Friedrich Ferdinand von Beust
| Friedrich Ferdinand von Beust | |
Friedrich Ferdinand Freiherr von Beust en 1860. |
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| Fonctions | |
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| 12e ministre-président d'Autriche | |
| 7 février 1867 – 30 décembre 1867 (10 mois et 23 jours) |
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| Monarque | François-Joseph Ier |
| Prédécesseur | Richard Belcredi |
| Successeur | Karl Wilhelm Philipp von Auersperg |
| Biographie | |
| Date de naissance | 13 janvier 1809 |
| Lieu de naissance | Dresde (Saxe) |
| Date de décès | 23 octobre 1886 (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Sankt Andrä-Wördern (Autriche-Hongrie) |
| Nationalité | autrichienne |
| Religion | Catholicisme |
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| Ministres-présidents d'Autriche | |
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Le comte Friedrich-Ferdinand von Beust (né le 13 janvier 1809 à Dresde et mort au château d'Altenberg le 23 octobre 1886 en Basse-Autriche) est un diplomate et homme d'état allemand. Il fut ministre-président d'Autriche du 7 février au 30 décembre 1867.
Carrière[modifier]
Beust étudia le droit et les sciences politiques de 1826 à 1830 à Göttingen et à Berlin. Il fut recruté par les services diplomatiques du Royaume de Saxe. En 1836, il était secrétaire d'ambassade à Berlin puis en 1838 à Paris ; en 1841 chargé de mission à Munich, en 1846 consul de Saxe à Londres et en 1848 ambassadeur à Berlin[1].
Beust devint en 1849 ministre des Affaires étrangères et, du 25 octobre 1858 au 15 août 1866, représentant du Gouvernement de Saxe ; mais dès avant 1858, il passait déjà pour un membre actif du cabinet ministériel. En 1849, il réprima un soulèvement populaire à Dresde avec l'aide de l'armée prussienne. Il mena d'abord à bien une première alliance avec la Prusse et le Hanovre (Dreikönigsbündnis) mais, la Bavière et le Wurtemberg refusant de s'y joindre, Beust se détourna de la Prusse et démarcha l'Autriche[2]. À ce moment, il exerçait une influence croissante sur le prince Jean Ier. Beust se voyait volontiers comme l'homologue du chancelier prussien, Otto von Bismarck. Lorsqu'éclata la Guerre austro-prussienne, il fit rallier à la Saxe la cause de l'Autriche. Il démissionna après la défaite de Sadowa et partit pour la cour de Vienne.
À compter du 30 octobre 1866, il exerça les fonctions de ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, qu'il devait conserver (avec un cumul de fonction) jusqu'en 1871. Il s'opposa au chancelier Belcredi, dont il obtint la démission le 7 février 1867, sur le compromis hongrois. Il fut ministre-président d'Autriche jusqu'à la fin de l'année 1867, ce qui lui permit de mener à terme le Compromis austro-hongrois et d'engager la réforme constitutionnelle de la double monarchie. Il cumula ensuite la charge de chancelier et de ministre des Affaires étrangères[3] jusqu'au 8 novembre 1871.
Il fut ensuite ambassadeur à Londres puis de 1878 à 1882, ambassadeur à Paris. Le comte Gyula Andrássy prit sa succession au ministère des Affaires Étrangères. Il se retira définitivement des affaires en 1882.
Notes et références[modifier]
- Biographie tirée des « Archives pour l'histoire et la sociologie de l'Autriche »
- Rudolf Vierhaus (éd.): Deutsche Biographische Enzyklopädie (DBE). Verlag Saur, München 2005, vol. 1, ISBN 978-3-598-25031-6, p. 627.
- Rudolf Vierhaus (Hrsg.): Deutsche Biographische Enzyklopädie (DBE). Verlag Saur, München 2005, Band 1, ISBN 978-3-598-25031-6, S. 628.