Florence Marryat

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Florence Marryat (épouse Church puis Lean), née le 9 juillet 1833[1] à Brighton et morte le 27 octobre 1899 à Londres, est une femme de lettres et une actrice anglaise. Elle était également proche des milieux spiritualistes et des médiums spirites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Florence Marryat était la plus jeune fille et dernier enfant du capitaine Frederick Marryat et de son épouse Catherine Shairp of Houston. Elle fut éduquée à domicile. Après la séparation légale de ses parents, elle vécut alternativement avec l'un et l'autre, mais préférait son père[2].

Le 13 juin 1854, elle épousa Thomas Ross Church (1831–1926), un officier d'état-major de l'Armée des Indes britanniques. Elle s'installa donc avec lui en Inde et voyagea à travers tout le sous-continent avant de regagner le Royaume-Uni en 1860. Le couple qui divorça en 1879 eut sept enfants qui survécurent jusqu'à l'âge adulte. Le 5 juin 1879, elle épousa le colonel Francis Lean (1832?–1902) des Royal Marines. Si ses deux époux lui survécurent, son testament partagea ses biens entre deux de ses enfants et un « compagnon proche » avec qui elle vivait à la fin de sa vie[2].

Florence Marryat écrivit plus de soixante-quinze romans. Le premier (Love's Conflict) remontant à 1865 fut écrit pour distraire ses enfants atteints de la scarlatine. La plupart de ses romans sont des romances dont les personnages féminins incarnent les valeurs morales victoriennes, mais sont cependant indépendantes et travaillent. Ils ont été traduits en de nombreuses langues. Elle écrivit des pièces de théâtre qu'elle joua, comme Her World Against a Lie en 1881. Elle publia des essais comme Gup en 1868 qui raconte la vie de garnison en Inde ou Tom Tiddler's Ground en 1886 qui fait le récit d'un de ses voyages aux États-Unis. Elle fut aussi rédactrice en chef du magazine London Society entre 1872 et 1876 et dirigea un école de journalisme[2].

Elle se convertit au catholicisme sur la fin de sa vie. Florence Marryat s'intéressa au spiritualisme et au spiritisme à partir de 1873. Elle devint une habituée des cercles spirites où elle se faisait appeler de ses noms de femmes mariées : Florence Church puis Florence Lean alors que son nom de scène en tant qu'actrice et son nom de plume était Florence Marryat (en hommage à son père). Elle fréquenta assidûment les médiums Florence Cook et Mary Showers. Elle croyait aussi qu'elle exerçait une influence positive lors des « séances » et aidait les médiums à obtenir de meilleurs résultats. Elle écrivit divers ouvrages sur ses expériences spirites : There is No Death, The Risen Dead ou The Spirit World[2],[3].

Florence Marryat fut au nombre des dirigeants de la British National Association of Spiritualists fondée en 1873 à Liverpool et installée ensuite à Londres. En 1891, elle prononça le discours d'inauguration des nouveaux locaux londoniens de la principale association spiritualiste de la ville la Marylebone Spiritualist Association[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Love's Conflict (1865)
  • Gup (1868)
  • Life and Letters of Captain Marryat (1872)
  • Her World Against a Lie (1881)
  • Tom Tiddler's Ground (1886)
  • There is No Death (1891)
  • The Risen Dead (1893)
  • The Spirit World (1894)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mais, vers 1881, elle commença à dire qu'elle était née en 1838 (Neisius 2004).
  2. a, b, c et d Neisius 2004
  3. Oppenheim 1985, p. 38-39
  4. Oppenheim 1985, p. 53-54