Jean Kambanda

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Jean Kambanda, né au Rwanda, fut le premier ministre du gouvernement intérimaire pendant le génocide au Rwanda. Accusé de génocide, comme la plupart des membres de son gouvernement, il plaida coupable devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Kambanda a été condamné le 4 septembre 1998 à une peine de réclusion à perpétuité pour sa participation au génocide. Il est ensuite revenu sur ses aveux et a interjeté un recours où il s'est plaint de ne pas avoir pu choisir l'avocat qu'il désirait pour le défendre et d'avoir été détenu dans des conditions non conformes au droit. Amnesty international a écrit à ce sujet : « Les risques associés au maintien d'un détenu dans un lieu de détention non reconnu ont été aggravés dans cette affaire, car Jean Kambanda n'avait pas d'avocat pour le conseiller pendant toute la durée de son interrogatoire[1]. » L'avocat qui lui a été imposé par le TPIR, maître Inglis, ne parle pas le français, alors que Jean Kambanda est francophone. Selon le journaliste Charles Onana, maître Inglis est aussi « très proche du procureur adjoint, Bernard Muna, lui aussi de nationalité camerounaise[2] ».

La Cour d'appel du TPIR a rejeté l'appel en 2000. Concernant le choix de l'avocat, la Cour d'appel a estimé que Kambanda aurait eu l'occasion de s'en plaindre en première instance, ce qu'il n'a jamais fait.

Il purge actuellement sa peine au Mali.

[modifier] Notes

  1. Cité dans Charles Onana, Les Secrets de la justice internationale, éd. Duboiris, 2005, p. 239
  2. Ibid.

[modifier] Liens externes

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