Augustin Bernard François Le Goazre de Kervélégan

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Augustin Le Goazre de Kervélégan

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Augustin Le Goazre de Kervélégan

Naissance 17 septembre 1748
Quimper
Décès 24 février 1825 (à 76 ans)
Autres activités
sénéchal, maire de Quimper, député, vénérable de loge maçonnique

Augustin Bernard François Le Goazre de Kervélégan (né à Quimper le 17 septembre 1748, décédé à Saint-Yvi au manoir de Toulgoat le 24 février 1825) est un avocat et un révolutionnaire français . Avant la Révolution française, il a été désigné comme maire et sénéchal de la ville de Quimper en 1774, à l'âge de 26 ans.

Son action à Quimper[modifier | modifier le code]

Augustin Le Goazre de Kervélégan, qui est alors vénérable de la loge maçonnique L'Heureuse maçonne à Quimper et aussi sénéchal du présidial de la ville, cite à comparaître l'évêque de Cornouaille Mgr Toussaint Conen de Saint-Luc qui, les 8 et 9 juin 1776, a violemment critiqué les francs-maçons, « ces gens sans mœurs, sans scrupule », selon lui. L'affaire remonte jusqu'au Conseil du roi[1].

Député du tiers état[modifier | modifier le code]

Il publie en 1788 les Réflexions d'un philosophe breton sur les affaires présentes, violemment hostile à la noblesse et au clergé, qui lui valent d'être élu aux états généraux par le tiers état de la sénéchaussée de Quimper. Il s'occupe surtout de l'aliénation des biens nationaux. Membre de l'Assemblée constituante, Kervélégan fait partie des trois commissaires désignés en juin 1791 pour ramener le roi Louis XVI et sa famille de Varennes[2].

Élu à la Convention nationale par le département du Finistère (1792), il siège avec les Girondins.

Il s'en prend à Marat, vote pour la détention (mais contre la mort du roi) lors du procès de Louis XVI, fait partie de la Commission des Douze « chargée de l'examen des arrêtés de la municipalité de Paris et de la recherche des complots contre l'ordre et la liberté publique » et figure sur la liste des députés arrêtés lors de la Journée du 2 juin 1793. Il échappe à ses gardiens le 29 juin 1793, se réfugie à Caen, puis dans son Finistère natal. Mis hors la loi, il se cache dans son manoir jusqu'à la chute de Robespierre et ne reparaît à la Convention qu'en mars 1795.

Membre du Comité de sûreté générale, il se signale par son courage lors de l'Insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795) et il est blessé en défendant la Convention à la tête de 900 Bretons.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Élu par plusieurs départements au Conseil des Anciens, de Kervélégan opte pour le Finistère. Il entre ensuite au Conseil des Cinq-Cents en mai 1799.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Il ne montre nulle hostilité envers Napoléon Bonaparte, le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), et fait partie du Corps législatif comme représentant de son département d'origine. Il y siège jusqu'à la chute de l'Empire.

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

22/04/1789 - 30/09/1791 : Quimper - Bretagne (Sénéchaussée)
08/09/1792 - 26/10/1795 : Finistère - Girondins
16/04/1799 - 26/12/1799 : Finistère - Droite
25/12/1799 - 04/06/1814 : Finistère - Majorité
04/06/1814 - 20/03/1815 : Finistère

Références[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Louis XVI rattrapé par un Breton ! Claude Péridy, Le Télégramme du 23 décembre 2007

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mairie-quimper.fr/adminsite/photo.jsp?ID_PHOTO=1216906641984
  2. Ceci reste à vérifier car suivant les sources, les noms varient.