XXIe siècle av. J.-C.

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Millénaires :

IVe millénaire av. J.‑C. • IIIe millénaire av. J.‑C. • IIe millénaire av. J.‑C.


Siècles :
XXIIe siècle av. J.-C. • XXIe siècle av. J.-C. • XXe siècle av. J.-C.


Décennies :

-2090-2080-2070-2060-2050
-2040-2030-2020-2010-2000

Voir aussi : Liste des siècles, Numération romaine


Évènements[modifier | modifier le code]

Figurine-clou de la fondation d’Amar-Sîn, roi d’Ur, représentant le roi portant la corbeille du constructeur, vers 2040 av. J.-C.
  • 2112-2004 av. J.-C.[2] : IIIe dynastie d’Ur[3]. Elle pousse loin la puissance administrative : un ensí, fonctionnaire nommé aux compétences civiles, se trouve à la tête des circonscriptions ; un shagin aux pouvoirs militaires étendus, coiffant souvent ceux de l’ensi ; à un niveau inférieur on trouve des gendarmes, des contrôleurs, des courriers, des chargés de mission qui circulent à travers tout l’empire sur ordre du palais, assurent la cohérence de la politique d’ensemble et la sécurité générale, renforcent la centralisation administrative au profit de la capitale et transmettent l’information. Une bureaucratie minutieuse et tatillonne gère, compte et contrôle toute cette administration qui s’occupe aussi bien de l’économie que de la guerre ou du service des dieux. Le poids d’une telle administration a sans doute contribué à l’écroulement de l’empire. La documentation de la IIIe dynastie d’Ur n’atteste pas l’existence d’une propriété privée mais au contraire une organisation étatique de la production agricole, image peut-être faussée parce que les textes proviennent de la gestion administrative de l’État et non d’archives privées. Cette documentation ne concerne pratiquement jamais les jardins et les palmeraies mais seulement les domaines céréaliers, exploités sous forme de grandes unités de production, même si des tenures de taille modeste sont concédées en guise de salaire. Toute une activité manufacturière se greffait sur le domaine[4].
  • 2100-2000 av. J.-C. : littérature brillante en langue sumérienne[5]. Version définitive de poèmes comme l’Exaltation d’Ishtar de Enheduanna ou l’Épopée de Gilgamesh.
  • 2100-1800 av. J.-C. : culture de Sintashta dans le nord de la steppe eurasienne[6].
  • Vers 2100-2000 av. J.-C. :
    • construction de la structure du double cercle de « pierres bleues » de la phase chalcolithique de Stonehenge, dans l'actuel Wessex en Angleterre (Stonehenge II)[7].
    • Shahr-e Sokhteh, la « cité brûlée » (à l'est de l'Iran) est abandonnée par ses habitants[8].
  • Vers 2100-1900 av. J.-C. : Minoen Ancien III en Crète[9]. Introduction de la métallurgie du bronze et du tour de potier[10]. Écriture hiéroglyphique[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John P. O'Neill, Egyptian Art in the Age of the Pyramids, Metropolitan Museum of Art, , 536 p. (ISBN 978-0-87099-907-9, présentation en ligne)
  2. Selon la chronologie moyenne qui place le règne d'Hammurabi entre 1792 et 1750
  3. Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, , 600 p. (ISBN 978-2-02-008632-5, présentation en ligne)
  4. Jean-Claude Margueron, Le Proche-Orient et l'Égypte antiques, Hachette Éducation Technique, , 416 p. (ISBN 978-2-01-140096-3, présentation en ligne)
  5. Yves Denis Papin, Chronologie de l'histoire ancienne, Éditions Jean-paul Gisserot, , 126 p. (ISBN 978-2-87747-346-0, présentation en ligne)
  6. (en) Bryan K. Hanks et Katheryn M. Linduff, Social Complexity in Prehistoric Eurasia : Monuments, Metals and Mobility, Cambridge, Cambridge University Press, , 417 p. (ISBN 978-0-521-51712-6, présentation en ligne)
  7. Marc Azéma et Laurent Brasier, Le beau livre de la préhistoire : De Toumaï à Lascaux 4, Dunod, , 420 p. (ISBN 978-2-10-075789-3, présentation en ligne)
  8. Richard C. Foltz, Iran in World History, Oxford University Press, , 168 p. (ISBN 978-0-19-933550-3, présentation en ligne)
  9. Demetrios Protopsaltis, An Encyclopedic Chronology of Greece and Its History, Xlibris Corporation, , 402 p. (ISBN 978-1-4691-3999-9, présentation en ligne)
  10. Jean Tulard, Histoire de la Crète, Que sais-je ?, , 128 p. (ISBN 978-2-13-065663-0, présentation en ligne)
  11. André Pichot, La naissance de la science : Grèce présocratique, vol. 2, Gallimard, , 480 p. (ISBN 978-2-07-253206-1, présentation en ligne)
  12. David N. Edwards, The Nubian Past : An Archaeology of Sudan, Routledge, , 360 p. (ISBN 978-1-134-20087-0, présentation en ligne)
  13. Nicolas Grimal, Histoire de l’Égypte ancienne, Fayard, , 602 p. (ISBN 978-2-213-64001-3, présentation en ligne)