François Holandre

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Jean François Holandre, né le 9 avril 1753 à Tilly-sur-Meuse[1], mort à Verdun (Meuse) le 18 juin 1830[2], est un naturaliste français.

Ne pas confondre avec Jean Joseph Jacques Holandre (1778-1857), son neveu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chirurgien militaire, il début à la gendarmerie de Nancy, avant d'embarquer, de 1774 à 1776, en qualité de médecin major à bord de la frégate l'Atalante, chargée de l'inspection des Échelles du Levant pour le baron François de Tott. Rentré en France, il sert à l'hôpital de Brest jusqu'en 1779. Tombé gravement malade, il part en convalescence à Metz, où il exerce la médecine durant plusieurs années et donne des cours de minéralogie.

En 1785, il publie un Catalogue des oiseaux qui composent la collection de son altesse sérénissime Monseigneur le Prince Palatin Duc régnant des Deux-Ponts. Il collabore avec Laurent Marie Chazelles de Prizy (actif vers 1790) à la traduction du Dictionnaire des jardiniers et des cultivateurs (huit volumes, 1786-1789) de Philip Miller (1691-1771). L’ouvrage est complété par le Supplément au Dictionnaire des jardiniers, qui comprend tous les genres et les espèces de plantes non détaillées dans le Dictionnaire de Miller (deux volumes, 1789-1790).

Il fait paraître, en 1790, les huit volumes de l’Abrégé d'Histoire Naturelle des Quadrupèdes Vivipares et des Oiseaux (Chez Sanson & Compagnie).

En 1782, Holandre reçoit la charge de la conservation du riche cabinet de curiosités du duc Charles II Auguste de Pfalz-Zweibrücken (1746-1795), prince de Deux-Ponts ; il est également conseiller aulique et médecin de la cour. En 1792, cette principauté devient française. En 1793, le château de Karlsberg, qui abrite le cabinet, est totalement détruit. La même année, il est envoyé à l'armée du Nord, avant d'être nommé à l'hôpital militaire de Metz. En même temps, il enseigne à l'école centrale de la ville[3].

En août 1807, il adresse au Tribunat des observations sur les remboursements faits durant le cours forcé du papier-monnaie, un mémoire et un projet de loi sur la question[4].

Il était correspondant de la Société royale de médecine de Paris, qui l'a chargé d'étudier la manière dont la peste se propage et les moyens de s'en préserver, et membre Honoraire de la Société des Antiquités de Cassel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Meuse en ligne, , baptêmes année 1753, vue 124
  2. Archives départementales de la Meuse en ligne, année 1830 décès, acte 184, vue 289
  3. M. Lasaulce, « Notice sur les progrès des sciences naturelles dans le département de Moselle », Mémoires de la Société d'Histoire Naturelle de la Moselle, no 1 à 5,‎ 1845, p. 11 (lire en ligne).
  4. Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des chambres françaises, t. IX (deuxième série) : « 1er janvier 1806-12 octobre 1807 », Librairie administrative de Paul Dupont,‎ 1867 (lire en ligne), p. 481.

Source partielle[modifier | modifier le code]