Îles des Antipodes
| Îles des Antipodes Antipodes Islands (en) |
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Vue des îles des Antipodes. |
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| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Localisation | Océan Pacifique | ||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 62 km2 | ||
| Nombre d'îles | 2 | ||
| Île(s) principale(s) | Île des Antipodes, Île Bollons | ||
| Point culminant | Mont Galloway (402 m sur Île des Antipodes) | ||
| Administration | |||
| Statut | Fait partie des îles sub-antarctiques de Nouvelle-Zélande | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
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Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Zélande |
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| Archipels de Nouvelle-Zélande | |||
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Les îles des Antipodes sont un archipel néo-zélandais inhabité situé à 650 km au Sud-Est de l'île Stewart.
L'archipel est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO avec les autres îles sub-antarctiques de Nouvelle-Zélande. Les Îles Antipodes forment une réserve naturelle et leur accès est restreint.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Il est constitué d'une île principale d'environ 60 km² de superficie, de l'île Bollons un peu plus au Nord (2 km²) et de plusieurs îlots. Le point culminant de l'archipel est le mont Galloway qui s'élève à 402 mètres de hauteur.
L'archipel tire son nom de ce qu'il est la terre émergée la plus proche des antipodes de Londres, au Royaume-Uni. Son point antipodal réel, , est en fait situé à quelques km à l'Est de Cherbourg, en France, sur le ban de la commune de Gatteville-le-Phare.
Histoire [modifier]
En 1886, un tesson de poterie polynésienne est découvert à 0,75 mètre sous la surface du sol de la principale île. Cela prouve que l'archipel a été visité avant sa découverte par les Européens. Le fragment de poterie, probablement la pièce d'un bol, est actuellement exposé au musée Te Papa Tongarewa à Wellington.
L'archipel des îles des Antipodes fut découvert en 1800 par le capitaine Henry Waterhouse, le capitaine du navire britannique HMS Reliance. En 1803, le beau-frère de Waterhouse, George Bass, obtient du gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud, Philip Gidley King, un monopole pour la pêche dans une zone comprenant les îles Antipodes, probablement parce qu'il sait que cette région contient une importante population d'otaries à fourrure. Bass part de Sydney vers le sud en 1803 et n'est jamais revu. C'est peu après sa disparition que commence l'exploitation intensive des otaries à fourrure de l'archipel.
L'île abrite à une époque une population de 80 personnes engagées dans le commerce de la fourrure. Une bataille oppose alors les Américains aux Britanniques pour l'exploitation des ressources de l'île. Les marchands importants de Sydney comme Simeon Lord, Henry Kable et James Underwood sont engagés dans ce commerce tout comme les Américains Daniel Whitney et Owen Floger Smith. Après 1807, la chasse aux otaries devient occasionnelle et les chargements de peaux sont moins importants du fait de la quasi-extermination de la colonie d'otaries des îles.
Plus tard, une tentative pour implanter du bétail sur l'île échoue. En 1893, le navire Spirit of the Dawn sombre au large des côtes de l'archipel. Les 11 membres d'équipages survivants (sur 18) restent près de trois mois sur l'île. Ils vivent alors comme des naufragés et se nourrissent de puffins crus, de moules et de racines durant 87 jours. Ils finissent par attirer l'attention du navire à vapeur Hinemoa grâce à un drapeau fabriqué à partir de leur voile.
Il est à noter qu'il existait un dépôt de vivre bien approvisionné pour d'éventuels naufragés à l'autre extrémité de l'île. Toutefois, du fait de leur mauvais état de santé et du terrain escarpé de l'île, les naufragés ne se sont jamais aventurés là où se situait le dépôt et ignoraient donc son existence. En 1908, ce même dépôt est utilisé par l'équipage du President Felix Faure qui venait de s'échouer à Anchorage Bay. Le dernier naufrage sur l'archipel est celui du yacht Totorore en juin 1999, qui coûta la vie à deux personnes.
Sources [modifier]
- E.J. Godley, « The Botany of Antipodes Island », New Zealand Journal of Botany, vol. 27, 1989, p. 531-563
- Peter Entwisle, Taka, A Vignette Life of William Tucker 1784–1817, Dunedin: Port Daniel Press, 2005
- Rowley Taylor, Straight Through from London, the Antipodes and Bounty Islands, New Zealand, Christchurch, Heritage Expeditions New Zealand Ltd, 2006 (ISBN 0-473-10650-7)