Belinda Cannone

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Belinda Cannone, née en 1958, est romancière, essayiste et maître de conférences. Elle enseigne la littérature comparée à l'Université de Caen Basse-Normandie depuis 1998[1].

Sommaire

Romans [modifier]

Sa production romanesque débute en 1990, avec Dernières promenades à Petrópolis, roman inaugural dans lequel elle pose, à partir du problématique suicide de Stefan Zweig, la question de « l’humanité en nous » : nous ne sommes pas bornés à n’être que nous-mêmes au sens le plus étroit, car nous vivons à équidistance de nous-mêmes et des autres, et notre bonheur peut être compromis par le malheur du monde.[interprétation personnelle]

En 1992, L'Île au nadir, s’inspirant lointainement de l’affaire Seznec, s’interroge sur l’héritage et la transmission de l’opprobre.[interprétation personnelle]

Trois nuits d’un personnage (1994) met en scène le désir, à travers un personnage de roman qui accède pour trois nuits à l’existence, désir de vivre et désir amoureux, comme énergie vitale et possibilité de la joie. Ce roman marque le début d’une utilisation accrue des moyens de la fable afin de restituer le monde contemporain dans ses réalités les plus directes.[interprétation personnelle]

Lent Delta (1998), en imaginant le dernier jour d’une dame de 104 ans dans un univers d’anticipation, explore imaginairement ce qu’il advient du désir de vivre à la fin de l’existence, dans ce moment du « passage » vers le delta de la vie.[interprétation personnelle]

L'Homme qui jeûne (2006), variation sur le désir dans la négativité, met en scène un homme qui dit Non à la vie en se privant du minimum vital.[interprétation personnelle]

Entre les bruits (2009) explore, à partir de deux personnages hyperacousiques de naissance, notre situation dans un monde cacophonique, où les informations et la rumeur du monde nous assaillent. [interprétation personnelle]

Les essais [modifier]

À partir de l’année 2000, elle commence à écrire des essais.

L’Écriture du désir (Prix de l’essai de l’Académie française 2001), interroge à la fois le désir en général et son lien avec la pratique littéraire.[interprétation personnelle]

Le Sentiment d’imposture (Grand Prix de l’essai de la Société des Gens de lettres 2005) est la première exploration d’un sentiment jusqu’alors non identifié bien que très partagé : le fantasme de n’être pas légitime à la place qu’on occupe.[interprétation personnelle]

La Bêtise s’améliore (2007) explore les conformismes de la pensée contemporaine.[interprétation personnelle]

La Tentation de Pénélope (2010) lance plusieurs propositions inédites pour renouveler le féminisme et sortir de la guerre des sexes, tout en s’interrogeant sur la « féminité ». Dans cet essai, elle témoigne d'un féminisme revisité, revendiquant l'héritage du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Elle discute en particulier la notion de différence des sexes, soutient que dans de nombreuses situations, le genre (homme/femme) est en suspens. Elle affirme par ailleurs lors d'une matinale sur France Culture que l'avortement reste un "droit fondamental" des femmes.[interprétation personnelle]

En 2011, elle inaugure la collection Pabloïd, chez Alma éditeur, avec Le baiser peut-être où elle décrit le baiser, qu'elle qualifie de "plus beau geste du désir", comme une célébration de l'altérité et la manifestation de l'inventivité amoureuse[2].

L'université [modifier]

Docteur et maître de conférences en littérature comparée, elle a enseigné neuf ans à l’université de Corte (Corse), et, depuis 1998, à l’université de Caen Basse-Normandie. Elle a publié plusieurs ouvrages sur les liens de la littérature avec la musique, et sur la littérature[3].

Les revues [modifier]

Depuis les années 1990, elle écrit des articles pour les revues comme Quai Voltaire Revue littéraire, Verso – Arts et lettres, L’Atelier du roman.

Bibliographie [modifier]

Romans [modifier]

  • Dernières promenades à Petrópolis, Le Seuil, 1990, et "Points Seuil" 2013 sous un nouveau titre, L'Adieu à Stefan Zweig.
  • L'Île au nadir, Quai Voltaire, 1992.
  • Trois nuits d'un personnage, Stock, 1994.
  • Lent Delta, Verticales, 1998.
  • L'Homme qui jeûne, L'Olivier, 2006.
  • Entre les bruits, L'Olivier, 2009.

Essais [modifier]

  • L'Ecriture du désir, Calmann-Lévy, 2000 et "Folio Essais" n°566 (Prix de l'essai de l'Académie française 2001)
  • Le Sentiment d'imposture, Calmann-Lévy, 2005 et "Folio essais" n°515. (Grand Prix de l'essai de la Société des Gens de lettres)
  • La bêtise s'améliore, Stock, 2007.
  • La Tentation de Pénélope, Stock, 2010.
  • Le Baiser peut-être, Alma éditeur, 2011.

Récit [modifier]

  • La Chair du temps, Stock, 2012 (Prix Littéraire de la Ville de Caen, 2012)

Esthétique et critique littéraire [modifier]

  • Philosophies de la musique, 1752-1789, Klincksieck, 1990.
  • La Réception des opéras de Mozart, 1793-1829, Klincksieck, 1991.
  • Musique et littérature au XVIIIe siècle, PUF, coll. Que sais-je ?, 1998.
  • Narrations de la vie intérieure, PUF, coll. Perspectives littéraires, 2001.
  • L'Œuvre de Zola, Gallimard, coll. Foliothèque, 2002.

Distinction [modifier]

Le 27 mars 2012, Belinda Cannone est nommée Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur[4].

Références [modifier]

  1. Page personnelle de Belinda Cannone.
  2. Alma éditeur.
  3. Thèse de Belinda Cannone sur le catalogue du SUDOC
  4. http://www.libertebonhomme.fr/2012/03/29/portrait-de-la-semaine-belinda-canonne-recoit-la-legion-dhonneur/.

Lien externe [modifier]