Ain El Hammam
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| Ain El Hammam | ||
|---|---|---|
| Administration | ||
| Nom algérien | عين الحمام | |
| Nom kabyle | Aṣqif n Ṭmana | |
| Pays | ||
| Région | Kabylie | |
| Wilaya | Tizi-Ouzou | |
| Daïra | Ain El Hammam | |
| Code ONS | 1502 | |
| Code postal | 15200 | |
| Culture et démographie | ||
| Population | 20 401 hab. (2008[1]) | |
| Densité | 529 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 38,55 km2 | |
| Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou. | ||
Ain El Hammam (عين الحمام en arabe, Aṣqif n Ṭmana en kabyle, anciennement Michelet) est une commune de la wilaya de Tizi-Ouzou, en Kabylie, située à 45 km au sud-est de Tizi-Ouzou et à 95 km au nord-est de Bouira.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
La commune d'Ain El Hammam se situe au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle s'étend en majeure partie sur le territoire de l'ancestrale tribu (âarch) des At Menguellat.
[modifier] Relief
La ville est située sur le versant nord du Djurdjura, à 1080 mètres d'altitude. Les villages de la commune d'Ain El Hammamsont bâtis à flanc de montagne, jusqu'à 1800 mètres d’altitude[2].
[modifier] Localités de la commune
Lors du découpage administratif de 1984, la commune d'Aïn El Hammam est composée à partir des localités suivantes [3] :
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[modifier] Toponymie
Le nom d'Ain el Hammam est créé, tout porte à croire, ex-nihilo.En effet aucun témoignage écrit ou même orale n'existe sur cette appellation[évasif].
[modifier] Histoire
La petite ville de montagne, créée par les Français en 1881, fut baptisée Michelet en hommage à l'historien français Jules Michelet.
Après l'indépendance de l'Algérie, la commune s'est appelée Ain El Hammam dans le cadre l'arabisation des noms de lieu. Cependant, la ville continue à être nommée localement Michelet, où même Michli ou Michyi qui sont des formes érodée ou kabylisée de Michelet.
Michelet était le chef-lieu de la commune mixte du Djurdjura créée par l'administration coloniale pour gérer les affaires administratives et militaires de la contrée. Asqif n-Ṭmana est une autre appellation de ce même lieu cependant celui-ci n'est que le nom d'une parcelle de ce centre urbain aux ramifications tentaculaires. En effet Asqif n Tmana est l'ancienne entrée nord de la ville correspondant à l'ancien hameau des Ait-Sidi-Said comprenant le cimetière où est enterré le barde Kabyle Si Muhand U M'hand.
À l'origine, cette ville était le lieu où se tenait le marché hebdomadaire des At Menguellat, dit autrefois Ttlata at Menguellat (le mardi des At Menguellat). La ville finit par recevoir aussi le marché des At-Yehya qui se tenait, autrefois, à Ssebt (donc tous les samedi) à trois kilomètres de là, en périphérie de Ait Hichem, juste au niveau de l'actuel chef-lieu de la commune de Aït Yahia.
Ce qui est considéré comme chef-lieu de la commune et daïra d'Ain El Hammam trouverait son origine au marché de ttlata n-At-Mengellat qui avait et a toujours lieu tous les mardis. Un marché comme il en existe un peu partout en Kabylie. Il se tenait entre le Hameau de Asqif-n-Ṭmana et le village des At-Sidi-Sɛid. Les Français commencèrent par y construire un petit centre administratif comme chef-lieu de la commune mixte de Djurdjura. Ils lui donnèrent le nom de Michelet en hommage à l'historien Jules Michelet. L'Algérie indépendante le débaptisera et lui donne le nom de Ain El Hammam. Or le véritable nom du lieu est Asqif-n-Tmana qui d'ailleurs continue de nos jours à être utilisé mais restreint au périmètre du cimetière où gît Si Muhand U M'hand.
[modifier] Administration
La commune est équipée d'un hôpital, d'un commissariat, d'une brigade de gendarmerie, de deux lycées, d'n bureau de poste, de deux C.E.M. (collèges) dont l'un est Waghzen et de quatorze écoles primaires dont dix reparties sur l'ensemble des villages de la commune. On y trouve également un tribunal.
[modifier] Économie
La commune est réputée pour le tissage de tapis aux couleurs vives[2].
[modifier] Galerie de photos
[modifier] Notes et références
- Evolution intercensitaire de la population sur le site de la wilaya de Tizi Ouzou. Consulté le 25/02/2011
- Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux » (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 79
- Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret no 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, page 1508.