Ghost in the Shell

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ghost in the Shell (homonymie).

Ghost in the Shell

攻殻機動隊
(Kōkaku kidōtai)
Type Seinen
Genre Policier, action, cyberpunk
Manga : Ghost in the Shell
Auteur Masamune Shirow
Éditeur Drapeau du Japon Kodansha
Drapeau : France Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale mai 1989novembre 1991
Volumes 2
Manga : ManMachine Interface
Auteur Masamune Shirow
Éditeur Drapeau du Japon Kodansha
Drapeau : France Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale 1997 – 1997
Volumes 2
Manga : Human-error processor (GITS 1.5)
Auteur Masamune Shirow
Éditeur Drapeau du Japon Kodansha
Drapeau : France Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Young Magazine
Sortie initiale 1991 – 1996
Volumes 1

Ghost in the Shell (攻殻機動隊, Kōkaku kidōtai?, litt. « Policiers anti-émeute en carapaces offensives »), parfois abrégé GITS, est un manga de Masamune Shirow pré-publié au Japon dans Young Magazine en 1989.

Ghost (en anglais : le fantôme, l’esprit) fait référence à l’esprit, à l’âme humaine. Le ghost[1] est ce qui fait la différence entre les robots et les humains. Shell fait référence tantôt à l’enveloppe humaine robotisée (en anglais : la coquille, la carcasse), tantôt au programme ou au système (shell informatique) dans lequel le ghost peut être inclus et qui fait le lien entre celui-ci et l’extérieur, pour les connexions réseau, comme pour les entrées/sorties physiques.

Le manga a été adapté en dessins animés :

Résumé de l’histoire[modifier | modifier le code]

Ghost in the Shell est un manga futuriste cyberpunk se déroulant aux alentours des années 2030.

Le personnage principal est un cyborg[4] de sexe féminin du nom de Motoko Kusanagi. Kusanagi fait partie d’une section d’élite anticriminelle, la section 9.

La trame principale du manga, et la trame du film, racontent la traque d’un cybercriminel connu sous le nom de « Marionnettiste » (Puppet Master). Ce cybercriminel prend le contrôle de l’esprit d’un humain par l’intermédiaire du Réseau Numérique mondial, évolution d’Internet.

Alors que l’enquête progresse, la section 9 finit par découvrir que le criminel n’est pas une personne physique mais une intelligence artificielle ayant acquis, pour la première fois au monde, une conscience. Le désir du Marionnettiste, qui a réussi à s’incarner dans un corps d’androïde, est de se reproduire. Il ne souhaite pas se dupliquer comme un simple virus (toujours identique et donc vulnérable) mais bien donner naissance à une nouvelle forme de vie. C’est pourquoi il sollicite Motoko Kusanagi pour fusionner leurs ghosts (l’équivalent de l’âme et de l’esprit) et ainsi créer un être nouveau et unique.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Plusieurs thèmes classiques de la science-fiction sont abordés, tel que les rapports entre les hommes dans une société robotisée, mais le thème principal, abordé tout au long des œuvres de Masamune Shirow, est le suivant : qu’est-ce qu’être humain ?

Une liste non exhaustive des questions à portée philosophique que pose l’auteur peut être :

  • Qu’est-ce qui distingue l’être humain d’un robot pensant ayant conscience de son existence ?
  • Qu’est-ce qui fait la spécificité de la pensée humaine ?
  • Que peut on considérer comme "être vivant" ?
  • Où se situe la frontière entre le corps et l’esprit ?

Ces questions sont abordées, entre autres, avec le personnage de Kusanagi qui a tous les attributs d’un être humain, si l’on met de côté son corps artificiel plus lourd et puissant, seul son cerveau (cyber-amélioré par des implants permettant d’accéder au réseau internet) étant d’origine. Ce personnage doute parfois de son humanité.

L’œuvre de Masamune Shirow aborde également la question de l’évolution (de l’homme, de la vie, ...) et met en relief certaines idées puisées dans l’essai d’Arthur Koestler "Le cheval dans la locomotive" ("The ghost in the machine" en anglais)[5]. Ces idées sont notamment introduites par le Major Kusanagi dans le film[6].

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Ghost in the Shell.

Liste des volumes[modifier | modifier le code]

Ghost in the shell[modifier | modifier le code]

Ghost in the shell (Anime Comics)[modifier | modifier le code]

ManMachine interface[modifier | modifier le code]

Note : Une première édition du tome 1 est sortie sous le titre Ghost in the shell - Tome 3, ce qui peut poser quelques problèmes de cohérences. Cette erreur a été corrigée sur les volumes imprimés au cours de l’année 2004.

Human-error processor (Ghost in the shell 1.5)[modifier | modifier le code]

L’édition Glénat est accompagnée du même CD-ROM que l’édition japonaise (donc non traduit).

Il s’agit de quatre histoires courtes relatant des enquêtes de la section 9:

  1. Fat Cat (1991)
  2. Drive Slave (1992)
  3. Mines of Mind (1995)
  4. Lost Past (1996)

Censures[modifier | modifier le code]

L’édition anglaise de Dark Horse Comics tout comme l’édition de Glénat a fait l’objet de censure : certaines pages à caractère érotique présentes dans l’édition originale du chapitre 2 "junk jungle" ont été enlevés.

Le premier tome de Ghost in the Shell 2, publié en France en tant que 3e tome de Ghost in the Shell, appelé Man Machine Interface a été publié également au Japon dans une version intégrale où certaines scènes sont à caractère érotique.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  1. Ghost in the Shell de Mamoru Oshii (1995)
  2. Innocence de Mamoru Oshii (2004)

Ces films de Mamoru Oshii sont la première adaptation des mangas de Masamune Shirow. Il a également supervisé les séries du même nom dont la direction a été confiée à Kenji Kamiyama, également à l’origine des films d’animation adaptés par la suite. La création d’un troisième opus n’est pas à l’ordre du jour selon une interview de Mamoru Oshii.

OAV[modifier | modifier le code]

  1. Stand Alone Complex - The Laughing Man de Kenji Kamiyama (2005)
  2. Stand Alone Complex - Individual Eleven de Kenji Kamiyama (2006)
  3. Ghost in the Shell: S.A.C. Solid State Society de Kenji Kamiyama (2006)
  4. Ghost in the Shell: Arise (en) de Kazuchika Kise (2013)

Le premier film d’animation est un montage sur la première saison de la série télévisée du même nom (26 épisodes) en un film avec quelques scènes inédites. Le deuxième film d’animation est un montage sur la deuxième saison (26 épisodes). Le troisième est une suite inédite à la série sous forme de long métrage dans l’attente d’une possible suite à la série.

Séries d'animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Influence[modifier | modifier le code]

  • 1996 : On aperçoit dans le jeu Syndicate Wars de Bullfrog une bande-annonce de Ghost in the Shell sur les panneaux publicitaires animés de la ville (petit clin d’œil envers une autre œuvre cyber punk similaire).
  • 2001 : Le jeu vidéo Oni, développé par Bungie Software, est fortement influencé par les animé (et manga) japonais, particulièrement par Ghost in the Shell[11].
  • 2009 : La modification « Neotokyo » pour le jeu Half life 2 est calquée sur Ghost in the Shell.
  • 2010 : Les développeurs du jeu E.Y.E.: Divine Cybermancy déclarent s’inspirer de Ghost in the Shell pour leur jeu à univers cyberpunk[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En anglais dans le texte original comme dans la traduction française
  2. « Streaming légal et gratuit - Ghost in The Shell S1 VO/VF – Gong », article de Boudou sur Manga.tv le 5 janvier 2012. Page consultée le 14 novembre 2012
  3. « Streaming légal et gratuit - Ghost in The Shell S2 VF – Gong », article de Boudou sur Manga.tv le 5 janvier 2012. Page consultée le 14 novembre 2012
  4. Cyborg, mais pas un androïde : un androïde est une machine à part entière, humaine seulement d’apparence. Un cyborg est une créature issue de la fusion entre la machine et un organisme humain. Le major Kusanagi possède encore son cerveau, enfermé dans une boîte crânienne en métal renforcé de haute protection, et enchâssé dans son corps artificiel. C’est tout ce qui la rattache à son humanité d’origine.
  5. Cahier des lectures MCX Serge DIEBOLT, « Note de lecture : Ghost in the Shell (Kukaku Kidutai) », sur Réseau intelligence de la complexité,‎ février 2003 (consulté le 13 février 2013) : « Petit dialogue à méditer : "... à force de nous spécialiser nous devenons prévisibles... et c'est la mort". ». Ceci reprend une idée présente dans l’essai "Le cheval dans la locomotive", à savoir que l’évolution d’une espèce a parfois besoin de revenir en arrière pour ne pas que cette espèce disparaisse.
  6. Dans la version doublé en français du film, Kusanagi dit à Togusa : « A force de nous spécialiser nous devenons plus vulnérables... et c’est la mort »
  7. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=313248X
  8. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=1744801
  9. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=334441X
  10. http://www.bookclub.kodansha.co.jp/bc2_bc/search_view.jsp?b=3504069
  11. Entrevue avec ingénieur principal Brent Pease (en anglais)
  12. Page "À propos" consacrée au jeu E.Y.E: Divine Cybermancy où est mentionné « inspired by Ghost In The Shell »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Oeuvre complète Philip K. Dick. Dualités philosophiques machines/hommes, "Do Androids Dream of Electric Sheep?".

Liens externes[modifier | modifier le code]