Agathe Uwilingiyimana

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Agathe Uwilingiyimana
Fonctions
4e Premier ministre du Rwanda
Président Juvénal Habyarimana
Prédécesseur Dismas Nsengiyaremye
Successeur Jean Kambanda
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nyaruhengeri
Date de décès (à 40 ans)
Lieu de décès Kigali
Nationalité rwandaise
Parti politique Mouvement démocratique et républicain

Agathe Uwilingiyimana
Premiers ministres du Rwanda

Agathe Uwilingiyimana, née le à Nyaruhengeri, fut Premier ministre du Rwanda du jusqu'à sa mort le [1]. Son assassinat – le lendemain de l'attentat contre le chef de l'État Juvénal Habyarimana – fait partie des événements initiaux du génocide au Rwanda.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Agathe Uwilingiyimana est née en 1953 à Nyaruhengeri à environ 140 km au sud-est de Kigali capitale du Rwanda, ses parents étaient fermiers. Elle grandit à Butare devint professeur de mathématiques. Elle épousa Ignace Barahira un étudiant de son village dont elle eut cinq enfants. À partir de 1985 elle enseigna la chimie à l'école académique de Butare.[réf. nécessaire]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Madame Uwilingiyimana fut ministre de l'Éducation nationale avant de devenir Premier ministre à la fin des négociations d'Arusha.[réf. nécessaire]

Elle s'opposa à la corruption lors des examens scolaires de 1992. Elle imposa un contrôle policier pendant les épreuves ce qui eut pour conséquence de diminuer notablement la réussite des jeunes Hutus du Nord du pays, la « région du Président ». Elle fut ensuite agressée quelques semaines plus tard, mais des milliers de Rwandaises bravèrent les menaces des interahamwe pour manifester publiquement leur soutien au ministre de l'Éducation nationale à la fin de l'été 1992.[réf. nécessaire]

Le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana était perçue comme ayant une très haute idée de la citoyenneté qu'elle plaçait au-dessus des différences[réf. nécessaire].

Début du génocide[modifier | modifier le code]

Hutu modérée, s'opposant parfois publiquement au président de la République[réf. nécessaire], elle est encore premier ministre au moment de l'attentat contre Juvénal Habyarimana, le .

Dans les heures qui suivent, elle affronte le colonel Bagosora qui refuse d'accepter qu'elle continue d'exercer sa responsabilité de Premier ministre. Déterminée à prendre la parole sur la radio pour lancer un appel au calme le lendemain, elle est assassinée par la garde présidentielle rwandaise au moment de se rendre dans les locaux de Radio Rwanda. Dix des quinze « casques bleus », ceux de nationalité belge, que le général Roméo Dallaire, responsable de la Minuar, venait de lui envoyer pour assurer sa protection, tombèrent aux mains des assassins. Aucun secours de leur vint et ils furent abattus dans la journée après s'être défendus sans espoir. Ce fut le début du génocide du Rwanda qui dura du 6 avril à juillet 1994.

Les enfants de la présidente ont pu être évacués, dans des circonstances difficiles, en Europe en avril 1994, avec l'aide d'un militaire sénégalais de la MINUAR, Mbaye Diagne[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Florida Mukeshimana Ngulinzira, Boniface Ngulinzira : Un autre Rwanda possible. Combat posthume, L'Harmattan, 2001, p. 76 (ISBN 2-7384-9778-0)
  2. Mehdi Ba, « Mbaye Diagne, le héros sénégalais du génocide rwandais », Jeune Afrique,‎ 14 juin 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Filip Reyntjens, « L'assassinat d'Agathe Uwilingiyimana et des dix casques bleus », in Rwanda, trois jours qui ont fait basculer l'histoire, L'Harmattan, 1995, p. 65-79 (ISBN 2-7384-3704-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]