Manfred von Clary-Aldringen

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Manfred von Clary-und-Aldringen
Le comte Manfred von Clary-Aldringen.
Le comte Manfred von Clary-Aldringen.
Fonctions
28e ministre-président d'Autriche
2 octobre 189921 décembre 1899
(&&&&&&&&&&&&&0802 mois et 19 jours)
Monarque François-Joseph Ier
Prédécesseur Franz von Thun und Hohenstein
Successeur Heinrich von Wittek
Président du Lander impérial de Silésie autrichienne
22 février 18961er décembre 1898
(&&&&&&&&&&&010132 ans, 9 mois et 9 jours)
Président du Lander impérial de Styrie
1er décembre 18983 octobre 1918
(&&&&&&&&&&&0724519 ans, 10 mois et 2 jours)
Biographie
Date de naissance 30 mai 1852
Lieu de naissance
Flag of Austria-Hungary (1869-1918).svg Palais Mollard-Clary, Vienne (Autriche-Hongrie)
Date de décès 12 février 1928 (à 75 ans)
Lieu de décès Château d'Herrnau, Salzbourg, (Rep. d'Autriche)
Nationalité autrichienne
Conjoint Franziska, née comtesse Pejácsevich de Veröcze
Religion Catholicisme
Résidence Graz, Troppau, Salzbourg

Manfred von Clary-Aldringen
Ministres-présidents d'Autriche

Le comte Manfred von Clary und Aldringen (30 mai 1852, Vienne – 12 février 1928 château d'Herrnau, Salzbourg) fut un noble et homme d'État austro-hongrois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Noble austro-hongrois[modifier | modifier le code]

Manfred nait au palais familial de Vienne le 30 mai 1852. Il est issu d'une des plus grandes familles de la noblesse austro-hongroise originaire du Royaume de Bohême, les princes Clary-und-Aldringen. Ses parents sont le Prince Edmund Moritz et la Princesse Elisabeth-Alexandrine von Clary-und-Aldringen, (née comtesse de Ficquelmont). Son frère aîné, Siegfried (1848–1929), fut l'un des principaux diplomates austro-hongrois de la Belle Époque. Pur produit de la haute aristocratie autrichienne, Manfred épouse à Vienne le 26 avril 1884 la comtesse Franziska Pejácsevich de Veröcze, elle-même issue de l'une des plus puissantes familles de la noblesse croate et descendante des princes Esterházy von Galántha. Le couple aura deux enfants[1].

Homme d'Etat Austro-hongrois[modifier | modifier le code]

Le comte Clary-und-Aldringen étudit le droit à l'Université de Vienne avant de se lancer dans une carrière politique au service de l'Empire d'Autriche-Hongrie. Le 22 février 1896, il devient président du Lander impérial de Silésie autrichienne, une province stratégique de l'Empire. En effet, située aux confins de l'Empire allemand, de la Pologne historique (qui n'existe plus en 1896) et de la Bohême-Moravie (le territoire ancestral des princes Clary-Aldringen), la Silésie est riche de ressources naturelles et de conflits rampants, notamment autour de la question des nationalités, si délicate dans les États multi-nationaux des Habsbourg.

Le 1er décembre 1898, le comte Manfred quitte son poste en Silésie pour devenir président du Lander impérial de Styrie qu'il dirigera sans interruption jusqu'à la chute de l'Empire en 1918[2] et siéger au Conseil impérial (Reichsrat)[3]. La Styrie est un centre névralgique situé au cœur de l'Empire, à la frontière entre Cisleithanie et Transleithanie. Ancien duché du Saint-Empire, c'est une région industrielle et agricole d'importance à l'indentité forte qui abrite la ville de Graz, un des moteurs de l'économie impériale et un des principaux centres universitaires d'Autriche.

château d'Herrnau, Salzburg

Entre octobre et décembre 1899, le comte Clary-und-Aldringen sert comme Ministre-Président de Cisleithanie, le poste politique le plus important de la partie autrichienne de l'Empire. Il suit ainsi les traces de son grand-père, le comte Charles-Louis de Ficquelmont qui avait succédé à Metternich comme Ministre-Président de tout l'Empire en 1848.

À la chute de l'Empire, il quitte toute fonction officielle. Il passe le reste de sa vie entre ses domaines autrichiens et les domaines tchèques de sa famille (Teplice) et meurt dans sa résidence Salzbourgeoise, le château d'Herrnau (Schloss Herrnau) le 12 février 1928.

Manfred fut largement considéré comme un modernisateur et fut salué pour sa lutte efficace contre les ravages dus à la tuberculose alors qu'il est président de la Croix-Rouge autrichienne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clary-Aldringen, Manfred Gf, dans l'encyclopédie autrichienne
  • Alfred Ableitinger: Badeni – Thun – Clary-Aldringen – Eulenburg. Das österreichische Regierungssystem in der Krise der Jahre 1897–1899. In: Gernot Peter Obersteiner (Hrsg.): Festschrift Gerhard Pferschy zum 70. Geburtstag. Historische Landeskommission für Steiermark, Graz 2000, (ISBN 3-901251-15-4), S. 327–349.
  • Elma Flooh-Wagnes: Manfred Graf Clary und Aldringen. Der letzte k. k. Statthalter in Steiermark. Sein Leben und Wirken. Graz 1952

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Clary u. Aldringen » , dans (en) Paul Theroff, « Paul Theroff’s Royal Genealogy Site : An online Gotha », sur www.angelfire.com [généalogie descendante]
  2. Modèle:ÖBL
  3. Le Reichsrat de l'Empire autrichien servait à conseiller l'Empereur, c'était la plus haute institution de l'Empire, sorte de Sénat "fédéral" où chaque Lander est représenté