Homme de Pékin

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39° 43′ 59″ N 115° 55′ 01″ E / 39.733, 115.917 ()

L'homme de Pékin est un représentant de l'espèce Homo erectus (entre - 2 millions d'années et - 250 000 ans). Autrefois appelé Sinanthropus pekinensis ou Sinanthrope, il est aujourd'hui rattaché à la sous-espèce Homo erectus pekinensis.

Historique[modifier | modifier le code]

Les fossiles attribués à l'Homme de Pékin ont pour la plupart été découverts par Davidson Black durant les années 1923-1927, lors de fouilles à Zhoukoudian près de Pékin, en Chine.

Ils datent de 250 000 à 400 000 ans (Pléistocène moyen) et leur découverte a laissé croire un temps que l'Homme était apparu en Asie. Ce n'est que plus tard, avec les nombreuses découvertes en Afrique, que le continent africain a été considéré comme lieu d'origine de tous les humains actuels.

On a longtemps considéré le Sinanthrope comme le plus ancien représentant du genre Homo en Chine jusqu'à la découverte de l'homme de Lantian, vieux de 600 000 ans, en 1963[1].

Entrée du musée Zhoukoudian en juillet 2004, site où l'on découvrit l'Homme de Pékin

Durant la Seconde Guerre mondiale, tous les ossements trouvés (14 crânes, 11 mandibules, 147 dents et 11 restes postcrâniens) ont été envoyés aux États-Unis pour être protégés de l'approche de l'armée japonaise. Malheureusement, la collection se perdit au cours de combats et n'arriva jamais à destination.

Une dent dormant au fond d'un tiroir depuis 80 ans a été retrouvée au Muséum d'histoire naturelle d'Uppsala en mai 2011[2].

En 1987, le site où l'Homme de Pékin a été découvert a été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Il a également livré des restes humains beaucoup plus récents, attribués à Homo sapiens et datés de –18 000 à –11 000 ans.

En 1994, en partenariat avec l'Unesco plusieurs entreprises françaises se sont intéressées au site de l'Homme de Pékin, en se regroupant dans une association, pour aider à la conservation et la réhabilitation du site.

À la demande des autorités chinoises, trois séries de sondages du sous-sol ont été réalisés de 1996 à 2004. Ces études ont révélé l'existence de plusieurs cavités et conduits inexplorés ; la décision d'entreprendre de nouvelles fouilles pourrait être prise.

Pierre Teilhard de Chardin a beaucoup travaillé sur le site et a participé à la qualification de l'Homme de Pékin comme Homo faber, c'est-à-dire maîtrisant la taille des pierres et le feu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C. Mossé (dir.), Une histoire du monde antique, Larousse, 2005, p. 80
  2. Article du 10 mai 2011, du Verkkouutiset en finlandais