, moto, pétanque, roue verte, ski, tennis, tennis de table, tir et vol libre.

La commune a reçu en 1996 le Challenge de la ville la plus sportive de France dans la catégorie des villes de moins de 30 000 habitants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Depuis la crise de l'industrie textile, du bâtiment et de la plasturgie dans la deuxième partie du siècle dernier, l'emploi s'est considérablement modifié sur le territoire de la commune en devenant plus diffus et plus artisanal.
Les huit premiers employeurs sont :

  1. Les Zelles  : 441 employés (total société) au 31/12/2010 [2] 310 employés sur la commune [3]
  2. Commune de La Bresse : 195 employés au 01/02/2013 selon le bulletin municipal n° 298[4][5]
  3. Labellemontagne (groupe) : 122 employés au 31/08/2011 [6]
  4. Tissus Gisèle : 96 employés [7]
  5. Graniterie Petitjean SAS : 87 employés au 31/12/2011 [8]
  6. Initial BTB Eurogant : 75 employés [9]
  7. Prysmian France : 60 employés en 2012 [10]
  8. Chalets et Maisons Bois Poirot : 49 employés au 31/12/2011 [11]

Ils représentaient 41 % des 2425 emplois[12] recensés sur le territoire de la commune en 2009.
Le reste étant réparti dans de nombreuses entreprises de moins de 30 salariés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Melchior Perrin, curé de Beaufremont et administrateur de Lemmecourt en 1735.
  • Joseph Remy (1804-1854), inventeur de la reproduction artificielle des truites au XIXe siècle. Sa méthode a été divulguée par Antoine Géhin, né à Ventron (1805-1859), cafetier et pêcheur de la Bresse.
  • Louis-Prosper Claudel (1826-1913), père de Camille Claudel et de Paul Claudel.
  • Charles Mougel dit Mougel-Bey (1832-1918), directeur de l’École normale du Caire[8].
  • Jean Mougel (1919-2004), maire de la Bresse (1959-1965) et auteur de La petite Nèratte, roman historique (1985).
  • Raymond Perrin (La Bresse, 1940), essayiste et historien des livres et journaux pour la jeunesse. Spécialiste de l'œuvre de Pierre Pelot.
  • Gilbert Poirot (1944-2012), sauteur à ski.
  • Guy Vaxelaire (né en 1949 à La Bresse), maire pendant 37 ans, de 1977 à 2014. Membre du Parti socialiste, il a été également conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte, président de la communauté de communes de la Haute Moselotte, président du SIVU Tourisme des Hautes-Vosges, vice-président de l'Association nationale des élus de la montagne et secrétaire de l'Association nationale des maires des stations de montagne. Il fut le suppléant de Jean Valroff, député socialiste de 1981 à 1988 de la 3e circonscription des Vosges.
  • Jean-Pierre Géhin (né en 1953), écrivain régionaliste.
  • Gérard Colin (né en 1958), sauteur à ski.
  • Véronique Claudel (née en 1966), médaillée d'or olympique à Albertville en relais de biathlon et de bronze à Lillehammer (Norvège) en 1994.
  • Annick Vaxelaire-Pierrel (née en 1974), skieuse de fond professionnelle, elle participa aux Jeux Olympiques de Nagano (Japon) en 1998 et à ceux de Salt-Lake-City (États-Unis) en 2002. Son club actuel est le ski-club Vagney-Rochesson.

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

Située à l'orée de parc régional des Ballons, la cité est labellisée Station Verte.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Pisciculture[modifier | modifier le code]

Dans la Moselotte comme dans toutes les rivières des Vosges granitiques, l’eau est abondante, fraîche, aérée et légèrement acide ; c’est le biotope idéal de la truite fario et du saumon de fontaine. C’est ainsi qu'en observant attentivement le mode de reproduction de ces salmonidés en milieu naturel qu’en 1843, deux Bressauds, Joseph Remy et Antoine Géhin, mirent au point la fécondation artificielle et l’incubation de ces poissons, permettant dès lors l’élevage en nombre et le repeuplement des rivières déjà menacé à cette époque. Bien que certains documents[11] attestent que cent ans plus tôt en Allemagne et en Autriche, plusieurs biologistes, dont Stephan Ludwig Jacobi (de) (1711-1784)[12], aient décrit le mode de reproduction de la truite, la paternité de la réactualisation et de la mise en pratique de la fécondation artificielle a été attribuée aux deux Bressauds. (Le Chasseur Français n° 651 de mai 1951 pg 76[13]) et la FAO[14].

Le rôle et le mérite de chacun dans la mise au point et dans la divulgation de la méthode est difficile à départager[15] d’autant plus qu’entre temps un embryologiste, Victor Coste, informé des travaux des deux Bressauds, a publié et s’est vu attribuer cette découverte par le Collège de France où il était professeur. C’est donc conjointement que les deux Bressauds furent honorés par la municipalité en 1957 par une stèle devant la mairie puis, en 2006, lors de la réhabilitation de la place du Champtel, par une plaque commémorative à proximité d’une fontaine en granit ornée d’une truite crachant de l’eau (voir photo dans la galerie) et par l'apposition d'une truite d'azur sur le blason de la ville (voir ci-dessous).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au pairle de gueules accompagné en chef d'un banc de pierre "pierre de justice" de sable à dextre d'une truite d'azur allumée de gueules et à senestre d'une roue à aube de sable.
Commentaires : Le pairle symbolise la forme des vallées et sa couleur rouge rappelle les sacrifices de la population lors des guerres. Le champ blanc rappelle la neige, le banc de pierre du Champtel était un lieu de jugement, l'élevage artificiel de la truite est né au village et la commune produit sa propre électricité.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un des plats traditionnels les plus fréquents des Hautes-Vosges est les tofôlles, un plat de pommes de terre à l'étouffée accompagné de palette de porc fumée appelée « dehpeuille » (de dépouille) en patois de la Bresse. Le dessert le plus fréquent est la tarte aux myrtilles (aux brimbelles), grâce à la présence de grands champs de myrtilliers sauvages dans les hauts de la Bresse. La Bresse et ses environs des Hautes-Vosges – ainsi que les proches vallées alsaciennes – sont le berceau de la fabrication du munster, un fromage très crémeux.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

La commune de La Bresse compte trois domaines skiables qui sont :

  • La Bresse Hohneck. Le plus grand domaine skiable du Nord-Est de la France 220 hectares, 37 pistes, 282 canons à neige, 1 Snowpark. Située dans la vallée de Vologne, à 1 km en aval du col des Faignes. Il est géré par le groupe Labellemontagne.
  • Lispach (5 remontées, 6 pistes). Dans la vallée du Chajoux, la station fait face au lac de Lispach et cohabite avec un important domaine de ski nordique.
  • La Bresse Brabant (3 remontées, 8 pistes). Station familiale, elle se trouve au sommet du col du Brabant qui relie La Bresse au hameau de Xoulces à Cornimont.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales des Vosges, Série H, Clergé régulier avant 1790, Répertoire numérique détaillé établi par André Philippe, archiviste départemental (1905-1937), présenté par Raymonde Florence, Epinal 1924 / 2004 : pp. 137 à 181 : 7 H Prieuré du Saint-Mont : Les archives sont importantes ; elles sont riches notamment pour quelques localités telles que Bayon, Dommartin-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle), Saint-Amé (depuis le XIVe siècle), et Saint-Étienne-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle). Biens du prieuré (Sommaire du fond VII H : p. 141) : *Bayon, La Bresse et Biffontaine ; *Dommartin-lès-Remiremont ; *Éloyes et Laveline-du-Houx ; *Ramonchamp et Rancourt ; *Remiremont ; *Rupt ; *Saint-Amé ; *Saint-Étienne ; *Saint-Nabord, Le Thillot et Vagney ; *Les Vallois et Chaillon (Meuse) ; *Divers
  • Jean-Claude Flageollet, Sur les traces des glaciers vosgiens, vol. 212 pages, CNRS éditions (ISBN 2-271-05960-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]