Englischer Garten

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

48° 09′ 10″ N 11° 35′ 31″ E / 48.1528, 11.59194

Vue depuis l’Englischer Garten avec notamment la cathédrale Notre-Dame de Munich
Vue de l'Englischer Garten en direction du Monopteros

L’Englischer Garten (Jardin anglais en français, le nom commun s’étant peu à peu transformé en nom propre dans l’usage des Munichois) est un grand espace vert de près de 4,17 km2 d’étendue au Nord-Est de Munich dans le quartier de Schwabing.

Parmi les plus grands jardins paysagers du monde (plus vaste que Central Park à New York ou encore Hyde Park à Londres), l'Englischer Garten, situé au nord du centre ville, constitue le poumon vert de Munich avec ses grandes étendues de pelouses — fréquentées l'été par les nudistes. Il constitue un des lieux de promenade et de rendez-vous les plus prisés des Munichois comme des touristes. Il contient d'ailleurs quatre Biergarten : Aumeister et Hirschau dans la partie nord du parc, celui de la Tour chinoise et celui de Seehaus dans la partie sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Friedrich Ludwig von Sckell présente à l'électeur Charles Théodore et à Benjamin Thompson ses plans de l'Englischen Garten

Le jardin, ouvert en 1792 au public a un plan inspiré du modèle des jardins anglais et fut dessiné par Friedrich Ludwig von Sckell. L’idée revient au physicien américain sir Benjamin Thompson (1753-1814), plus connu sous le nom de comte Rumford, ministre de la guerre et réformateur social sous Charles Théodore, qui suggéra d’abord de faire un jardin militaire puis un jardin public. Son successeur Maximilien Ier devient intendant du jardin et influença de manière significative le parc[1].

L'Englischer Garten est divisé en deux parties par une route, l'Isarring. La partie nord est appelée Hirschau, Hirsche voulant dire cervidés en allemand.

Points d’intérêt[modifier | modifier le code]

Maison Rumford[modifier | modifier le code]

Rumfordhaus

La Maison Rumford (Rumfordhaus en allemand) est un bâtiment dans la partie sud du jardin, qui tire son nom du titre auquel a été promu Benjamin Thompson : comte de Rumford.

Elle a été construite en 1791 d'après des plans de Baptist Lechner. Il a d'abord servi de cantine des officiers avant d'être utilisé pour des usages de cour. Ainsi la salle des miroirs permettait de recevoir, lors de somptueux repas, jusqu'à 150 invités.

Le bâtiment en ruine fut restauré après la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1966, il fut utilisé comme maison associative pour la jeunesse. Puis en 1972 il se transforma en école maternelle, tout en conservant sa vocation de point de rencontre pour les jeunes. 1989 vit la mise en place de conférences mettant en avant entre autres l'éducation à l'environnement. Aujourd'hui il est désigné comme un lieu rencontre pour la nature et la culture[2].

Tour chinoise[modifier | modifier le code]

La tour chinoise avec son jardin à bière (Biergarten)

La Tour chinoise est une pagode de bois de 25 mètres de hauteur construite en 1789/90 d'après un plan de Baptist Lechner[3].

Elle prit pour modèle la grande pagode du jardins botaniques royaux de Kew à Londres.

Elle a brulé plusieurs fois durant son histoire, le dernier incendie remonte à juillet 1944 après un bombardement aérien. Elle fut reconstruite à l'original en 1952.

La Tour chinoise abrite le second Biergarten de Munich en termes de capacité avec 7000 places assises.

Monopteros[modifier | modifier le code]

Le Monopteros

Déjà en 1807, Friedrich Ludwig Sckell avait proposé la construction d'un panthéon. Son petit-fils Carl August Sckell reprit l'idée et l'exposa au roi Louis Ier.

La décision de construire un Monopteros, un temple rond, fut prise en 1831 et la première pierre fut posée un an plus tard. On construisit d'abord des fondations en brique d'une quinzaine de mètres de hauteur, puis on rapporta progressivement de la terre autour pour former une colline. Le bâtiment, d'une hauteur de 16 mètres, en style grec, a été dessiné par Leo von Klenze et construit par Kelheimer Kalkstein. L'ouvrage fut terminé en 1836 et la colline gazonnée. Il a été restauré à de nombreuses reprises. Le fait qu'un pan de la colline soit aujourd'hui boisé fait qu'il a en partie perdu son rôle de point de fixation pour le regard.

Entre le Monopteros et la maison de thé japonaise se trouve une grande pelouse, où, depuis les années 1960, on peut croiser de nombreux nudistes, ce qui choqua à l'époque. Dans la foulée, cette pelouse devint un lieu de rencontre pour les Hippies. Cette pelouse est donc en quelque sorte un symbole de l'ouverture d'esprit à Munich.

Maison de thé japonaise[modifier | modifier le code]

Maison de thé japonaise

À l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1972 à Munich, une maison de thé japonaise et un jardin japonais furent bâtis en 1972 par l’architecte japonais Mitsuo Nomara sur une petite île au bord du Schwabing Bach derrière la maison des Arts de Munich en l'honneur de la ville de Sapporo, organisatrice Jeux olympiques d'hiver de 1972 et jumelée avec Munich.

Dans la maison de thé se tiennent régulièrement des Chanoyu. Chaque année le 3e dimanche de juillet y ont lieu les fêtes du Japon[4].

Le lac Kleinhesseloher (Kleinhesseloher See)[modifier | modifier le code]

plan de la partie sud du jardin avec le Kleinhesseloher

Ce lac artificiel se trouve au niveau de l'Isarring. Il fut creusé en 1803 par Reinhard von Werneck, avec une capacité initiale de 35 000 m². Puis sa capacité fut doublée de 1807 à 1812 par Friedrich Ludwig Sckell. On y trouve aujourd'hui un Biergarten[5].

Ruisseaux[modifier | modifier le code]

De nombreux ruisseaux courent à travers le jardin. On retiendra le schwabing bach et l'Eisbach, sur lequel on peut trouver des surfeurs.

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « histoire du jardin » (consulté le 16 septembre 2011)
  2. (de) « Utilisation du Kreisjugendring » (consulté le 16 septembre 2011)
  3. (de) « article détaillé en allemand sur la tour chinoise » (consulté le 16 septembre 2011)
  4. (de) « fêtes du Japon » (consulté le 16 septembre 2011)
  5. (de) « Kleinhesseloher See » (consulté le 16 septembre 2011)