Bhagat Singh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bhagat Singh en 1929.

Bhagat Singh (en gurmukhî : ਭਗਤ ਸਿੰਘ) (né le 27 septembre 1907 et mort le 23 mars 1931) était un combattant nationaliste indien. Considéré comme un martyr de la cause indépendantiste, il est souvent appelé Shaheed Bhagat Singh (le mot shaheed signifiant "martyr").

Il est également réputé avoir été l’un des premiers marxistes en Inde, et ce, notamment par le Parti communiste indien[1]. Il est également l’un des fondateurs de l’Hindustan Socialist Republican Association.

Bhagat Singh a été pendu par les Britanniques. Son corps a été brûlé dans le village d’Hussainiwala sur les bords du fleuve Sutlej dans l’État du Penjab.

Enfance[modifier | modifier le code]

Bhagat Singh est né dans une famille sikh à Banga dans le district penjabi de Layalpur (aujourd'hui au Pakistan). Il était le troisième fils de Sardar Kishan Singh et de Vidyavati. La famille Singh était activement impliquée dans la lutte pour la liberté. En effet, le père et l'oncle de Bhagat (Ajit Singh) étaient membres du Ghadr Party, fondé aux États-Unis afin d'évincer la loi britannique. L'atmosphère familiale a donc fortement influencé le jeune Bhagat. Alors qu'il étudiait à la D.A.V. School de Lahore en 1916, il entra en contact avec des leaders politiques connus tels que Lala Lajpat Rai ou Ras Bihari Bose. Le Punjab était très tendu politiquement à cette époque. En 1919, Bhagat, alors âgé de 12 ans, fut profondément traumatisé par le massacre de Jalianwala Bagh. Le jour suivant le massacre, il conserva un peu de terre de Jalianwala Bagh qu'il garda en souvenir toute sa vie durant. Cet épisode renforça sa détermination de chasser les Britanniques hors de l'Inde.

La rupture avec le Mouvement de non-coopération de Gandhi[modifier | modifier le code]

En réponse à l'appel de Mahatmah Gandhi pour la non-coopération en 1921, Bhagat Singh quitta l'école et participa activement au mouvement. En 1922, quand Gandhi suspendit ce dernier contre la violence à Chauri-chaura à Gorakhpur, Bhagat fut grandement déçu. Sa foi en la non violence s'affaiblit et il conclut que la révolution armée était la seule façon de gagner l'indépendance. Il rejoignit le National College de Lahore, fondé par Lala Lajpat Rai, afin de poursuivre ses études. C'est là qu'il fit la connaissance de révolutionnaires tels que Bhagwati Charan, Sukhdev et autres. Afin d'éviter le mariage, Bhagat Singh s'enfuit de chez lui pour Kanpur ou il entra en contact avec un révolutionnaire nommé Ganesh Shankar Vidyarthi et eu ses premières leçons sur la révolution. Mais apprenant que sa grand-mère était malade, il rentra chez lui et poursuivit ses activités de son village. A Lahore, il forma la Naujavan Bharat Sabha, et commença à diffuser son message de révolution dans le Punjab. En 1928, il entra en contact avec Chandrasekhar Azad à Delhi avec qui il forma l'Hindustan Samajvadi Prajatantra Sangha dont le but était d'établir une république en Inde par une révolution.

L'attentat[modifier | modifier le code]

Statues de Bhagat Singh, Rajguru et Sukhdev à la frontière entre l'Inde et le Pakistan, près de Hussainiwala

En février 1928, un comité anglais du nom de Simon commission vint en Inde. Le but de cette visite était de décider la quantité de liberté et de responsabilité qui pourrait être accordée au peuple. Mais il n'y avait aucun indien au sein du comité. En représailles, les indiens décidèrent de boycotter la commission. Au cours d'une manifestation contre cette dernière à Lahore, Lala Lajpat Rai fut brutalement battu et succomba plus tard de ses blessures. Bhagat Singh fut déterminé de venger sa mort en abattant l'officier britannique responsable du meurtre : le Deputy Inspector General Scott. Mais il tira sur l'Assistant Superintendent Saunders, le prenant par erreur pour Scott. Bhagat Singh dut s'enfuir de Lahore pour éviter la peine de mort.

Le gouvernement accorda plus de pouvoir à la police, grâce au Defence of India Act, dans le but de stopper les manifestations aux actions suspicieuses. Cet acte manqua de passer à l'Assemblée législative centrale d'une voix. Malgré tout, elle devait passer sous la forme d'une ordonnance "dans l'intérêt du public". Bhagat, qui était caché dans l'assistance se porta volontaire pour lancer une bombe à l'Assemblée. Il prit soin de ne causer aucune mort ni blessure car le but était d'attirer l'attention du Gouvernement. Bhagat Singh et Batukeshwar Dutt furent arrêtés en ne fuyant pas délibérément. Au cours de son procès, Bhagat refusa tout conseil de défense. Lui et Dutt furent condamnés à la prison à vie.

Condamnation et prison[modifier | modifier le code]

Peinture murale de Bhagat Singh. Rewalsar, Inde. 2010

Popularité[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films se sont emparés de la vie de Singh. Le premier, longtemps ignoré, fut Shaheed-e-Azad Bhagat Singh (1954), suivi de Shaheed Bhagat Singh (1963), avec Shammi Kapoor interprétant Bhagat Singh. Deux ans plus tard, Manoj Kumar repris le rôle dans Shaheed (1965 film) (en). En 2002, trois films sortirent, mais ne connurent pas le succès escompté : Shaheed-E-Azam, 23 Mars 1931 : Shaheed et The Legend of Bhagat Singh[2]. En 2006, le film Rang De Basanti dépeint les parallèles entre les révolutionnaires comtemporains de Bhagat Singh et la jeunesse indienne moderne.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bhagat Singh a été l'inspiration d'un grand nombre de pièce de théâtre se jouant en Inde et au Pakistan, et qui continue d'attirer les foules[3] [4] [5].

Divers[modifier | modifier le code]

  • En 1968, un timbre postal est sorti en Inde pour commémorer le 61ème anniversaire de la naissance de Singh[6]. En Septembre 2006, le gouvernement indien décida de sortir des pièces de monnaie en sa mémoire.
  • L'anniversaire de la mort de Bhagat Singh, ainsi que Sukhdev Thapar and Shivaram Rajguru, le 23 mars 1931 a été déclaré Jour des martyrs en Inde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://pd.cpim.org/2006/0319/03192006_surjeet.htm
  2. The Legend of Bhagat Singh
  3. Chaman Lal, « Partitions within », The Hindu,‎ 26 janvier 2012 (lire en ligne)
  4. Shreya Ray, « The lost son of Lahore », Live Mint,‎ 20 janvier 2012 (lire en ligne)
  5. « Sanawar students dramatise Bhagat Singh's life », Day and Night News,‎ undated (lire en ligne)
  6. « Bhagat Singh and followers », Indian Post (consulté le 20 novembre 2011)