Économie wallonne

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Wallonie

Pays Belgique
Subdivision région
Organisations économiques n/d
Statistiques
Classement 2e région contributrice belge (2012)
PIB (milliards) € 73,8 milliards (2006)
PIB par habitant € 21 909 (2006)
Croissance n/d %
Chômage 13,2 % (avril 2012)
PIB par secteur Agriculture : 1,8 %
Industrie : 27,4 %
Services : 70,8 % (2001)
Pop. active (millions) n/d
Pop. active par secteur Agriculture : n/d %
Industrie : n/d %
Services : n/d %
Pop. sous le seuil de pauvreté n/d %
Partenaires commerciaux
Principaux partenaires (hors Belgique): France (34,4 %), Allemagne (14,2 %), Pays-Bas (8,1 %), Royaume-Uni (6,1 %), Italie (5,3 %)

L'Économie wallonne est la compétence principale de la Région wallonne.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

L'industrie lourde wallonne (mines, sidérurgie, métallurgie, verrerie...) a connu un très fort développement au XIXe siècle, surtout dans les bassins de Liège et Charleroi. La Belgique est alors la première nation industrielle du continent.

Cependant le déclin s'amorce dans la première partie du XXe siècle. Les premières fermetures de mines en 1958 et plus tard la crise de la sidérurgie (qui s'est cependant entièrement modernisée et restaurée), ont entraîné de douloureuses restructurations pour la Wallonie.

La situation est aujourd'hui loin d'être stabilisée, les emplois véritablement productifs et durables se créent difficilement, le chômage demeure trop important, la pauvreté augmente, l'immigration semble mal contrôlée et pourrait représenter une charge considerable pour les services sociaux tout en étant une source de richesse culturelle et de potentiel de développement inexploitée. En fait, la Wallonie cherche toujours un nouveau dynamisme en tirant parti de sa position au cœur de l'Europe l'Ouest en misant, entre autres, sur les nouvelles technologies. Le Gouvernement wallon a lancé aussi un plan de redressement qui a reçu le nom populaire de Plan Marshall.

Grâce au Plan Marshall, actif depuis 2004, la Wallonie cherche à redresser son économie. En 2009, les premiers résultats étaient là : 27 000 emplois créés[réf. nécessaire], beaucoup de personnes formées dans divers domaines (dont des formations langues), ...[précision nécessaire] . En juillet 2009, le nouveau Gouvernement wallon élu a annoncé la poursuite du Plan Marshall, sous le nom Plan Marshall 2.vert, budgétisé d'un montant total de 1,6 milliard € de la Région wallonne et 1 milliard € en partenariat public-privé, soit 2,6 milliards € pour 2009-2014. Ce nouveau plan compte un nouveau pôle de compétitivité : le pôle technologies environnementales. Le Plan Marshall privilégie et renforce les liens Wallonie-Bruxelles. Pour la relance de l'économie wallonne, le Gouvernement de la Région a aussi prévu 360 millions € (compris dans le Plan) pour le réaménagement des friches industrielles, la dépollution des terrains pollués et leur valorisation économique (industries lourdes et polluantes) et la mise à disposition de terrains pour de nouvelles zones d'activités économiques (en juin 2009, les ministres wallons de l'Economie et de l'Aménagement du Territoire sont tombés d'accord sur plus de 2700 hectares). De plus, la Région aide les intercommunales pour les aider à construire/aménager les parcs d'activités économiques. Les autres secteurs bénéficiant du plan Marshall sont notamment la logistique, la chimie/pharmacie et les hautes technologies. Les signes majeurs du renouveau de l'économie wallonne sont entre autres les aéroports régionaux (Liège Airport et Brussels South Charleroi Airport): Charleroi est le deuxième aéroport passager de Belgique (après Bruxelles), avec plus de 3,5 millions de passagers et Liège est en 2009 le 8° aéroport cargo d'Europe (en plus des 400 000 passagers annuels), et ses activités continuent à s'étendre (avec des zonings économiques) et TNT Airways a son hub européen basé à l'aéroport de Liège. Les pistes des deux aéroports seront alongées. Pour les grandes entreprises internationales implantées en Wallonie, on peut citer Microsoft, un important siège et un centre de production de Baxter International et 4 implantations de GlaxoSmithKline (les médicaments à Genval, le siège de GSK Biologicals à Rixensart, le Quartier Mondial des Vaccins de GSK Biologicals à Wavre (le site devrait produire une majeure partie des vaccins commercialisés par GSK dans le monde), et un site de production à Gembloux). On peut aussi citer un centre Logistique de H&M, un hub de Ryanair (aéroport de Charleroi), le siège de Caterpillar Europe (et une usine de plus de 2000 employés à Gosselies), le siège de Fedex pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient et de grands centres de recherche et développement d'Arcelor Mittal (sidérurgie) et de AGC Glass Europe (production de verre). Pour les hautes technologies, il y a I-Movix et EVS, sociétés wallonnes spécialisées dans les technologies de l'image (ralentissements extrêmes,...). Ces technologies sont maintenant utilisées aux Jeux Olympiques (Athènes, Pékin et déjà Londres) et lors des compétitions de football (la Coupe du monde en Afrique du Sud l'utilise). La Wallonie est aussi réputée pour son savoir-faire dans les domaines de l'aéronautique (SONACA, Charleroi) et l'aérospatial (Techspace Aero, Groupe Safran, Liège). Ainsi, des pièces de certains satellites envoyés dans l'espace et certains éléments de l'Airbus A380 sont wallons.

Répartition de l'activité[modifier | modifier le code]

  • Agriculture, sylviculture, pêche : 1,8 %
  • Industrie, énergie et bâtiments : 27,4 %
  • Services : 70,8 % (chiffres 2001)

Statistiques économiques[modifier | modifier le code]

  • PIB : 73,5 milliards d'euros
  • PIB/habitant : 77,6 % de la moyenne des régions européennes (UE à 15 membres, 2005, Eurostat)[1]
  • Taux de chômage : 18,1 %, moyenne belge 11,5 % (février 2007, méthode de calcul IWEPS)
  • Taux de chômage : 11,4 %, moyenne européenne 8,2 % (2004, UE-15, méthode de calcul Eurostat)

Principaux marchés d'exportation[modifier | modifier le code]

Les 5 premiers marchés d'exportation de la Région (chiffres 2005) sont (hors Belgique) :

  • France : 34,39 %
  • Allemagne : 14,15 %
  • Pays-Bas : 8,14 %
  • Royaume-Uni : 6,14 %
  • Italie : 5,33 %

La majorité des exportations concernent les pays limitrophes.

Notes et références[modifier | modifier le code]