José María Morelos

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José María Morelos
José María Teclo Morelos Pérez y Pavón
Portrait de Morelos en capitaine général, 1812.
Portrait de Morelos en capitaine général, 1812.

Surnom Siervo de la Nación
Naissance 30 septembre 1765
Valladolid
Nouvelle-Espagne Nouvelle-Espagne
Décès 22 décembre 1815 (à 50 ans)
San Cristóbal de Ecatepec
Nouvelle-Espagne Nouvelle-Espagne
Allégeance Mexique
Arme Armée insurgée
Grade Généralissime
Années de service 18101815
Conflits Guerre d'indépendance du Mexique

José María Morelos y Pavón est un religieux et un indépendantiste mexicain, né le 30 septembre 1765 à Valladolid en Nouvelle-Espagne (actuellement Morelia, Mexique) et mort fusillé le 22 décembre 1815 à San Cristóbal Ecatepec (actuellement dans l'État de Mexico).

Il a suivi ses études au collège San Nicolas de sa ville natale, où il fut le disciple de Don Miguel Hidalgo y Costilla, qui en était le recteur.

En 1797, à l'âge de 32 ans, il est ordonné prêtre, et va exercer son sacerdoce dans diverses paroisses pendant treize ans, avant de rejoindre en 1810 les partisans de Ferdinand VII, considéré comme étant le roi légitime. La rébellion contre le gouvernement de Joseph Bonaparte, menée par son ancien professeur Miguel Hidalgo, ne tardera pas à contrôler un vaste territoire dans le sud du Mexique.

Après la capture et l'exécution d'Hidalgo, Morelos se retrouva en première ligne et devint le chef de la rébellion contre Joseph Bonaparte.

Nommé à la tête de la Junte il combattit avec efficacité contre l'armée du vice-roi et prit les villes d'Oaxaca (en 1812) et Acapulco, principal port du Mexique sur l'océan Pacifique, l'année suivante. À la fin de l'année 1813, il convoque le Congrès de Chilpancingo, qui adopte une déclaration d'indépendance, promulgue la première Constitution Apatzingán en 1814 et le nomme généralissime des forces insurgées.

Mais, en décembre de cette même année 1813, les forces espagnoles fidèles a Joseph Bonaparte le battent à Santa María, l'obligeant dès lors à mener une guerre défensive. Il est destitué de sa charge de généralissime, mais fera encore partie du triumvirat du Gouvernement suprême.

Acculé par les troupes envoyées par le vice-roi Calleja, il ne parvint pas à s'échapper et fut capturé en novembre 1815.

Accusé d'hérésie, et soumis à l'Inquisition, il fut remis aux autorités civiles et fusillé le 22 décembre 1815, dans le petit village de San Cristobal Ecatepec. Après sa mort, son lieutenant Vicente Guerrero prit la relève.

Il est aussi l'auteur du texte libéral Sentimientos de la Nación.

Considéré comme un héros national par les Mexicains, il a eu droit à un double hommage posthume :

  • En 1828, sa ville natale de Valladolid fut débaptisée et renommée Morelia en son honneur ;
  • en 1869, le président Benito Juarez décréta la création de l'État qui porte encore aujourd'hui son nom : Morelos.

Il est le père du politicien, militaire et diplomate Juan Nepomuceno Almonte, vétéran des guerres du Texas sous les ordres de Santa Anna et du siège de Fort Alamo. En tant que diplomate Almonte sera le représentant personnel de l'empereur Maximilien Ier auprès de Napoléon III.

Les restes de Morelos reposent dans le mausolée situé à la base d' El Ángel de la Independencia à Mexico, en compagnie de ceux de: Juan Aldama, Ignacio Allende, Nicolás Bravo, Vicente Guerrero, Miguel Hidalgo y Costilla, José Mariano Jiménez, Mariano Matamoros, Francisco Javier Mina, Andrés Quintana Roo, Leona Vicario et Guadalupe Victoria.

Voir aussi[modifier | modifier le code]