Charles Chesnelong

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Charles Chesnelong
Image illustrative de l'article Charles Chesnelong
Fonctions
Sénateur inamovible
Député des Basses-Pyrénées
Biographie
Parti politique Légitimiste

Charles Chesnelong (Orthez, 14 avril 1820 - Orthez, 22 juillet 1899) est un député et sénateur français, un des chefs du parti légitimiste, et connu notamment pour ses démarches auprès du comte de Chambord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Charles Chesnelong, qui ne se servit usuellement que de son second prénom, fait ses études à Paris. Il prend ensuite la direction de la société de négoce de draperie héritée de son père.

Se déclarant républicain, il est membre du conseil général des Basses-Pyrénées en 1852 et maire d’Orthez en 1855. Il se rallie au régime impérial ; candidat officiel aux élections législatives, il est élu député le 4 novembre 1865. Il est réélu en 1869.

Il ne se représente qu’à l’élection partielle en 1872 en remplacement de l’amiral Jauréguiberry. Il devient alors un des chefs du parti légitimiste.

Les bureaux des groupes de la majorité royaliste nomment en octobre 1873 une commission de neuf membres, pour arrêter une position qui doit être présentée au comte de Chambord, en vue de la restauration de la royauté. Charles Chesnelong, qui appartient à cette commission, se rend en octobre à Salzbourg pour présenter ce programme au comte de Chambord. De retour en France le 18, il explique que le comte de Chambord accepte le projet de constitution, et qu'un accord a été trouvé sur la question du drapeau. Mais le 27 octobre 1873, L’Union publie une lettre ouverte du comte de Chambord qui réitère son attachement au drapeau blanc et son refus de tout compromis.

Le 20 novembre 1873, Chesnelong vote pour le Septennat. Il se consacre alors à la défense de la liberté de l’enseignement, la création d’une Université catholique et combat l’amendement Wallon. Il anime des cercles ouvriers et défend le repos dominical.

Il perd les élections de février 1876, mais est élu le 24 novembre suivant sénateur à vie. Il lutte contre la laïcisation de l’enseignement, contre les lois Ferry mais défend la liberté de la presse.

En juillet 1886, il s’élève contre la radiation des princes d’Orléans de l’armée par le général Boulanger.

Il reste sénateur jusqu’à son décès en 1899.

Décoration[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Discours sur la devise de l'école de Sorèze : "Religioni, scientiis, artibus, armis", prononcé dans une séance littéraire de cette école, le 4 avril 1872, par M. Charles Chesnelong, Paris, C. Douniol, 1872, 24 p.
  • Charles Chesnelong, Un témoignage sur un point d'histoire La campagne monarchique d'octobre 1873, Paris, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, 555 p.
  • Allocution prononcée à l'assemblée générale de la Société d'éducation et d'enseignement, le 28 mai 1897, par M. Charles Chesnelong [...], Paris, Impr. de F. Levé, 1897, 20 p.
  • Charles Chesnelong, Les derniers jours de l'Empire et le gouvernement de M. Thiers. Mémoires publiés par son petit-fils, Evreux, Hérissey, Paris, Perrin, 1932, II-243 p.
  • Charles Chesnelong, L'Avènement de la République, 1873-1875. Mémoires publiés par son petit-fils. [Introduction de Charles Chesnelong, petit-fils.], Bordeaux, Imprimerie R. Samie ; Paris, Perrin, 1934, XVI-250 p.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • M. de Marcey, Charles Chesnelong, son histoire et celle de son temps (1860-1899), Lyon, E. Vitte, 1908, XII-404 p., 336 p., 338-681 p.
  • C. de Kirwan, Charles Chesnelong. Son rôle sous le second empire et les régimes qui ont suivi, Paris, Sueur-Charruey, s.d., 40 p.
  • Auguste Laveille, Chesnelong sa vie, son action politique et parlementaire 1820-1899, Paris, P. Lethielleux, 1913, XVI-631 p.
  • « Charles Chesnelong », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  • « Charles Chesnelong », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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