Xavier de Lesquen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lesquen.
Xavier de Lesquen
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
ToursVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Xavier François Louis Marie de Lesquen du Plessis-CassoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Flore de Lesquen (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata

Xavier de Lesquen est un essayiste, haut fonctionnaire et marin français né le à Tours.

Il est notamment connu pour appartenir au Conseil d'État et pour avoir dirigé Le Défi français pour la Coupe de l'America 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Lesquen.

Xavier François Louis Marie de Lesquen du Plessis-Casso est issu d’une ancienne famille de la noblesse bretonne. Il est le fils du général de brigade Bernard de Lesquen[1] et le frère du journaliste Bertrand de Lesquen.

Né à Tours, le [1], il épouse le la journaliste Flore Pelletrat de Borde[Note 1] ; de cette union naissent deux enfants[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à l'école Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, au lycée d’État de Djibouti, au collège des Cordeliers à Dinan, puis au Prytanée national militaire de La Flèche[1].

À l'issue des classes préparatoires, il intègre l'École navale en 1981. Il est également titulaire d'un diplôme d'études approfondies en économie[1],[2]. Il rejoint l'École nationale d'administration (ENA), dans la promotion Léon-Gambetta (1993).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dans la fonction publique[modifier | modifier le code]

Officier de pont sur la frégate Suffren en 1984-1985, il est ensuite nommé responsable du service informatique du bâtiment d'essais et de mesures Henri-Poincaré (BEM) jusqu'à son démantèlement en 1989. Il est alors nommé en 1990 au secrétariat général de la défense nationale (SGDN)[1].

Après l'ENA, il entre au Conseil d'État : auditeur de 1993 à 1996, il est nommé maître de requêtes en 1996[1].

En 1996, il est le corapporteur avec Nicolas Hénard de la mission parlementaire pour la coupe de l'America[3].

Xavier de Lesquen est mis en disponibilité du Conseil d'État, position qu'il réintègre le [4].

En 2009, Xavier de Lesquen est nommé président du conseil d'administration de l’École nationale de la voile et des sports nautiques (ENVSN), établissement public dépendant du ministère des Sports[5].

En mai 2011, Xavier de Lesquen est nommé alors rapporteur public à la section du contentieux du Conseil d'État, à la 2ème chambre puis, à partir d'octobre 2011, à la 6ème chambre.

En septembre 2011, dans des affaires "Commune de Saint-Denis (n°326492) et Commune de Pennes-Mirabeau" (n° 329904) du 26 octobre 2011, portées devant l'Assemblée du contentieux du Conseil d'État, il prononce des conclusions sur l'articulation entre le pouvoir de police générale de l’État et les pouvoirs de police spéciales confiées aux communes et « recommande au Conseil d’État d’affirmer qu’en matière d’implantation d’antennes relais « les décisions du maire ne peuvent se substituer à celles du ministère chargé des communications numériques et de l'Agence nationale des fréquences », ce qui provoque l'ire de certains médias[6],[7].

Dans le privé[modifier | modifier le code]

En 1998, Xavier de Lesquen est nommé directeur administratif et financier puis en 2000 directeur général de la société Yaka Franc[1], société destinée à porter un nouveau projet français pour la coupe de l'America[8], et dont il a participé au lancement avec Pascal Hérold, Luc Gellusseau et Pierre Mas.

En 2002, il prend la direction du Défi Areva, le défi français pour la coupe de l'America 2003. Il dirige la société Le Défi de 2005 à 2007[Note 2].

En 2002, Xavier de Lesquen est en première ligne pour justifier l'accord de financement avec la société Areva, accord qui a provoqué des remous, notamment chez Les Verts et Greenpeace[9].

Proposition de réforme de l’État[modifier | modifier le code]

Origine de la réflexion[modifier | modifier le code]

Durant la préparation de ces courses, Xavier de Lesquen séjourne en Nouvelle-Zélande — en famille — à deux reprises et découvre une fonction publique bien différente de celle qu'il connaissait. C'est au retour de ces séjours qu'il rédige son ouvrage État de choc, un pays sans fonctionnaires où il fait un historique de la fonction publique française et de son évolution : « J'ai bu à ce que la France produit de mieux, pratiqué ses meilleures écoles, passé ses plus beaux concours, connu ses palais pleins d'histoire »[10]. Par la suite, il est l'invité d'émissions où il expose sa thèse, proposant une redéfinition claire du rôle de l'État et une remise à plat du statut des fonctionnaires, conçu à la Libération et inadapté au monde moderne. En refusant toute évolution, le secteur public se crée ses propres problèmes qui empirent les blocages de la société française[11].

En 2011, Xavier de Lesquen donne une conférence à l'Institut français des sciences administratives (IFSA) où il expose son retour d'expérience en Nouvelle-Zélande[12].

Publication de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

En 2008, il publie chez Editea État de choc, un pays sans fonctionnaires, qui appelle plusieurs commentaires, notamment :

  • Commentaire de l'Administration : la direction générale de l'Administration et de la Fonction publique publie en septembre 2008 un commentaire sur l'ouvrage de Xavier de Lesquen : « Ce haut-fonctionnaire français (ENA et École navale puis Conseil d'État) a séjourné à deux reprises en Nouvelle Zélande pour organiser les défis français 6e sens et Areva lors de la Coupe de l'America, Il part chargé des poncifs français sur le rôle de l'État ou sur les méfaits de l'« ultralibéralisme ». La confrontation avec la réalité, le convainc des bienfaits du libéralisme et fait naître en lui l'amour de ce pays, l'un des plus libéraux depuis les réformes de Roger Douglas. L'auteur se base sur les réformes de la fonction publique menées en Nouvelle-Zélande, pour s'interroger sur le rôle des fonctionnaires, l'organisation des services publics et la place de l'Etat, en France. Il défend en particulier une réforme en profondeur de la fonction publique, passant, à l'image de la Nouvelle-Zélande, par une redéfinition claire du rôle de l'État et une remise à plat du statut des fonctionnaires, conçu à la Libération et qu'il estime inadapté au monde moderne »[13].
  • Commentaire de la fondation iFRAP : « Qui pourrait ainsi imaginer, en France, que des services publics de qualité, adaptés aux exigences de la société, puissent être délivrés sans aucun fonctionnaire ? C’est pourtant ce qu’a découvert Xavier de Lesquen au cours des deux années passées dans l’enfer ultra-libéral de la Nouvelle Zélande. Dans un livre agréable à lire, bien documenté et à l’ironie souvent mordante, il nous fait découvrir une vision des services publics aux antipodes de l’héritage français. […] »[14].
  • Commentaire en ligne de l'éditeur : « Il revient de l'enfer libéral ! Comment un haut fonctionnaire a-t-il pu passer deux ans dans un pays ultralibéral et aimer cela ? Xavier de Lesquen, de retour de Nouvelle-Zélande, bouscule les préjugés sur un vieux débat français : la place de l'État, l'organisation des services publics et le rôle des fonctionnaires. Ce récit enlevé et captivant nous transporte à la fois dans le temps avec un retour aux origines monarchiques de nos fonctionnaires et dans l'espace avec la découverte des ambitieuses réformes faite en Nouvelle-Zélande. Ce livre illustre l'immobilisme français à l'imagination et au dynamisme d'un pays qui a su adapte services publics aux réalités du XXIe siècle. […] De son expérience, il livre une analyse à la fois réfléchie et impertinente sur la France, pays où la fonction publique est reine, et la Nouvelle-Zélande, "enfer libéral" qui a su "dégraisser le mammouth..." »[15]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Xavier de Lesquen est chargé de cours à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne sur le thème « Les services publics “à la française” sont-ils un handicap pour la France ? »[16]. Il est par ailleurs professeur associé à l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC, Paris-XII) en droit public, avec une spécialité en droit de l'urbanisme.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • État de choc, un pays sans fonctionnaires, Paris, Editea, 2008, 224 p, (ISBN 2-35202-012-3).
  • Dynamiques du droit de l'urbanisme, coll. « Systèmes », Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 2018 (ISBN 978-2-275-05891-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En tant que journaliste, Flore de Borde est connue sous le nom de Flore de Lesquen, voir notamment sa fiche détaillée sur le réseau LinkedIn.
  2. Le bateau Sixième Sens atteint les demi-finales de la compétition en 2000 à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Yaka France rebaptisé Le Défi entame une seconde campagne pour la coupe de l'America. Ce sera Le Défi AREVA, qui ira jusqu'aux quarts de finale de la coupe de l'America 2003, toujours à Auckland. En 2005, Le Défi s'associe à des entrepreneurs chinois pour monter la première participation chinoise à la coupe de l'America. Le projet China Team est né. Il est entièrement géré par la société Le Défi, à qui le Qingdao International Yacht Club a délégué l'ensemble des opérations, en accord avec la Chinese Yachting Association, dépendant de la General Administration for Sport (équivalent au ministère français du sport). Le premier Class America chinois Longtze est construit à Dongwan en 2006 et court la 32e coupe de l'America en 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Who's Who in France, édition 2013, page 1384.
  2. « Xavier Du Plessis Casso de Lesquen », sur sciences-po.asso.fr.
  3. La documentation Française : Les Conditions de la réussite d’une participation française à la Coupe de l’America, avril 1996, [lire en ligne].
  4. Arrêté du 30 juillet 2007 portant maintien en disponibilité et réintégration (Conseil d’État).
  5. « Xavier de Lesquen du Plessis Casso nommé président du CA de l’École nationale de voile et des sports nautiques », sur le site du magazine L'Étudiant, (consulté le 9 mars 2016).
  6. Une antenne relais au Conseil d’État in Le Canard Enchaîné dans son édition du 12 octobre 2011, [lire en ligne].
  7. Le cas Xavier de Lesquen du Plessis Casso, rapporteur au Conseil d’État, 18 octobre 2011, [lire en ligne].
  8. « Le Défi français vise les demi-finales », sur le site du magazine Stratégies, (consulté le 9 mars 2016).
  9. « Xavier de Lesquen, directeur du Défi français « Ravi d'avoir Areva pour partenaire » », sur le site du quotidien Le Télégramme, (consulté le 9 mars 2016).
  10. Extrait de son ouvrage, page 8.
  11. « L'hôpital est-il en danger ? in l'émission Bouge la France de [[Pierre Sled]] » [vidéo], sur le site de la chaîne de télévision Public Sénat, (consulté le 9 mars 2016).
  12. « L’expérience de la Nouvelle Zélande (conférence de Xavier de Lesquen) », sur le site de l'Institut français des sciences administratives (IFSA), (consulté le 9 mars 2016).
  13. L'actualité documentaire de la direction générale de l'Administration et de la Fonction publique, numéro 10 du 29 septembre 2008, page 5, [lire en ligne].
  14. Julien Lamon, « Un énarque en terre "ultra-libérale" », sur le site de la Fondation iFRAP, (consulté le 9 mars 2016).
  15. Commentaire de l'éditeur, [lire en ligne].
  16. « OAFP 3400 - Les services publics "à la française" sont-ils un handicap pour la France », sur le site de l'Institut d'études politiques de Paris (consulté le 9 mars 2016).