GSG 9

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

50° 45′ 56″ N 7° 09′ 37″ E / 50.7656, 7.16028 ()

Ancien insigne du GSG 9.

Le GSG 9 (allemand : GSG 9 der Bundespolizei ; GSG 9 BPOL ; Grenzschutzgruppe 9 ; français : police des frontières groupe 9) est une unité d'intervention de la police allemande formée suite à l'échec de l'intervention de la police lors de la prise d'otages aux Jeux olympiques de Munich en 1972. L'insigne du GSG 9 symbolise un hélicoptère Bell UH-1 "Huey" avec quatre policiers à son bord.

Origines du GSG 9[modifier | modifier le code]

Durant la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich de 1972, l'opération de sauvetage des otages israéliens tourne au fiasco en raison d'un manque de préparation des forces d'intervention ouest-allemandes, et se solde par la mort de 11 athlètes israéliens.

Le GSG 9 fut alors créé officiellement le 26 septembre 1972, la République fédérale d'Allemagne (à l'époque des faits) ayant vite compris qu'elle ne possédait pas d'unités de lutte contre le terrorisme et le grand banditisme comme le SWAT américain ou le SAS britannique.

À l'origine, le GSG 9 ne devait être qu'une police des frontières visant à effectuer des rondes à la frontière et des missions de surveillance et de prévention autoroutières. Mais ce groupe devait entre autres être déployable rapidement et ce partout en Allemagne, ce qui supposait que sa base d'entraînement et ses logements devaient être le plus proche possible. Sa base se situe à Saint Augustin-Hangelar, à quelques kilomètres de Bonn dans l'Ouest de l'Allemagne. Sa formation, son équipement et ses armes ont été fournies au départ par le SAS britannique. En 1974, le colonel Wegener, commandant du GSG9 désire que plusieurs de ses hommes suivent un stage au GIGN pour apprendre les techniques particulières d'intervention. L'unité est intervenue avec succès sur l'aéroport de Mogadiscio lors du détournement d'un avion de la Lufthansa en octobre 1978.

Missions du GSG 9 et organisation de l'unité[modifier | modifier le code]

GSG 9 à l'entraînement.

Outre ses missions de contre-terrorisme, le GSG 9 assure aussi la couverture de grands évènements internationaux tant en Allemagne qu'à l'étranger (sommets internationaux, compétitions sportives).

Il intervient aussi en appui de la police fédérale ou locale ou des SEK (commandos d'intervention des Länder allemands - équivalents des GIPN français) pour les situations d'urgence (prise d'otages, braquage de banques, interpellation des déséquilibrés). Le GSG 9 peut aussi intervenir à l'étranger [1].

Le GSG 9 est doté de trois pelotons ou escadrons, chacun dans leur spécialité :

  • le 1./GSG 9 est l'unité d'application principale : elle s'occupe essentiellement des missions anti-terroristes qui oblige à une progression sur le terrain. Les missions vont de la lutte anti-terroriste en milieu urbain, la récupération et le sauvetage d'otages, la négociation, l'investissement et l'occupation des lieux stratégiques et l'emplacement de tireurs isolés (snipers). Elle s'occupe aussi de la chasse aux criminels les plus dangereux en Allemagne.
  • Le 2./GSG 9 est une unité d'intervention marine : elle est exclusivement spécialisée dans la lutte contre le terrorisme maritime. Les missions sont des interventions en milieux aquatique et marin. Elle s'occupe aussi de la protection des installations militaires côtières et lutte contre le détournement de navires.
  • Le 3./GSG 9 est l'unité d'intervention parachutiste : cette unité est spécialisée dans les insertions et les interventions nécessitant l'infiltration des lieux par voie aérienne. Ces hommes sont spécialisés dans le vol, la reconnaissance des avions, la ligne statique et les techniques de chute opérationnelle et toutes les méthodes de parachutisme.

Armement en service au GSG 9[modifier | modifier le code]

De nombreuses armes sont utilisées en 2008 au sein du groupe d'intervention national allemand. En voici la liste indicative :

Armes d'épaule

Armes de poing

Armes lourdes

Libye[modifier | modifier le code]

Des membres du GSG 9 ont participé entre 2005 et 2006 à la formation de forces de sécurité en Libye[2].

Note[modifier | modifier le code]

  1. 2 de ses hommes sont morts au combat à Kaboul le 15/08/2007
  2. Cécile de Corbière, Schröder aurait conclu un accord secret avec Kadhafi, Le Figaro, 7 avril 2008

Lien externe[modifier | modifier le code]