Yvon Collin

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Yvon Collin
Image illustrative de l'article Yvon Collin
Fonctions
Sénateur du Tarn-et-Garonne
En fonction depuis le
(29 ans, 4 mois et 15 jours)
Élection
Réélection 24 septembre 1995
26 septembre 2004
28 septembre 2014
Groupe politique RDSE
Maire de Caussade

(18 ans, 11 mois et 26 jours)
Prédécesseur Jean Bonhomme
Successeur François Bonhomme
Président du MRG
Prédécesseur François Doubin
Successeur Émile Zuccarelli
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Montauban (Tarn-et-Garonne)
Nationalité Française
Parti politique MRG
PRG (dissident depuis 2015)
Profession Directeur de cabinet

Yvon Collin, né le à Montauban, est un homme politique français ancien président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).

Biographie[modifier | modifier le code]

Directeur de cabinet de formation, Yvon Collin est élu sénateur de Tarn-et-Garonne le , puis réélu le et le . Il est président du Mouvement des radicaux de gauche de 1988 à 1989. Il est élu président du groupe du RDSE en , fonction qu'il conserve jusqu'en 2011, date à laquelle il est battu par Jacques Mézard.

Maire de Caussade, il n'est pas réélu à la suite de la défaite de sa liste, le , face à la liste UMP, conduite par François Bonhomme.

En , Yvon Collin qualifie Martine Aubry de "candidate de substitution" après l'affaire DSK et affirme son soutien pour François Hollande[1], des propos qui ont été fortement condamnés par Jean-Michel Baylet, président du PRG[2].

En conflit avec Jean-Michel Baylet, il contribue en 2014 et 2015 à la perte par celui-ci de ses mandats de sénateur et de président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne. Entré en dissidence, il n'est plus affilié au PRG mais reste dans le groupe parlementaire RDSE[3].

Il parraine le candidat En marche ! Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[4].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Le bureau du Sénat a voté la levée de l'immunité parlementaire d'Yvon Collin, visé par une enquête pour corruption, le 15 avril 2015. Préalablement, le président de la Haute Assemblée, Gérard Larcher a rappelé que « le sénateur Collin avait lui-même demandé la levée de son immunité afin qu'il puisse s'exprimer sur les faits qui lui sont reprochés ». Le Sénat répond ainsi favorablement à la demande du parquet général de Lyon, où le dossier est instruit.

L'affaire remonte à la campagne des élections régionales de 2010. Yvon Collin est soupçonné d'avoir reçu cette année-là 40 000 euros d'un proche, et ce en échange de l'embauche du fils de ce dernier au conseil général.

Il est placé en garde à vue le 29 septembre 2015[5], puis remis en liberté le lendemain.

Le 3 novembre 2017, il est condamné à 2 ans de prison dont 1 avec sursis et à la confiscation de 40.000 euros, qu'il a perçu pour financer une campagne électorale en 2010. Il fait appel[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Retour de DSK "inimaginable" (PRG), Le Figaro/AFP, 6 juillet 2011
  2. Le PRG condamne les critiques d'Yvon Collin contre Martine Aubry, Le Parisien/AFP, 8 juillet 2011
  3. Jean-Luc Ferré, « Sénatoriales: Baylet, à quitte ou double », L'Express,‎ (lire en ligne)
  4. [1]
  5. Yvon Collin en garde à vue, Dépêche du Midi, 29/09/2015
  6. « Le sénateur Yvon Collin condamné à un an ferme pour trafic d'influence », sur www.lexpress.fr, (consulté le 3 novembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]