Alain Foix

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Alain Foix

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Alain Foix

Activités Écrivain, philosophe, dramaturge et scénariste
Naissance Pointe-à-Pitre,
Drapeau de la Guadeloupe Guadeloupe
Langue d'écriture Français
Genres Théâtre, Roman

Alain Foix est un écrivain, philosophe, dramaturge, metteur en scène et scénariste français né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) vivant à Paris.

Il fait des études de philosophie à la Sorbonne où il obtient un doctorat. Le sujet de sa thèse : Danse et philosophie.

Il est également titulaire d'un diplôme d'études approfondies en anthropologie. Le sujet de son mémoire : La genèse des espaces corporels aux Antilles et leur manifestation dans la création artistique, notamment chorégraphique (Paris 7, Jussieu).

Sa réflexion esthétique et anthropologique, d'abord tournée vers les questions de la représentation du corps et du mouvement humain, est liée à sa pratique de la danse (contemporaine et africaine), du théâtre et de la musique (flûte traversière et saxophone). Il se passionne également pour l'art plastique, le cinéma, le roman américain et la musique contemporaine.

Cette formation artistique éclectique lui ouvrira à la fois des chemins de réflexion, d'écriture et de pratique professionnelle.

Professeur de philosophie titularisé en Seine-Saint-Denis, il sera parallèlement critique de danse et de spectacles. Sa rencontre avec Jean Rouch sera déterminante, et il s'engagera dans la réalisation de documentaires cinématographiques et fondera la structure de production Canal K, qui produira ses œuvres, parmi lesquelles :

  • Moun Guadeloupe, 1986
  • Guadeloupe, comédie, carnaval, 1987
  • Vélo-soleil, 1988, qui obtiendra un premier prix de documentaire au Festival Vues d'Afrique de Montréal.

En 1988, il est nommé directeur de la scène nationale de la Guadeloupe où il développera un projet pluridisciplinaire dédié prioritairement à la chorégraphie et à la musique. Son action à la tête de cet établissement permettra de présenter de grands artistes internationaux qui leur étaient jusqu'alors inaccessibles, comme Alwin Nikolais, Carolyn Carlson, Carlotta Ikeda, Jean-Claude Gallotta pour la danse, ou Miles Davis pour la musique, ou encore le compositeur Ginner qui y présenta sa première œuvre de musique contemporaine.

De retour à Paris, il devient conseiller culturel des deuxièmes jeux de la Francophonie.

Il prend en 1993 la direction du théâtre Le Prisme puis, en 1996, celle de la Muse en circuit, centre national de création musicale fondé par le compositeur Luc Ferrari.

En 2001, il fonde sa propre compagnie pluridisciplinaire, Quai des arts, qui produit à la fois ses œuvres théâtrales et des projets artistiques interdisciplinaires qu'il met en œuvre avec l'aide d'artistes devenus de véritables compagnons de route, tels les compositeurs Patrick Marcland, Gualtiero Dazzi, Xu Yi, les artistes multimédia Jean-Baptiste Barrière, Maurice Benayoun, le dramaturge Jacques Guimet ou encore les danseuses chorégraphes Carolyn Carlson et Manuèle Robert.

Son œuvre littéraire et théâtrale est, à l'image de son parcours professionnel, tout à fait diversifiée.

Essayiste, il écrit d'abord abondamment dans des revues esthétiques et des ouvrages collectifs. Il est l'auteur notamment d'articles dans le Dictionnaire de la danse (Larousse) dont il fut conseiller artistique, le dictionnaire Bordas Mémoires du XXe siècle, ou encore la revue Parachute (Montréal) et Théâtre/Public notamment.

En 2006, il publie dans la collection Folio-Biographie une vie de Toussaint Louverture, qui peut être lue à la fois comme un « roman vrai » et comme un essai d'analyse politique de l'action de celui que Chateaubriand appelait le « Napoléon noir ». Texte dont France-télévisions a acheté les droits pour un téléfilm homonyme dont Alain Foix est coscénariste, diffusé en deux épisodes de 90 minutes sur France 2 en février 2012.

En 2007, il publie chez Gallimard l'essai intitulé Je danse donc je suis. En 2009, il publie chez Galaade l'essai intitulé Noir, de Toussaint Louverture à Barack Obama. En 2012, son « roman biographique » Martin Luther King est consacré au pasteur américain[1].

Ses récits et œuvres romanesques, où apparaît un style tout à fait personnel, empreint d'humour et de poésie, présentent comme le reste de ses productions une nature diversifiée qui révèle à l'analyse une profonde unité.

Notons :

  • Ta mémoire, petit monde (Gallimard, 2005) qui est un récit d'enfance traité sur le mode poétique
  • Peintre peint sur papier peint (Galaade, 2005), un polar paradoxal et humoristique où un flic, l'inspecteur Perez, enquête sur le meurtre absurde d'un artiste. L'occasion pour l'auteur de perdre le lecteur dans les labyrinthes du monde artistique et culturel qu'il connaît bien.
  • Vénus et Adam (Galaade, 2006), un roman inspiré de sa pièce de théâtre du même nom, dont la trame est faite d'une enquête policière liée à une quête amoureuse et philosophique, baignée par une atmosphère étrange et poétique.

Il écrit également des œuvres pour la jeunesse telles que :

  • Marianne et le mystère de l'Assemblée nationale (Gallimard-jeunesse, 2009)
  • Histoires de l'esclavage racontées à Marianne (Gallimard-jeunesse, 2007)
  • Lou, Sainte-Anne (Gallimard-Jeunesse, 2008).

Ses œuvres théâtrales se caractérisent par l'association entre une dimension poétique, une vision politique et un traitement pluridisciplinaire. C'est le cas notamment de :

  • Vénus et Adam (2004), grand prix Beaumarchais de l'écriture théâtrale contemporaine. Œuvre lue en 2005 à la Comédie-Française.
  • Pas de prison pour le vent (2006), mis en scène par Antoine Bourseiller. Pièce inspirée de la rencontre en Guadeloupe d'Angela Davis et de la tante de l'auteur Gerty Archimède. Édité chez Jasor.
  • Le ciel est vide (2009), mis en scène par Bernard Bloch. Pièce imaginant un dialogue ininterrompu entre Othello et Shylock, Desdémone et Jessica, personnages de Shakespeare.
  • Rue Saint-Denis (première version écrite en 1986), mise en scène par l'auteur, créée en février 2011 à la scène nationale de Guadeloupe, et reprise en mars au théâtre de l'Épée de bois, cartoucherie de Vincennes, une libre adaptation d'Œdipe roi dans un monde créole transplanté à Paris.
  • Duel d'ombres (2009), pièce inspirée de la rencontre à Londres en 1787 du chevalier d'Éon et du chevalier de Saint-George.
  • La dernière scène (2012), huis-clos entre Martin Luther King, sa femme Coretta et Mumia Abu-Jamal[2],

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Triay, « "Martin Luther King" d'Alain Foix, le roman d'une vie », sur culturebox.francetvinfo,‎ 10 décembre 2012
  2. La dernière scène

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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