Abou Qatada

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Abou Qatada

Abou Qatada al-Filistini[1] (arabe : أبو قتادة الفلسطيني) appelé aussi parfois Abou Omar, est né en 1959 ou 1960 à Bethléem, en Cisjordanie et de nationalité jordanienne.

Parfois surnommé l'« ambassadeur d'Oussama Ben Laden en Europe »[2], il est condamné par la cour jordanienne de sûreté de l'État à deux reprises, en 1998 et 2000, à 15 ans de travaux forcés, pour « financement d'un groupe interdit » et « liens avec Al-Qaïda », ainsi que pour la « préparation d'attentats visant des objectifs américains et juifs et des visiteurs chrétiens en Terre sainte lors du Jubilé 2000 ».

Il est inscrit sur la liste des individus lié avec Al-Qaida par le comité 1267 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Qualifié en mars 2004 par la Commission d'appel spécial des affaires d'immigration (Siac) de Londres d'« individu réellement dangereux », « au centre au Royaume-Uni d'activités terroristes associés à Al-Qaïda », il introduit un recours, faisant valoir qu'en cas d'expulsion vers la Jordanie, il craignait d'être torturé ou maltraité.

Il est arrêté en août 2005 par la police britannique après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres en vue de son extradition.

Il est libéré le 17 juin 2008 de la prison de Long Lartin sur décision d'une commission spéciale[évasif].

Il est à nouveau arrêté par la suite, et Al-Qaïda au pays du Maghreb islamique enlève quatre touristes britanniques au Mali pour obtenir sa libération en janvier 2009[3].

Le gouvernement du Royaume-Uni souhaite extrader Abou Qatada vers la Jordanie afin qu'il y soit jugé. Dans un jugement rendu le 17 janvier 2012, la Cour européenne des droits de l'homme s'oppose à cette extradition qui violerait le droit fondamental à un procès équitable, car des aveux obtenus sous la torture seraient retenus comme preuve[4].

Le 6 février, il est placé en liberté conditionnelle, assigné à résidence et soumis à un contrôle des visites. La secrétaire d'État à l'Intérieur Theresa May s'oppose à cette libération qu'elle estime dangereuse pour la sécurité du Royaume-Uni[5]

le 7 juillet 2013, il est expulsé vers la Jordanie, où à sa descente d'avion de la Royal Air Force, il est remis à des enquêteurs de la cour de sécurité d'Etat[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De son vrai nom Umar Abū ʿUmar Abū Qatāda Muḥammad ʿUṯmān (arabe : عمر أبو عمر أبو قتادة محمّد عثمان القفيرى)
  2. « It's time to deport Qatada », The Observer, 25 février 2007.
  3. « Al-Qaïda au Maghreb menace de tuer un otage britannique », Le Monde, 28 avril 2009, p 8
  4. « La justice britannique va libérer l'islamiste jordanien Abou Qatada », Le Monde, 6 février 2012.
  5. « La libération de l'islamiste Abou Qatada provoque un tollé en Grande-Bretagne », Le Monde, 7 février.
  6. « Abou Qatada extradé vers la Jordanie », Le Figaro, 7 juillet 2013.