Cosima Wagner

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Buste de Cosima Wagner dans le parc du Festspielhaus, à Bayreuth.

Cosima Wagner, née Francesca Gaetana Cosima Liszt à Bellagio (Italie) le 25 décembre 1837 et morte à Bayreuth le 1er avril 1930, est une personnalité allemande, fille de Franz Liszt et seconde femme du compositeur Richard Wagner, dont elle maintint le culte pendant un demi-siècle au Festival de Bayreuth.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est le fruit de la liaison extraconjugale du pianiste et compositeur Franz Liszt et de la comtesse Marie d'Agoult[1], qui écrivait sous le nom de plume « Daniel Stern ».

En 1857, elle épouse un des élèves les plus doués de son père, le pianiste et grand chef d'orchestre Hans von Bülow[1], mais leur mariage ne sera pas heureux. Ils ont deux filles, Daniela et Blandine.

C'est von Bülow qui la présente à Richard Wagner, de vingt-quatre ans plus âgé qu'elle et lui-même déjà marié. Une liaison commence en 1862, et en 1866, ils s'installent au bord du lac des Quatre Cantons à Tribschen, dans une villa mise à leur disposition par le roi Louis II de Bavière, ami et protecteur de Wagner. Cosima, qui se sépare de von Bülow en 1867, donna à Richard trois enfants avant qu'ils ne puissent se marier le 25 août 1870[2] :

  • Isolde von Bülow, née en 1865 ;
  • Eva von Bülow, née en 1867 ;
  • Siegfried Wagner, né en 1869.

Leurs prénoms sont tirés d'opéras de Wagner, respectivement Tristan et Isolde, Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg et L'Anneau du Nibelung.

Le matin du dimanche 25 décembre 1870, à l'occasion de son anniversaire, Richard lui offre une Tribschener Idyll mit Fidi-Vogelgesang und Orange-Sonnenaufgang (Idylle de Tribschen avec chant d'oiseau de Fidi et lever de soleil orange), exécutée par treize instrumentistes de l'Orchestre de la Zürcher Tonhalle sur le grand escalier de la villa. L'œuvre, plus tard éditée sous le nom de Siegfried-Idyll, est un hymne au bonheur conjugal qui célèbre le repos enfin trouvé par le couple. Les enfants Wagner la surnommeront plus prosaïquement « la musique de l'escalier » (« die Treppenmusik »).

De 1869 à 1883, elle tint un journal de leur vie commune.

Richard meurt le 13 février 1883[3]. Il revient à Cosima d'avoir maintenu l'existence du Festival de Bayreuth[1], dont seules deux sessions exceptionnelles avaient eu lieu en 1876 et 1882. Aidée par son fils Siegfried et pour les aspects financiers par Adolf von Groß (de), elle le dirige jusqu'en 1911 et en fait le lieu de la célébration du culte de son défunt mari, dans une orientation résolument conservatrice, refusant par exemple jusqu'à sa mort tout changement dans la mise en scène, les décors et les costumes de la création de Parsifal.

Winifred Wagner déclare à son propos : « Elle était toujours, malgré ses soixante-dix-sept ans, un personnage tout en grandeur, qui inspirait le respect. De sa voix mélodieuse, un peu grave, elle ne manquait jamais de m'adresser quelques mots aimables quand nous allions la saluer à notre arrivée ou au moment de nous retirer. [...] Par la suite, j'ai vécu quinze ans sous le même toit qu'elle, et nos relations étaient aussi bonnes que possible: il n'y a jamais eu le moindre malentendu entre nous. [...] Elle avait la fibre pédagogique - et c'était très marqué-; c'est ce qui l'incita à parfaire mon éducation durant la première année de mon mariage. [...] Cosima a salué avec joie la naissance de nos quatre enfants et a suivi leur croissance en grand-mère attentive »[4].

Elle meurt le 1er avril 1930 à l'âge de quatre-vingt-douze ans, quarante-sept ans après Richard et la même année que Siegfried. Elle est enterrée aux côtés de Richard dans le jardin de la Villa Wahnfried.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Larousse,‎ 2011, 1516 p. (ISBN 978-2-0358-6059-0), p. 1468
  2. Jacques De Decker, Wagner, Folio,‎ 2010, 275 p. (ISBN 978-2-0703-4699-8), p. 203
  3. Jacques De Decker, Wagner, Folio,‎ 2010, 275 p. (ISBN 978-2-0703-4699-8), p. 246
  4. La Famille Wagner et Bayreuth, 1876-1976, Éditions du Chêne, Paris, 1976.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comte Richard von der Muhle Eckart, "Cosima Wagner, une vie et un caractère" traduit de l'allemand par Maurice Rémon. Librairie Stock, 7 rue du Vieux-Colombier, 1933
  • Oliver Hilmes, Cosima Wagner, la maîtresse de la colline, Perrin, 2012.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]