Aïn El Hammam

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michelet et Aïn El Hammam (source).
Aïn El Hammam
façade principale de la mairie
façade principale de la mairie
Noms
Nom algérien عين الحمام
Nom kabyle Aṣqif n Ṭmana
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Tizi-Ouzou
Daïra Aïn El Hammam
Président de l'APC Ould Taleb L'Yazid
2012-2017
Code postal 15200
Code ONS 1502
Démographie
Population 20 401 hab. (2008[1])
Densité 529 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 34′ 17″ N 4° 18′ 35″ E / 36.571251, 4.30973136° 34′ 17″ Nord 4° 18′ 35″ Est / 36.571251, 4.309731  
Superficie 38,55 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Aïn El Hammam

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Aïn El Hammam

Aïn El Hammam (عين الحمام en arabe, Aṣqif n Ṭmana en kabyle ; Michelet durant la période coloniale) est une commune algérienne de la wilaya de Tizi-Ouzou, en Kabylie, située à 45 km au sud-est de Tizi Ouzou et à 95 km au nord-est de Bouira.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Aïn El Hammam se situe au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle s'étend en majeure partie sur le territoire de l'ancestrale tribu (âarch) des At Menguellat.

Communes limitrophes d’Aïn El Hammam
Aït Aggouacha Aït Aggouacha, Aït Yahia Aït Yahia
Beni Yenni Aïn El Hammam Aït Yahia
Iboudraren,
Yattafène
Akbil Abi Youcef

Relief[modifier | modifier le code]

La ville est située sur le versant nord du Djurdjura, à 1080 mètres d'altitude. Les villages de la commune d'Aïn El Hammam sont bâtis à flanc de montagne, jusqu'à 1800 mètres d’altitude[2].

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

Lors du découpage administratif de 1984, la commune d'Aïn El Hammam est composée à partir des localités suivantes[3] :

  • Aïn El Hammam Ville (Asqif n tmana)
  • Aït Sidi Saïd (At-sidi-Sɛid)
  • Taourirt Menguellet (Tawrirt At Mengellat)
  • Ouarzen
  • Tamedjout (Tameǧuṭ)
  • Outslid (Waytslid)
  • Aït Ailem (At-Ɛilem)
  • Ighil Bougueni (Iɣil-n-Wegni)
  • Aourni (Ammar Ou Saïd) Tililit
  • Tazga Melloul (Tasga-Mellul)
  • El Korar
  • Taskenfout
  • Azrou Kollal
  • Taourirt Amrane
  • Agouni N'Teslent (Aguni n Teslent)
  • Ouaghzen (Waghzen)
  • Ouaïslid
  • Aourir (Awrir)
  • El Karn (Lqern)
  • Tagounsa
  • Aït Aïssa (At Ɛisa)
  • Bouagache
  • Boudafal(Budafal)
  • El Kar Oufella
  • Aït Seddik

Communications[modifier | modifier le code]

La commune est reliée

  • par la route nationale 15 à Tizi Ouzou
  • par la route nationale 71, au nord, à Aït Yahyia et Azazga, et au delà au littoral dans la région de Dellys ; au sud, à la RN 30.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Aïn El Hammam » est un toponyme composé, issu pour la base du mot « aïn », de l'arabe classique ayn et en arabe algérien ain, signifiant « source » et correspond pour le composant en arabe « el hammam » au mot « thermes » ; le nom complet de la commune signifie donc « source des thermes »[4].

La commune a été créée par les Français sous le nom de « Michelet » en hommage à l'historien français Jules Michelet. Après l'indépendance de l'Algérie, la commune s'est appelée Aïn El Hammam dans le cadre l'arabisation des noms de lieu. Cependant, la ville (actuel chef-lieu de la commune) continue à être nommée localement Michelet, ou Michli, Michyi, qui sont des formes érodées ou kabylisée de Michelet.

Asqif n-Ṭmana n'est au départ que le nom d'une partie de ce centre urbain aux ramifications tentaculaires. En effet Asqif n Tmana est l'ancienne entrée nord de la ville correspondant à l'ancien hameau des Ait-Sidi-Said comprenant le cimetière où est enterré le barde Kabyle Si Muhand U M'hand.

Histoire[modifier | modifier le code]

La période ottomane[modifier | modifier le code]

Aourir at-Mengelet ne doit pas être confondu avec le village pas très éloigné d'Aourir dans la commune d'Ifigha, de la tribu des Aït Ghobri, qui était celle de Sidi Ahmed ou el Kadhi, fondateur du royaume de Koukou.

La période coloniale : Michelet[modifier | modifier le code]

La localité de Michelet, créée en 1881, a été implantée à l'endroit où se tenait le marché hebdomadaire des Aït Menguellat, appelé autrefois Thalatha Aït Menguellat (« le mardi des At Menguellat »), entre le hameau d'Asqif-n-Ṭmana et le village des At-Sidi-Sɛid. Par la suite, Michelet a aussi accueilli le marché des Aït-Yahya qui se tenait, auparavant, à Sabt (donc tous les samedi) à trois kilomètres de là, en périphérie de Ait Hisham, juste au niveau de l'actuel chef-lieu de la commune d'Aït Yahia.

Michelet est un centre administratif établi comme chef-lieu de la commune mixte du Djurdjura[5], placée (comme toutes les communes mixtes) sous la direction d'un administrateur général issu de l'administration préfectorale et de ses adjoints ; la commune mixte est divisée en un certain nombre de douars, chacun sous la direction d'un « adjoint indigène » (caïd à partir de 1919).

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un hôpital, d'un commissariat, d'une brigade de gendarmerie, de deux lycées, d'un bureau de poste, de deux C.E.M. (collèges) dont l'un est Waghzen et de quatorze écoles primaires dont dix reparties sur l'ensemble des villages de la commune. On y trouve également un tribunal.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est réputée pour le tissage de tapis aux couleurs vives[2].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Quelques villages Lɛarch At Menguellat (commune d'Ain El Hammam) depuis At Sidi Hmed (RN 15)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Evolution intercensitaire de la population sur le site de la wilaya de Tizi Ouzou. Consulté le 25/02/2011
  2. a et b Daniel Babo, Algérie, Éditions le Sureau, coll. « Des hommes et des lieux » (ISBN 978-2-911328-25-1), p. 79
  3. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret no 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, page 1508.
  4. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe,‎ 1993, p. 98-99.
  5. Cf. Archives nationales d'Outre-Mer (le fonds n'est pas classé).

Liens externes[modifier | modifier le code]