79th New York Regiment

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79th New York Regiment
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis

Le 79th New York Regiment ou 79th New York Volunteer Infantry a été créé initialement comme un régiment de la milice en 1859, composé principalement d'immigrants écossais.

Recrutement, formation, uniformes[modifier | modifier le code]

Batailles[modifier | modifier le code]

D'abord sous les ordres du colonel J. C. Cameron, frère du secrétaire à la guerre, à compter de juin 1861[1], le régiment gardera le surnom des « highlanders de Cameron ».

La campagne de Bull Run[modifier | modifier le code]

La première bataille de Bull Run[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première bataille de Bull Run.

Le 79th New York Regiment participe à la première bataille de Manassas en tant que troisième brigade de la division de Tyler sous les ordres du colonel William Tecumseh Sherman.

À l'issue des combats[2], le régiment a subi 189 morts dont le colonel Cameron.

La mutinerie[modifier | modifier le code]

Le taux d'attrition du régiment, très élevé, va aboutir à une mutinerie. Lors d'une visite du président Lincoln, l'un des hommes se plaint vainement du colonel Sherman. Dans les jours qui suivent, les hommes souffrent de multiples maladies, comme des diarrhées chroniques, qui atteignent leur moral. Plusieurs officiers démissionnent. Selon les règles en vigueur, les hommes s'attendaient à revenir à New York pour élire leurs nouveaux officiers. Une pétition en ce sens est envoyée à Simon Cameron, secrétaire à la guerre.

En réponse, Simon Cameron écrit : « Le secrétaire à la guerre croit que, en considération des valeureux services du 19th New York, et de ses pertes au combat et après les blessures reçues dans deux dures batailles, il a le droit à une considération spéciale de son pays ; et il ordonne que le régiment soit envoyé dans l'un des forts de la baie de New York, pour être complété par de nouvelles recrues, et que le colonel Stevens reprenne son commandement »[2].

Le colonel Isaac Stevens prend le commandement du régiment à la même période.

En appliquant une stricte discipline, le colonel Stevens fait face à une « mutinerie » des hommes du régiment qui ne comprennent pas pourquoi ils ne retournent pas à New York. Il envoie la liste des hommes qui ont participé à cette mutinerie au général McClellan qui décide dans son « Special Order No. 27 » de retirer les couleurs du régiment[2].

Le général George McClellan rendra ses couleurs au régiment après les évènements de Lewinsville le 11 septembre 1861.

La campagne de James Island[modifier | modifier le code]

La bataille de Secessionville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Secessionville.

Les forces de l'Union, d'environ 10 000 hommes et positionnées sur l'île, étaient sous les ordres du brigadier général Henry W. Benham. Le 16 juin 1862, le plan d'attaque consistait en une attaque frontale par la division de général Stevens pour s'efforcer de prendre les fortifications confédérées. La division du général H.G. Wright devait faire une attaque sur le flanc gauche ou soutenir l'assaut principal selon les circonstances.

Alors qu'un régiment de la première brigade refluait, le 79th New York « Highlanders » attendait en réserve derrière un fossé. Puis le régiment est mis en action pour monter à l’assaut du fort. Plusieurs tirs de canons fauchent des hommes du 79th New York « Highlanders » lors de la progression. Bien qu'ils atteignent le parapet du fort, faute de soutien de la part de la division du général Wright, ils sont contraints de refluer.

Néanmoins le général Stevens a complimenté les hommes du « 79th New York Highlanders » pour leur bravoure et leur héroïsme[2].

Un second assaut est planifié après 20h30. Le colonel Morrison dirige l'assaut. Le régiment est arrêté derrière un fossé. Mais les tirs d'artillerie confédérée repoussent une nouvelle fois le régiment.

Les pertes du 79th New York Regiment s'élèvent à 110 morts, blessés ou prisonniers.

La seconde bataille de Bull Run[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde bataille de Bull Run.

Le matin du 29 août 1862, le 79th New York « Highlanders » est positionné entre Blackburn's Ford et Centreville. Le régiment est mis en mouvement et est placé à la gauche de la division de Schimmelpfennig et à gauche de la brigade du colonel Kryzanowski. Le 79th New York « Highlanders » monte en ligne sous les tirs des tireurs d'élite confédérés. Le régiment reçoit l'ordre de tirer à volonté ce qui disperse les tireurs d'élite confédérés et tient sa position jusqu'à la nuit. Mais isolé, il se retire durant la nuit pour se placer à l'orée d'un bois.

Le matin du 30 août 1862, le général Isaac Stevens envoie des tirailleurs sous les ordres du capitaine More reconnaître les positions confédérées. Mais dès que la ligne de tirailleurs sort du bois, elle se retrouve prise sous un feu intense. Elle recule donc et le capitaine More est blessé mortellement à cet instant[2]. Le 79th New York « Highlanders » se retrouve alors au contact de l'ennemi jusqu'à tard dans l'après-midi. À 18 heures, les troupes fédérales à la gauche du régiment reculent et les troupes confédérées placées devant le 79th New York « Higlanders » se préparent à lancer un assaut. Pour éviter l'encerclement, le général Pope fait reculer le régiment.

À la fin de la journée, le régiment se retire alors vers Centreville.

La bataille de Chantilly[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Chantilly.

Après la seconde bataille de Mannassas, le 79th New York « Highlanders » se retrouve à 1,6 kilomètres à l'ouest de Centreville affamé et démoralisé.

Le 1er septembre 1862, remis de ses blessures reçues à la bataille de James Island, le lieutenant-colonel Morrison rejoint le régiment et remplace le lieutenant-colonel Farnsworth. Le régiment est déplacé vers la route à péage de Little River. Le général Stevens s'attendait à une manœuvre de contournement de la part des confédérés. Pour estimer la force réelle de la division le général Stevens fait compter les fusils ; le capitaine Hazard Stevens remonte alors le chiffre de 2012 fusils pour le régiment à comparer avec les 4000 hommes présents le 13 août 1862 à Fredericksburg

Rejoint par la division amoindrie du général Reno, le 79th New York « Highlanders » tient la droite du dispositif de l'Union. Les éclaireurs de la cavalerie fédérale rapportent alors que le régiment se dirige vers une colonne ennemie qui descend le long de la route à péage vers Chantilly.

Pour protéger la ligne de retraite fédérale, le Général Stevens demande au lieutenant-colonel Morison de positionne trois compagnies des « Highlanders » en tirailleurs. Les capitaines Lusk et Ives ainsi que le lieutenant D.G. Falconer sont chargés de commander cette ligne. La ligne est mise en mouvement et un premier contact est établi avec les tirailleurs confédérés qui reculent. La ligne reçoit l'ordre de poursuivre sa progression pour découvrir les positions ennemies. La ligne se retrouve alors sous le feu confédéré dans un verger et recule. Le général Stevens ordonne alors au 79th New York « Highlanders » de mener une contre-attaque dirigée par le lieutenant-colonel Morrison. Durant cette poussée, les couleurs du régiment tombent au sol par deux fois. Le général Stevens les relèvent alors et emmène le régiment aux cris de « Highlanders ! Mes Highlanders ! Suivez votre général ! » insufflant au régiment et au 28th Massachusetts l'énergie de prendre la position confédérée. C'est à cet instant que le général Stevens est tué d'une balle à la tempe[2].

L'assaut du 79th New York « Highlander » est alors soutenu par les troupes du général Kearny.

Selon le capitaine Stevens, la soudaineté et la détermination de l'attaque du général Stevens amenèrent le général Jackson à penser qu'une grande partie de l'armée de l'Union fonçait sur lui pour le faire reculer, ce qui eut pour conséquence de le pousser à mettre à l'abri son artillerie qui ne participera pas à la bataille.

À la fin de la journée, le lieutenant-colonel Morrison rendra compte au général Reno du recul des forces confédérées et de la mort du général Stevens. Le 79th New York « Highlander » se retire dans la nuit vers Fort Worth près d'Alexandria.

La campagne du Maryland[modifier | modifier le code]

La bataille de South Mountain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de South Mountain.

Le 14 septembre 1862 à 9h30 du matin, le 79th New York « Highlanders » se trouve près du village de Middletown à la limite de South Mountain. Le confédérés sont retranchés au sommet. Alors que le 79th New York « Highlanders » progresse vers le sommet sur une route parallèle à la crête, l'artillerie confédérée installée en amont pilonne le régiment. Il atteint finalement une ferme à mi-chemin du sommet avec la batterie de Coock. Le feu confédéré s'intensifie et oblige la batterie de Cook à se retirer laissant deux pièces derrière elle.  Alors que les confédérés chargent, le 79th New York « Highlanders » se place rapidement derrière un mur.

Le lieutenant-colonel Morrison reçoit l'ordre de prendre les hauteurs en compagnie du 17th Michigan commandé par le colonel Thomas Welsh et du 45th Pennsylvania. La charge déloge les confédérés qui se regroupent derrière des murs. Le 79th New York « Higlanders » est alors stoppé dans un champ de maïs sous le feu de l'artillerie. Le lieutenant Clark avec une soixantaine d'hommes effectue alors un mouvement pour reconnaître la position ennemie. Une fois la route franchie, le détachement se retrouve face à face avec les confédérés qui ouvrent un tir fourni. Il tient cependant la position avant d'être relevé par le 18th Ohio.

Durant la nuit, le régiment est déplacé en première ligne et se retrouve une nouvelle fois sous les tirs d'artillerie. 

Pendant ce temps, major-général Jesse L. Reno, le chef de corps, est mortellement blessé par un tir d'un tireur d'élite[2]. Une longue nuit d'attente commence pour le 79th New York « Highlanders » qui s'attend à une contre-attaque des troupes du général Longstreet pour reconquérir le terrain perdu la veille. Mais, les confédérés se sont retirés.

La bataille d'Antietam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille d'Antietam.

Après la mort du général J.L Reno, le général J.D. Cox prend le commandement du corps dont dépend le 79th New York « Higlanders ».

Durant la matinée du 17 septembre 1862, le 79th New York « Highlanders » est gardé en réserve. À 14H00, le régiment traverse l'Antietam Creek après la prise du pont par le 31st Massachusetts, le 51st New York et le 21st Massachusetts. Le 79th New York « Highlanders » est alors placé à l'extrême droite du corps et déployé selon une double ligne de tirailleurs. Il charge alors les lignes confédérées. Le régiment avance alors sous les tirs de dix-huit canons mais sa progression est stoppée à un peu moins de 300 mètres des canons confédérés.

Une partie alors de la colonne reflue jusqu'à celle soit rejoint par le 2nd US Regular. Le régiment tient alors la position jusqu'à épuisement des munitions puis est retiré.

La Bataille de Fredericksburg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Fredericksburg.

Le 12 décembre 1862, le « 79th New York « Highlanders » traverse la Rappahannock River pour former un ligne. Les hommes attendent plusieurs heures une fois la ligne formée pendant qu'un duel d'artillerie a lieu. Puis, le « 79th New York Highlanders » fait la jonction avec les troupes du général Franklin. Ils restent en position pendant la nuit alors que des bâtiments de la ville brulent suite au pilonnage de l'Union.Le 13 décembre 1862 à 15H00, la division à laquelle appartient le régiment traverse le Deep Run pour appuyer les troupes du général Franklin. Le 14 décembre, le régiment se repositionne vers la ville.

Le 15 décembre, une cinquantaine d'hommes, sous les ordres du capitaine Lusk et des lieutenants Armour et Menzies sont chargés d'avancer au plus près des lignes ennemies et de tenir leur position en attendant de nouveaux ordres. À la fin de la journée, le régiment se prépare à passer une nouvelle nuit en position mais, peu avant minuit, le régiment se retire avec le reste de l'armée[2].

La campagne de Vicksburg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Campagne de Vicksburg.

Le 17 février 1863, le lieutenant-colonel Morrison est nommé colonel du régiment. Le régiment est transféré vers l'ouest à partir du 3 juin 1863 alors que le général Grant a besoin de renfort pour prendre Vicksburg. C'est au cours du transfert, que le régiment rencontre pour la première fois des troupes de couleurs, qui sont « accompagnées » par des réfugiés[2]. Le régiment est envoyé à 3 kilomètres en dessous de Haines'Bluff et établit son camp à Milldale. Les hommes du régiment travaillent alors aux travaux de fortification sous une chaleur suffocante. Il participe aussi à des reconnaissances des rives au nord de Haines'Bluff . Ainsi, la compagnie G est prise à partie par des confédérés. Le navire riposte et la compagnie G débarque pour détruire la position confédérée.

Puis le 29 juin 1863, le régiment se déplace à 6 kilomètres de Flower Hill et reprend ses travaux de fortification. Le 4 juillet 1863, la garnison de Vicksburg se rend.

La campagne de Jackson[modifier | modifier le code]

L'armée commandée par Sherman poursuit sa progression qui est contestée par celle de Johnston. Le 4 juillet 1863, le régiment traverse la rivière Big Black sur un pont temporaire à Birdsongs' Ferry. Il progresse sous une chaleur éprouvante ; les hommes souffrent de soif d'autant plus qu'ils ne peuvent l'étancher avec la rivière Big Black. Finalement, le régiment fait sa jonction avec l'armée de Sherman à Bolton sous des trombes d'eau. Le régiment parvient à proximité de Jackson le 8 juillet 1863. Le 10 juillet 1863, le régiment et le 45th Pennsylvania sont déployé en tirailleurs. Ils entrent en contact avec les troupes confédérées près de la ligne de chemin de fer du Mississippi Central. Le nuit stoppe la progression du 79th New York « Highlanders ».

L'assaut se poursuit le lendemain. Le régiment maintient sa position jusqu'au 12 où la division est relevée par la 2nd division du général R.B. Potter. Le régiment se retire 300 mètres en arrière et se positionne entre deux batteries d'artillerie. Il retourne au combat le 14 juillet 1863. Johnston retire ses troupes le 16 juillet 1863. Les troupes détruisent, en autre, les voies ferrées, brûlent un ou deux ponts. Le colonel Morrison est proposé, à l'issue de cette campagne, pour être nommé au grade de brigadier général. Il ne sera nommé à ce grade qu'à la fin de la guerre faute de place vacante[2].

La campagne de l'Est Tennessee[modifier | modifier le code]

La bataille de Blue Springs[modifier | modifier le code]

La bataille de Campbell's Station[modifier | modifier le code]

Le Siège de Knoxville[modifier | modifier le code]

Durant ce siège, le premier-sergent Francis W. Judge se verra attribuer la médaille d'honneur à fort Sanders[3].

«  Le porteur du drapeau du 51st Georgia Infantry (C.S.A.) ayant planté son drapeau sur le coté de l'édifice, le sergent Judge a sauté hors de sa position protégée, enjambant le parapet, et sous un feu concentré s'est saisi du drapeau et l'a ramené en sécurité au sein du fort. »

Le Siège de Petersburg[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Au moment de la libération du régiment lors de la guerre de Sécession 105 officiers et 1 269 hommes de troupe étaient actifs[2].

Détails Nombre
Morts au combat ou des suites de blessures 108
Morts de maladie 82
Officiers transférés, démissionnaires ou révoqués avant mai 1864 76
Homme de troupes libérés pour inaptitude liée aux blessures ou maladies, incluant les déserteurs 747
Officiers libérés le 31 mai 1864 29
Hommes de troupe 215
Hommes de troupe qui n'ont pas été au terme de leur engagement 117
Total 1 374

Références[modifier | modifier le code]

  1. New York in the War of the Rebellion, 3rd ed. Frederick Phisterer. Albany: J. B. Lyon Company, 1912
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k The Seventy-ninth Higlanders, New York Volunteers in the War of Rebellion, 1861-1865 ; William TODD ; 1886
  3. Francis W. Judge page consacrée à Francis W. Judge sur cmohs.org, consultée le 25 août 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]