Arta (Grèce)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arta.
Arta
(el) Άρτα
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Épire
District régional Arta
Maire Panagiotis Ikonomidis
(PASOK)
Code postal 471 00
Indicatif téléphonique 26810
Immatriculation AT
Démographie
Population 23 863 hab. (2001[1])
Densité 497 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 09′ 28″ N 20° 57′ 12″ E / 39.15777778, 20.9533333 ()39° 09′ 28″ Nord 20° 57′ 12″ Est / 39.15777778, 20.9533333 ()  
Altitude 30 m
Superficie 4 800 ha = 48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grèce

Voir la carte administrative de Grèce
City locator 14.svg
Arta

Géolocalisation sur la carte : Grèce

Voir la carte topographique de Grèce
City locator 14.svg
Arta
Liens
Site web http://www.arta.gr/

Arta est une ville d'Épire en Grèce du nord, à 362 km d'Athènes. Elle est située dans une boucle du fleuve Arachthos. La ville est dominée par sa forteresse du XIIIe siècle : le frourion. Ses églises byzantines, dont la Panaghía Parigorítissa, datant de 1290 font, avec son pont du XVIIe siècle sa célébrité touristique.

La ville est aujourd'hui un centre agricole (agrumes principalement) et artisanal (broderies et flokatis). Arta est aussi le siège de l'Institut Technologique d'Épire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, elle portait le nom d'Ambracie. La cité fut fondée par Corinthe vers 625 avant notre ère. Elle fut organisée dès le Ve siècle selon un plan hippodamien.

Elle connut une grande période de prospérité sous Pyrrhus au IIIe siècle avant J.-C. Pausanias le Périégète n'y vit plus cependant que des ruines.

La Panaghía Parigorítissa

Après la quatrième croisade et la prise de Constantinople par les Latins, Michel Ier Ange Doukas s'installa à Narte comme était alors appelée la ville. Avec l'accord de l'Empereur Alexis III Ange, il créa le despotat d'Épire. La ville connut une seconde phase de prospérité à l'époque de cette principauté. En 1259, Guillaume II de Villehardouin y épousa Anne Ange Comnène, fille du despote Michel II Doukas.

La ville fut un temps possédé par les Orsini (1318-1337), puis par l'Empire serbe de Stefan Uroš IV Dušan (1337-1359) puis par divers clans albanais (1359-1416). Elle fut alors dominée par des aventuriers italiens. Arta fut conquise par les Ottomans en 1449 et rebaptisée Narda. Elle passa sous domination vénitienne en 1717. Elle fut gouvernée par la France pendant deux ans après le traité de Campo-Formio puis repassa aux Ottomans qui la conservèrent jusqu'en 1881.

Arta fut prise et saccagée par les Grecs en novembre 1821, lors de la guerre d'indépendance grecque, mais reprise peu après par les Ottomans.

La région d'Arta fut attribuée à la Grèce en 1881, suite au Congrès de Berlin.

Le 16 août 1943, 317 civils furent exécutés par les nazis qui incendièrent ensuite la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'avion d'Arta et du lac de retenue

La ville est située dans un bras du fleuve Arachthos. Un barrage crée un lac de retenue juste avant la ville afin de produire de l'eau courante pour l'ensemble de l'Épire.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le pont d'Arta

Arta est dominée par une forteresse, le Frourion, transformé en hôtel (le Xénia, l'hôtel créé par l'Office National du Tourisme grec). Au pied du Frourion, se dresse la Roloi, une « Tour de l'horloge » datant des années 1650.

Le « pont d'Arta » est un pont de pierres sur l'Arachthos à peu de distance de la ville. Il est devenu célèbre dans le folklore grec. Une ballade de la tradition akritique évoque sa construction et le sacrifice humain qu'elle a nécessité (Σαράντα μαστορόπουλα). Il serait aussi à l'origine du proverbe grec (qui se trouve dans la ballade) évoquant les interminables délais pour terminer une chose : « Ils construisirent toute la journée, et le soir, ça c'est effondré ». La ballade raconte que 1 300 ouvriers, 60 apprentis, 45 maçons sous la direction d'un chef de chantier tentaient de construire le pont qui s'effondrait toutes les nuits. Un oiseau doué de la parole vint dire au chef de chantier qu'il ne pourrait achever son pont que s'il sacrifiait sa femme. Elle fut donc emmurée dans une des piles. Elle commença par maudire son mari, avant de finalement lui accorder sa bénédiction avant de mourir. Le pont tint. Selon un chroniqueur local, Panayiotis Aravantinos, le pont daterait de l'époque romaine. D'autres traditions le datent du Despotat d'Épire et l'attribuent à Michel II Doukas. D'autres encore évoquent la première décennie du XVIe siècle. Quant à Seraphim, le métropolite d'Arta, il affirme que le pont aurait été construit par un épicier.

Un théâtre datant du IVe siècle a aussi été mis au jour.

L'église de la Panaghía Parigorítissa a reçu 2 383 visiteurs en 2005[1].

Musées[modifier | modifier le code]

On trouve à Arta un musée archéologique, un musée du folklore et un musée historique constitué autour des collections Skoúphas.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b General Secretariat of the National Statistical Service

Sur les autres projets Wikimedia :