Armoiries de Monaco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Armoiries de Monaco
Image illustrative de l'article Armoiries de Monaco
Versions

Image illustrative de l'article Armoiries de Monaco
Petites armoiries
Détails
Souverain Albert II
Adoption 1886
Timbre Couronne princière de Monaco
Écu Fuselé d’argent et de gueules.
Tenants Deux moines de l’Ordre des frères mineurs, chevelus, barbus et chaussés, portant chacun une épée levée, debout sur une banderole.
Devise Deo Juvante
Ordres Ordre de Saint-Charles
Autres éléments Manteau de gueules doublé d’hermine et timbré de la couronne princière fermée.
Précédentes versions 1342 ; 1881
Usage Souverain et famille princière
Gouvernement

Au centre des armoiries de Monaco se trouve un écu quadrillé de losanges rouges. En tenants, les moines soutenant le bouclier à la conquête de Monaco en 1297, quand François Grimaldi dit Malizia et ses compagnons, déguisés en moines, envahissent la forteresse, avec les épées cachées sous leurs soutanes. Le col entourant le bouclier représente l’ordre de Saint-Charles. En bas la devise des Grimaldi, « DEO JUVANTE » qui signifie en latin « avec l’aide de Dieu »[1].

Article détaillé : Armorial des Grimaldi.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Fuselé d'argent et de gueules.

Le blasonnement fourni par le site officiel du palais de Monaco est  : « L'écu, fuselé d'argent et de gueules et entouré du collier de l'ordre de Saint-Charles, est placé sur un manteau rouge doublé d'hermine, sommé de la couronne princière. Tenants : deux frères mineurs chevelus, barbus et chaussés, portant chacun une épée levée, debout sur une banderole, avec la devise : Deo Juvante (avec l'aide de Dieu). » [2]

Pour la « couronne princière » : « il s’agit en fait de la reproduction d’une couronne royale héraldique classique »[3] selon le CEDRE.

Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval blasonnent : « Écu : fuselé d’argent et de gueules en trois rangs de cinq pièces. Couronne : princière. »[4].

L’Adelslexicon blasonne : « W.: Von R. u. S. in 3 Reihen zu je 5 Plätzen gerautet; Schildh.: 2 Mönche, in der freien Hand ein blankes Schwert schingend; Wahlspruch: Deo Juvante; Fstnkr. u. -mantel. » [5].

Frédéric Luz blasonne : « GRIMALDI DE MONACO. Fuselé de gueules et d’argent. » [6].

Victor Bouton, Nouveau Traité des armoiries[7] (1887) : « SARDOU, en Provence, porte : losangé d’argent et de gueules ; ce sont les armes signés de d’Hozier [...]. GRIMALDI, à Gênes, PRINCE DE MONACO, Duc de VALENTINOIS en France, porte de même. ESPINEFORT, en Bretagne, porte de même. TURPIN DE CRISSÉ, comte de SANZAY, losangé de gueules et d’argent . » (page 300) et « GRIMALDI-MONACO ducs de VALENTINOIS, fuselé d’argent et de gueules [...]. — Pierre Sainte dit losangé comme nous l’avons indiqué à la page 300 ci-dessus. » (page 308).

Pierre-Barthélemy Gheusi (1865-1943) dans son ouvrage Le Blason, présente une figure légendée « Fig. 383 — VALENTINOIS : Fuselé d’argent et de gueules. GRIMALDI ; MONACO ; BUEIL : portent de même. », figure accompagnée du commentaire : « Observons, une fois de plus, que nottre Figure, empruntée à d’Hozier, est mal gravée : les Fusées de gueules projettent une ombre portée sur celles d’argent et, ainsi, sont indiquées comme brochantes, alors qu’elles sont cousues. » [8].

L’Encyclopédie de Diderot comporte un ensemble de planches rangées sous le titre « BLASON OU ART HÉRALDIQUE » [9]. La planche V [10] comporte un exemple de fuselé sous le numéro 230, avec l’explication suivante hors planche : « 230. Grimaldy Monaco, fuſelé d’argent et & de gueule. » [11] (à lire « 230. Grimaldi Monaco, fuselé d’argent et de gueules. »). Il est aussi précisé à la planche XXII [12]  : « Grimaldi Prince de Monaco a pour Suports 2 Moines de St Augustin. »

Article connexe : Augustins.

Galerie[modifier | modifier le code]

Armoiries de Monaco figurant sur les plaques ovales des automobiles[modifier | modifier le code]

Les plaques ovales des automobiles peuvent comporter une variante des armoiries où les moines sont remplacés par des carabiniers du Prince jouant de la trompette.

Galerie artistique[modifier | modifier le code]

Armes de la commune de Monaco[modifier | modifier le code]

Malgré une tentative (constitution monégasque de 1911) de diviser la Principauté en trois communes, Monaco (Monaco-Ville), La Condamine et Monte-Carlo celle ne comporte aujourd’hui qu’une commune unique.

Le blasonnement de la commune de Monaco donné par Pierre-Jean Ciaudo est : « D’argent au moine (frère mineur) sur une terrasse, tenant de la main dextre une épée, le tout au naturel, et de la sénestre, l’écu des Grimaldi qui est : fuselé de gueules et d’argent. »[13]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, nouvelle édition augmentée et mise à jour 2002, éditeur Le Petit Gotha, 989 pages (ISBN 2-9507974-3-1), présentation de « La principauté de Monaco », pages 691-694 et plus spécialement page 693 pour les armoiries du Prince.
  • (de) Walter v. Hueck (Hauptbearbeiter), Adelslexikon, Band IV (Met-Oe), 532 pages, 17 cm, 1998 (ISBN 3-7980-0816-7), rubrique « Monaco » pages 146-148 et plus particulièrement page 147 pour les armoiries. L’Adelslexicon (à la couverture bleue) fait partie du Genealogisches Handbuch des Adels (GHdA).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Maugendre, L'Europe des hymnes dans leur contexte historique et musical, Éditions Mardaga,‎ 1996 (lire en ligne), p. 134
  2. http://www.palais.mc/monaco/palais-princier/francais/l-institution/armoiries-de-la-maison-grimaldi/armoiries-de-la-maison-grimaldi.67.html ; site officiel du palais de Monaco, consulté le 10 mars 2012.
  3. Jean-Fred Tourtchine (nom figurant sur la couverture), Le Royaume de Bavière, Volume III — La Principauté de Monaco, collection « Les Manuscrits du Cèdre. Dictionnaire historique et généalogique », CEDRE (Cercle d'études des dynasties royales européennes), 289 pages, avril 2002 (ISSN 0993-3964), page 80.
  4. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, nouvelle édition augmentée et mise à jour 2002, éditeur Le Petit Gotha, 989 pages (ISBN 2-9507974-3-1), page 693.
  5. (de) Walter v. Hueck (Hauptbearbeiter), Adelslexikon, Band IV (Met-Oe), 1998 (ISBN 3-7980-0816-7), sub verbo « Monaco » et page 147.
  6. Frédéric Luz, Blasons des familles d’Europe : grand armorial universel : près de 15 000 armoiries familiales souveraines, nobles, bourgeoises ou artisanales, Gaillac, La Place Royale, 1996, 475 pages, 25 cm (ISBN 2-906043-21-4), page 275.
  7. Victor Bouton, Nouveau Traité des armoiries ou la science et l’art du blason expliqués, réimpression en facsimile de l’édition de 1887, Cholet : Pays & terroirs, 1996, 648 pages, illustré, 25 cm, ISBN 2-908048-36-1, page 300 sous figure N° 470 et page 308 sous figure n° 481.
  8. Pierre-Barthélemy Gheusi (1865-1943), Le Blason : théorie nouvelle de l’art héraldique ; traité complet de la science des armoiries d’après les règles et les figures du Moyen Age, avec les dessins de l'auteur, Paris, H. Lefèvre, 1932, 421 pages, illustré, 27 cm, réimpression de l’édition de 1892 : figure 383 en page 205 et commentaire page 205.
  9. Héraldique sur Encyclopédie Diderot ; site consulté le 12 mars 2012.
  10. Fac-simile de la Planche V : http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?a.137:20:5./var/artfla/encyclopedie/textdata/IMAGE/ ; site consulté le 13 mars 2012.
  11. Réédition en facsimilé consultée, Friedrich Verlag, 1967 : Planches volume 2, page 6.
  12. Fac-simile de la Planche XII : http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?a.137:20:22./var/artfla/encyclopedie/textdata/IMAGE/ ; site consulté le 12 mars 2012.
  13. Pierre-Jean Ciaudo, Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes, du Comté de Nice et de la principauté de Monaco, illustrations originales de Georges Renevey, préface d’Ernest Hildesheimer, édité à Antibes par Alp’azur, 1978, 24 cm, 329 pages (ISBN 2-902700-01-6), page 233.