Friedrich Ferdinand von Beust

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Friedrich Ferdinand von Beust
Friedrich Ferdinand Freiherr von Beust en 1860.
Friedrich Ferdinand Freiherr von Beust en 1860.
Fonctions
12e ministre-président d'Autriche

(&&&&&&&&&&&&032610 mois et 23 jours)
Monarque François-Joseph Ier
Prédécesseur Richard Belcredi
Successeur Karl Wilhelm Philipp von Auersperg
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dresde (Saxe)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Sankt Andrä-Wördern (Autriche-Hongrie)
Nationalité autrichienne
Religion Catholicisme

Friedrich Ferdinand von Beust
Ministres-présidents d'Autriche

Le comte Friedrich-Ferdinand von Beust (né le 13 janvier 1809 à Dresde et mort au château d'Altenberg le 23 octobre 1886 en Basse-Autriche) est un diplomate et homme d'état allemand. Il fut ministre-président d'Autriche du 7 février au 30 décembre 1867.

Carrière[modifier | modifier le code]

Beust étudia le droit et les sciences politiques de 1826 à 1830 à Göttingen et à Berlin. Il fut recruté par les services diplomatiques du Royaume de Saxe. En 1836, il était secrétaire d'ambassade à Berlin puis en 1838 à Paris ; en 1841 chargé de mission à Munich, en 1846 consul de Saxe à Londres et en 1848 ambassadeur à Berlin[1].

Beust devint en 1849 ministre des Affaires étrangères et, du 25 octobre 1858 au 15 août 1866, représentant du Gouvernement de Saxe ; mais dès avant 1858, il passait déjà pour un membre actif du cabinet ministériel. En 1849, il réprima un soulèvement populaire à Dresde avec l'aide de l'armée prussienne. Il mena d'abord à bien une première alliance avec la Prusse et le Hanovre (Dreikönigsbündnis) mais, la Bavière et le Wurtemberg refusant de s'y joindre, Beust se détourna de la Prusse et démarcha l'Autriche[2]. À ce moment, il exerçait une influence croissante sur le prince Jean Ier. Beust se voyait volontiers comme l'homologue du chancelier prussien, Otto von Bismarck. Lorsqu'éclata la Guerre austro-prussienne, il fit rallier à la Saxe la cause de l'Autriche. Il démissionna après la défaite de Sadowa et partit pour la cour de Vienne.

À compter du 30 octobre 1866, il exerça les fonctions de ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, qu'il devait conserver (avec un cumul de fonction) jusqu'en 1871. Il s'opposa au chancelier Belcredi, dont il obtint la démission le 7 février 1867, sur le compromis hongrois. Il fut ministre-président d'Autriche jusqu'à la fin de l'année 1867, ce qui lui permit de mener à terme le Compromis austro-hongrois et d'engager la réforme constitutionnelle de la double monarchie. Il cumula ensuite la charge de chancelier et de ministre des Affaires étrangères[3] jusqu'au 8 novembre 1871.

Il fut ensuite ambassadeur à Londres puis de 1878 à 1882, ambassadeur à Paris. Le comte Gyula Andrássy prit sa succession au ministère des Affaires Étrangères. Il se retira définitivement des affaires en 1882.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie tirée des « Archives pour l'histoire et la sociologie de l'Autriche »
  2. Rudolf Vierhaus (éd.): Deutsche Biographische Enzyklopädie (DBE). Verlag Saur, München 2005, vol. 1, ISBN 978-3-598-25031-6, p. 627.
  3. Rudolf Vierhaus (Hrsg.): Deutsche Biographische Enzyklopädie (DBE). Verlag Saur, München 2005, Band 1, ISBN 978-3-598-25031-6, S. 628.