José María Barreda

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José María Barreda
José María Barreda, en 2007.
José María Barreda, en 2007.
Fonctions
2e président de la Junte des Communautés
de Castille La-Manche
29 avril 200421 juin 2011
(7 ans, 1 mois et 23 jours)
Coalition Absolue PSOE
Prédécesseur José Bono
Successeur María Dolores de Cospedal
3e président des Cortes de Castille-La Manche
18 juin 19917 juillet 1997
Prédécesseur José Martínez Cenzano
Successeur María Carmen Blázquez
Biographie
Nom de naissance José María Barreda Fontes
Date de naissance 4 février 1953 (61 ans)
Lieu de naissance  Ciudad Real (Espagne)
Parti politique PSOE
Conjoint Clementina Díez de Baldeón
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Universitaire

José María Barreda

José María Barreda Fontes, né le 4 février 1953 à Ciudad Real, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), anciennement président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, entre 2004 et 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'un doctorat d'histoire-géographie et d'une licence de philosophie et de lettres, qu'il a obtenus à l'université complutense de Madrid. Ancien boursier du centre supérieur de recherche scientifique (CSIC), il est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Castille-La Manche.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Il est élu au conseil municipal de Ciudad Real en 1983, et devient dans le même temps conseiller à l'Éducation et à la Culture du gouvernement régional de Castille-La Manche, dirigé par José Bono. Il supervise alors la création de l'université de Castille-La Manche, crée le réseau des bibliothèques, maisons de la culture, théâtres et auditoriums de la communauté autonome, et transforme l'Alcázar de Tolède en bibliothèque régionale.

En 1987, il est élu député de la province de Ciudad Real aux Cortes régionaux, et reconduit dans ses fonctions gouvernementales. Nommé conseiller aux Relations institutionnelles en janvier 1988, puis vice-président de la Junte des Communautés au mois de mai suivant, il quitte l'exécutif en 1989, à la suite de son élection au Sénat par les députés régionaux.

Président du Parlement régional[modifier | modifier le code]

Réélu député régional aux élections de 1991, il prend la présidence des Cortes de Castille-La Manche, et l'occupe jusqu'en 1997, lorsqu'il est élu secrétaire général de la fédération régionale du PSOE (PSCM-PSOE).

Au cours de ses deux mandats, il a impulsé la réforme du statut d'autonomie de la région et du règlement du Parlement régional, pour supprimer les dispositions limitant son bon développement et la consécration d'une pleine autonomie.

Vice-président de Castille-La Manche[modifier | modifier le code]

Deux ans après ce renoncement, en 1999, José Bono le rappelle au gouvernement, en tant que vice-président, un poste qu'il conserve après les élections régionales de 2003.

Président de Castille-La Manche[modifier | modifier le code]

À la suite de la nomination de Bono comme ministre espagnol de la Défense le 18 avril 2004, les députés régionaux investissent José María Barreda pour lui succéder, onze jours plus tard.

Connu pour son refuse du transfert d'eau entre les fleuves Tage et Segura, car sa région est touchée par la sécheresse, il est partisan d'une solidarité entre les régions espagnoles au niveau de la politique de l'eau et des conditions d'autofinancement et un adversaire déclaré des nouveaux statuts d'autonomie de la Catalogne et de la Communauté valencienne. Il a ainsi présenté un recours devant le Tribunal constitutionnel contre le statut d'autonomie valencien[1]. Il a en outre impulsé la célébration du quatrième centenaire de la parution de Don Quichotte, celui-ci étant un élément dynamisant pour le tourisme en Castille-La Manche. Ainsi, la Route de Don Quichotte, un des itinéraires éco-touristiques les plus importants d'Espagne, a été créé dans la région.

Défaite de 2011[modifier | modifier le code]

Après avoir remporté un second mandat lors des élections régionales de 2007, avec 26 députés sur 47 et 52,6 % des voix, il perd le scrutin de 2011, obtenant 44,1 % des voix et 24 députés sur 49, un de moins que le Parti populaire (PP), emmené par sa secrétaire générale nationale, María Dolores de Cospedal, qui lui succède un mois plus tard à la présidence de la Junta de Comunidades de Castilla-La Mancha. Il est investi, quelques semaines plus tard, comme tête de liste socialiste dans la province de Ciudad Real pour les élections générales anticipées du 20 novembre 2011, en remplacement de son épouse, Clementina Díez de Baldeón, quittant de fait la vie politique régionale[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Père de deux enfants, il est mariée à Clementina Díez de Baldeón, députée socialiste de Ciudad Real.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]