Kim Kyu-Sik

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Kim Kyu-Sik
Kim-Gyu-Sik 191904.jpg
Kim Kyu-sik en 1919

Hangeul 김규식
Hanja 金奎植
Romanisation révisée Kim Gyusik
McCune-Reischauer Kim Kyusik

Kim Kyu-sik (hangeul 김규식, hanja 金奎植), né à Dongnae le 29 janvier 1881, mort le 10 décembre 1950) est un homme politique coréen et un résistant face à l'annexion par l'Empire du Japon. Membre du gouvernement provisoire de la République de Corée, un gouvernement en exil en Chine, il a été ministre, ambassadeur puis finalement dernier vice-président de 1940 au 3 mars 1947. Son nom de plume était Usa (우사, hanja 尤史).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Kim est né à Dongnae, une ville maintenant intégrée à Pusan. Rapidement orphelin, il va dès l'âge de 6 ans à l'école d'un missionnaire presbytérien américain, H.G. Underwood. Il fait ses études aux États-Unis, recevant un master de littérature anglaise de l'université de Princeton. Il retourne en Corée pour enseigner en 1905, l'année où le Japon établit son protectorat sur la péninsule. Il fuit en Chine en 1913.

Gouvernement provisoire[modifier | modifier le code]

En 1919, il se rend à Paris à la conférence de paix pour militer en faveur de l'indépendance de la Corée. Ses efforts restent vains : bien que le président Wilson se soit fait le chantre de l'autodétermination des peuples, ce dernier ne veut pas porter préjudice à son allié japonais.

En avril 1919 à Shanghai, à la création du gouvernement provisoire de la République de Corée, il prend la place de ministre des affaires étrangères. Au mois d'aout, il est ambassadeur aux États-Unis puis ministre de l'éducation à (1920-21 et 1930-35) pour finir vice-président de 1940 à 1947.

La libération[modifier | modifier le code]

Après la chute du Japon en 1945, Kim retourne dans son pays et participe à la vie politique. Le sud du pays est alors dirigé par l'armée américaine. En tant que représentant de la droite modérée, il est le favori de John Hodge, le gouverneur. Cependant, en 1948, à l'approche des élections qui devait permettre le passage du pouvoir aux Coréens, il décide de boycotter ce scrutin car il craignait qu'il allait sceller la division du pays. Il se retire ensuite de la politique. Fait prisonnier au début de la guerre de Corée (1950-1953), il meurt dans le nord à Manpo le 10 décembre 1950.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de plusieurs livres :

  • « Yangjayugyeong » (양자유경, 揚子幽景, poèmes)
  • « Anglais pratique »
  • « Rédaction en anglais »
  • Traduction en hangul de « Wonyongsa » (원용사, 婉容詞)
  • Traduction en anglais de la « construction de l'Église presbytérienne de Corée » (한국교회현황)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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