Charles Huot
Charles Huot
Charles Huot
| Naissance | 6 avril 1855 Québec |
|---|---|
| Décès | 27 janvier 1930 (à 74 ans) Sillery |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Artiste peintre |
| Formation | Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière École normale Laval École des beaux-arts de Paris |
| Maître | Alexandre Cabanel |
Charles Huot, de son nom complet Charles Édouard Masson Huot, né le 6 avril 1855 à Québec (Québec) et décédé entre le 27 et le 30 janvier 1930 à Sillery (Québec) est un peintre et illustrateur québécois[1].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fils de Charles Huot, marchand, et d'Aurélie Drolet, Charles Édouard Masson Huot est né le 6 avril 1855 à Québec et il est baptisé quatre jours plus tard, le 10 avril 1855, en la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec[2]. Ses frères et sœurs se nomment Albert, Gaspard, Blanche, Eva, Marie, Augustine et Eugénie. Il fréquente le collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et l'École normale Laval de Québec puis s'installe à Paris en 1874 pour suivre des cours à l'École des beaux-arts dans l'atelier d'Alexandre Cabanel.
Le jeune peintre participe à de nombreuses expositions en France et se fait remarquer, notamment en 1878 lorsque le gouvernement français lui achète Le bon Samaritain, actuellement au musée Tavet-Delacour à Pontoise. Le 15 août 1885, il épouse Wilhelmine Luise Karoline Julie Schlaechter (1849-1907) dont il aura une fille, Alice (1887-1966). Au Québec, sa carrière prend son envol avec la décoration de l'église de Saint-Sauveur, dans la basse-ville de Québec, en 1887. Il exécute ensuite diverses commandes pour la décoration d'édifices religieux mais aussi pour l'Hôtel du Parlement, où se trouvent toujours son Conseil souverain et le Débat sur les langues (1910-1913), deux grands tableaux historiques. Il rentre définitivement au Québec en 1898 et passe les cinq dernières années de sa vie à Sillery.
Son œuvre [modifier]
La production de Charles Huot est considérable dans son volume et dans sa diversité. Elle contient des tableaux religieux et d'histoire, des portraits, des paysages, des tableaux de genres, des aquarelles, des fusains, des dessin à la plume, etc.
Peintures [modifier]
Le Musée national des beaux-arts du Québec conserve plusieurs de ses œuvres
- la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue de Lac-Bouchette (Saguenay-Lac-Saint-Jean[3]), décorée par Charles Huot, a été déclarée bien culturel en 1977.
- Le Laurier
- Labour d'automne Ile d'Orléans
- Le Sanctus à la maison
Illustration [modifier]
- L'art d'être grand-père (Victor Hugo)
- La Civilisation des Arabes, du Dr Lebon
- Similia Similibus, d'Ulric Barthe
- Contes vrais, de Pamphile Le May
Sources [modifier]
- Dictionnaire biographique du Canada : Huot, Charles
- Extrait du registre paroissial de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec : Baptême n°306 - Charles Édouard Masson Huot - Le dix avril mil huit cent cinquante-cinq, nous prêtre soussigné, avons baptisé Charles Édouard Masson, né depuis quatre jours du légitime mariage de Sieur Charles Huot marchand et de Dame Aurélie Drolet de cette ville. Parrain Édouard Masson Écuier de Montréal par son Procureur Jean Baptiste Fréchette Écuier soussigné. Marraine Demoiselle Marie Louise Drolet soussignée avec le père. Signé : Marie L. Drolet ; J. B. Fréchette ; Charles Huot ; J. R. L. Hamelin, prêtre.
- Hébertville : Charles Huot, peintre
- Biographie de Charles Huot sur le site de la ville de Québec.
Documents et liens externes [modifier]
- Robert Derome, « Charles Huot et la peinture d'histoire au Palais législatif de Québec (1883-1930) », Bulletin du Musée des beaux-arts du Canada, no 27, 1976, p. 2-44.
- Fonds Charles-Huot (P24), Centre de recherche en civilisation canadienne-française (Université d'Ottawa)