Gouvernement intérimaire rwandais

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Le gouvernement intérimaire rwandais a été constitué le 9 avril 1994, trois jours après l'attentat qui a coûté la vie au président rwandais Juvénal Habyarimana, et l'assassinat par la garde présidentielle du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana. La constitution de ce gouvernement a été faite sous la houlette du chef de cabinet du ministre de la Défense, le colonel Théoneste Bagosora.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce gouvernement a conduit le génocide au Rwanda[1]. Parallèlement, pendant toute cette période, bénéficiant de sa représentation comme membre élu au Conseil de sécurité de l'ONU, et du soutien de la France, seul gouvernement[réf. nécessaire] occidental à avoir maintenu ses relations avec le Rwanda pendant le génocide, il a cherché à développer une intense activité diplomatique, comprenant parfaitement que le FPR était en train de gagner la guerre militairement.

Ce gouvernement aurait chargé Paul Barril de plusieurs missions :

  • mettre sur pied l'opération insecticide (1994).
  • récupérer auprès d'un fournisseur d'armes français, Dominique Lemmonier, un trop-perçu sur des ventes d'armes non honorées (1995)[2].

Selon certaines sources[Lesquelles ?], à la fin du génocide, des membres en fuite de ce gouvernement auraient été accueillis dans les camps organisés par l'opération Turquoise et le Chef d'état major de son armée a été accueilli au sein même du camp de l'opération Turquoise[3][réf. insuffisante]. Le colonel Jacques Hogard commandant de la zone sud de l'Opération Turquoise, confirme de son côté avoir expulsé[réf. nécessaire] de la Zone Humanitaire Sûre deux membres de ce gouvernement qui se sont alors réfugiés au Zaïre [4]. Selon des sources[réf. nécessaire] présentées à la Commission d'enquête citoyenne[5], non confirmées, "des passeports français leur auraient ensuite été procurés par les autorités françaises", ce que ces autorités contestent.

Une grande partie des ministres de ce gouvernement ont été présentés au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Son président fut Théodore Sindikubwabo et son Premier ministre Jean Kambanda, qui a plaidé coupable de génocide devant le TPIR. Le rapport de la Mission d'information parlementaire française sur le Rwanda n'a pas reconnu ce gouvernement comme légitime.

Ce gouvernement se disait gouvernement des sauveurs (« Abatabazi »).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir décisions du Tribunal Pénal International concernant plus de la moitié de ses anciens ministres dont le premier, Jean Kambanda, et les rapports sur le Rwanda d'African Rights, des sénateurs belges, des députés français, de l'ONU, de HRW et de la FIDH, de l'OUA, de la Commission d'enquête citoyenne française Accès à tous ces rapports
  2. Patrick de Saint-Exupéry, L'inavouable, la France au Rwanda, Les Arènes (2004) ISBN 2-912485-70-3, p.171-172.
  3. Général Dallaire - J'ai serré la main du diable
  4. Jacques Hogard, Les larmes de l'honneur
  5. organisée par plusieurs associations françaises dont Survie