Highlanders d'Argyll et de Sutherland

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Le régiment de Highlanders d’Argyll et de Sutherland (en anglais Argyll and Sutherland Highlanders) était un régiment d’infanterie de l’armée britannique, faisant partie de la division écossaise.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1881 : création du régiment de Highlanders d’Argyll et de Sutherland à partir des 91e et 93e régiments d’infanterie. C’est un régiment à deux bataillons.
  • 1920 : renommé The Argyll and Sutherland Highlanders (Princess Louise's)
  • 1970 : réduction à une compagnie (il risqua de disparaître, mais, en raison d’une forte campagne, le gouvernement britannique de l’époque décida de garder une compagnie)
  • 1972 : reformation des Argyll and Sutherland Highlanders (Princess Louise’s)

Depuis 2006, The Argyll and Sutherland Highlanders (Princess Louise's) est devenu un bataillon du Royal Regiment of Scotland et porte le nom de The Argyll and Sutherland Highlanders, 5th Battalion, The Royal Regiment of Scotland.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

De 1881 à 1914[modifier | modifier le code]

Durant les deux guerres mondiales, les Argyll and Sutherland Highlanders servent sur les champs de bataille du monde entier et gagnent des citations à l’armée. Le régiment combat en Afrique du Sud pendant la seconde guerre des Boers de 1899 à 1902. Il combat aussi notamment lors des offensives allemandes du printemps 1918, des unités en position dans la région de Mory et d’Ecoust-St-Main (région de Bapaume) firent face au régiment d’Ernst Jünger alors lieutenant[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, les 26 bataillons du régiment combattent sur le front occidental (France, Belgique), en Macédoine, en Turquie - notamment à Gallipoli -, en Égypte et en Palestine.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le régiment comporte 9 bataillons.

Le régiment est engagé en France (1940) au sein du corps expéditionnaire britannique (BEF) commndé par le général John Vereker Lord Gort, en Abyssinie, au Proche-Orient et en Crète (1941), en Afrique du Nord (1941-43), en Italie (1943) et en Allemagne (1944-45).

Seul le 2ème bataillon, arrivé à Singapour en 1939, participe à la campagne de Malaisie en 1941-42 (fleuve Slim, Ipoh, Singapour). Les hommes capturés à la chute de Singapour, le 15 février 1942, sont internés dans la prison de Changi, Malaisie, qui accueille 50 000 Britanniques, Australiens et Hollandais.

En juin 1942, ils sont transférés en au camp de Chungkai, à l’ouest de Bangkok, Thaïlande, pour participer à la construction du "chemin de fer de la mort" (415 kilomètres à travers les jungles thaïlandaise et birmane) qui coûtera la vie à 13 000 soldats alliés.

David L. Cunningham leur a consacré un film, Chungkai, le camp des survivants (To End All Wars) (2001), tiré des mémoires du capitaine Ernest Gordon (1916-2002).

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre Mondiale, il participe à de nombreuses opérations militaires dont la guerre de Corée entre 1950 et 1951, où il gagne une citation, et aux Malouines

  • Quartier-général du régiment : Stirling, Écosse

Devise et uniformes[modifier | modifier le code]

  • Devises : “Ne obliviscaris” (Ne pas oublier) et Sans Peur

Uniformes[modifier | modifier le code]

Le régiment a une particularité dans son uniforme :leur glengarry, bonnet noir à pompon rouge, comporte un liseré à damiers blanc et rouge symbolisant la "Thin Red Line", en rapport à la bataille de Balaklava du 18 octobre 1854 durant la Guerre de Crimée, où les hommes du 93rd Sutherland Highlanders (qui composerons avec le 91st Argyllshire Highlanders, en 1881, les Argyll and Sutherland Highlanders), vêtu de rouge et de blanc, ont repoussé en se disposant en quinconce sur une ligne, les troupes de cavalerie russe.

Décorations[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernst Jünger, Feu et Sang, bref épisode d’une grande bataille, Christian Bourgois, 1998, p. 163.