À corps perdus

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À corps perdus (en Belgique) ou Écoute-moi (en France) (titre original : Non ti muovere) est un film italo-espagnol de Sergio Castellitto sorti en 2004.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Longtemps hanté par le souvenir d'une liaison amoureuse passionnée qui s'est terminée en tragédie, le docteur Timoteo Rossi (Castellitto) est contraint de faire face à son passé, lorsqu'Angela, sa fille adolescente, tombe dans le coma après un accident qui a failli être mortel. Cette crise l'oblige à peser la valeur de la vie de sa fille et de la sienne propre. Cette étincelle nous ramène à sa liaison passée avec Italia (Cruz), une âme tendre mais brisée, qui travaille comme femme de chambre dans un hôtel, et avec laquelle Timoteo a mis en péril son mariage avec Elsa (Gerini), une belle journaliste. L'ignorance où elle est apparemment de la liaison de son mari, permet Timoteo de mener une double vie, jusqu'au moment où elle tombe enceinte, ce qui force son mari à faire un choix et à prendre une décision qui brisera son cœur et celui d'Italia. Toutefois, Angela (Perino), la lumière de sa vie, est née de cette histoire tragique, et c'est elle qui a rendu sa vie digne d'être vécue.

Résumé[modifier | modifier le code]

Âgée de quinze ans, la fille de Timoteo, victime d'un accident en cyclomoteur, a été transportée à l'hôpital où son père travaille comme chirurgien. Elle est sur la table d'opération et risque sa vie et, dans l'attente du résultat de l'opération, Timoteo qui n'a pas voulu y assister se montre à une fenêtre d'où il aperçoit une femme assise sous la pluie au centre d'un carrefour d'allées qui conduisent à la structure hospitalière. Dans cette femme, assise de dos et qui porte des chaussures rouges, Timoteo croit reconnaitre Italia, une jeune fille qu'il avait rencontrée il y a plus de quinze ans.

Dans son esprit Timoteo revoit la rencontre et imagine qu'il raconte à cette femme son histoire avec la jeune fille : par une après-midi très chaude d'été, son auto était tombée en panne et il était resté bloqué dans un faubourg de la banlieue romaine. Il s'était rendu alors dans un bar pour y attendre un garagiste qui cependant tardait à venir. Timoteo aurait voulu téléphoner pour avertir sa femme de son retard mais le téléphone public d'une cabine était cassé. Une jeune étrangère, Italia, qui l'avait vu en difficulté, l'avait invité chez elle pour téléphoner. Personne n'avait répondu à l'appel de Timoteo qui, accablé par la chaleur, était revenu au bar où la soif lui avait fait boire l'unique boisson fraîche disponible : quelques verres de vodka.

Revenu chez Italia pour lui demander de pouvoir encore se servir du téléphone, Timoteo, qui avait trop bu avait brutalement violé la fille avant d'être bouleversé de sa lâcheté et de la violence qu'il avait pu commettre.

Quelques jours plus tard il s'était rendu à nouveau chez Italia pour lui présenter ses excuses, mais au contraire il l'avait à nouveau prise par violence. C'est ainsi qu'il avait commencé une relation avec cette femme de banlieue d'origine albanaise, qui depuis toujours n'avait connu que la pauvreté et les violences de la part des hommes.

Malgré la façon purement sexuelle dont leur rapport avait commencé, Timoteo avait senti croitre en lui un sentiment sincère et toujours plus fort envers Italia : il s'était rendu compte qu'avec elle, grâce à son amour spontané et sincère, il pouvait être lui-même et ne pas se sentir gêné, comme cela lui arrivait en revanche lorsqu'il était avec Elsa, cette belle femme amoureuse et entièrement intégrée dans leur milieu bourgeois.

Alors qu'Italia, victime d'un malaise, s'était rendue à l'hôpital, où Timoteo travaillait, tous les deux avaient découvert qu'elle attendait un bébé. Au début Timoteo lui avait demandé d'avorter, mais ensuite, poussé par l'amour, il avait décidé d'accepter la naissance de l'enfant et de quitter Elsa pour passer sa vie avec Italia. Mais alors qu'il était sur le point de communiquer à sa femme sa décision, elle lui avait confié qu'elle-même était enceinte, ce qui avait convaincu Timoteo de ne pas parler de sa relation.

Au milieu de ces souvenirs, une amie infirmière sort de la salle d'opération et l'avertit que sa fille est en train de mourir d'un arrêt du cœur ; désespérément Timoteo pratique sur elle un massage cardiaque et le cœur se remet à battre : sa fille est hors de danger.

Timoteo recommence à penser à ce qui lui était arrivé ensuite avec Italia : persuadée d'avoir été abandonnée, elle avait finalement décidé d'avorter avec l'aide de quelques bohémiennes qui vivaient dans le faubourg et elle avait avoué à Timoteo que, lorsqu'elle était encore adolescente elle avait été l'objet de harcèlements sexuels de la part de son père. Expulsée de la maison en ruines où elle habitait et qui devait être abattue pour faire place au nouveau quartier en construction, la jeune femme avait décidé de retourner dans son pays natal accompagnée en auto par Timoteo qui lui avait avoué avoir eu une fille et ne pas avoir eu le courage de laisser sa femme.

Pendant le trajet, Italia avait eu une hémorragie interne, suite de l'avortement mal exécuté. Ils étaient arrivés dans un hôpital en construction où Timoteo avait essayé en vain de lui sauver la vie. Elle était morte dans la nuit et Timoteo avait chargé une agence de pompes funèbres de l'enterrer dans son pays.

Timoteo, que l'on revoit, s'aperçoit que la chaise sur laquelle s'asseyait Italia est maintenant vide. Il décide, comme pour remercier cette femme, de rapporter à l'endroit où elle était assise une chaussure rouge, que la jeune Italia avait perdue pendant son trajet vers l'hôpital le jour de sa mort, et que l'entreprise funèbre avait refusé de mettre dans le cercueil puisqu'il était fermé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]